Il a mis de l’avant la nécessité d’une telle Convention en soulignant les failles de l’OMC (non-conciliation entre la libéralisation du commerce et les enjeux sociaux, la réciprocité des normes en agriculture, l’absence de définition formelle du terme « pays en développement » etc.).
Ces explications ont été bien accueillies.
Précarité alimentaire : un défi partagé
Le thème de la précarité alimentaire a également été abordé lors de cette assemblée de l’Académie. M. Groleau a constaté que ce problème touche de plus en plus de citoyens, en France comme au Québec et au Canada. 10 % des citoyens vivent à divers degrés des périodes de précarité alimentaire. La pandémie, l’inflation du prix des aliments, la pénurie de logements et l’augmentation du prix des loyers aggravent la situation.
Rencontres et observations sur l'agriculture française
M. Groleau a rencontré deux fonctionnaires français (MM. Alain Moulinier et Jean-Luc Angot) du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt, pour discuter de l’inclusion de la notion de souveraineté alimentaire dans le nom du ministère. Cet ajout, réalisé durant la pandémie, reflète une réelle préoccupation, y compris pour le secteur industriel en France.
M. Groleau a également observé que la France peine à maintenir sa position face à ses partenaires européens. L’agriculture française, composée d’une multitude de petites fermes, a du mal à suivre l’évolution technologique. Elle excelle sur les marchés de niche à forte valeur ajoutée, mais perd du terrain sur les marchés de volume. La France s’oppose d’ailleurs à l’accord avec le Mercosur négocié par l’Union européenne.
Ce séjour en France a donc été à la fois riche en honneurs et instructif sur l’état de l’agriculture et de la société française.