Affaires gouvernementales
L’Ordre des urbanistes du Québec prend acte de l’adoption du projet de loi n° 22. S’il reconnaît des améliorations en matière d’efficacité administrative, il exprime des préoccupations à la suite de l’intégration dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme du pouvoir exceptionnel permettant de déroger aux règles d’urbanisme, et ce, sans encadrement suffisant. Il s’inquiète de cette pérennisation actée sans consultation, sans débat public ni sans évaluation rigoureuse des effets à long terme.
Retrouvez les différentes prises de parole à ce sujet de Nathalie Prud’homme, présidente de l’Ordre, sur Radio-Canada, ainsi que dans La Presse et Le Soleil.
Affaires publiques
L’Ordre a fait entendre sa voix dans l’espace public par le biais de trois lettres ouvertes :
Requalification du patrimoine bâti : Les huit cosignataires appellent à un changement de modèle de développement au Québec, en misant davantage sur la réutilisation, l’adaptation et la valorisation des bâtiments existants. Ils constatent que de nombreux édifices sont négligés, sous-utilisés ou en déclin, ce qui entraîne des pertes économiques, sociales et environnementales. Face à ces enjeux, ils soutiennent que la requalification du bâti existant, notamment patrimonial, doit devenir une priorité stratégique nationale.
Groupe tactique sur les infrastructures en eau liées au logement : L’urgence d’agir se manifeste face au vieillissement et au sous-financement des infrastructures en eau, qui fragilisent les réseaux et freinent la construction de logements. Une réforme du financement s’impose, passant notamment par une hausse des investissements, une tarification arrimée à la consommation d’eau (principe d’utilisateur-payeur) et la mise en place de nouveaux mécanismes de financement durables.
Projet de loi n° 5 : Récemment, l’Ordre, aux côtés de plusieurs experts et acteurs de la société civile, a tiré la sonnette d’alarme. Si l’objectif affiché du texte était d’accélérer la réalisation de projets jugés d’envergure et prioritaires pour le Québec, la méthode retenue comportait d’importants risques : contournement des lois, recul de la transparence et mise à l’écart d’une saine planification du territoire. Bien que le projet de loi soit depuis « mort au feuilleton », les enjeux qu’il soulevait restent d’actualité.