Sujet:  Infolettre janvier 2026-01 # 2-(CNV)

Bonjour ,

Aujourd'hui je vais te parler de la Communication Non Violente.

Pour moi, l’un des petits bonheurs de la vie est de regarder les petits enfants jouer, bouger, les observer découvrir ce nouveau monde. Ce n’est pas nouveau. Je me souviens lorsque Martin et Alexandre étaient petits, je pouvais passer des heures à ne rien faire d’autre que les regarder bouger, déambuler, les regarder dans leur apprentissage de la vie. J’étais profondément touché par cette simplicité, cette présence entière à l’instant présent. Je trouvais ça beau à l’époque… et je le trouve toujours aussi beau aujourd’hui.

Encore davantage, je dirais, depuis que j’ai écouté et lu sur la Communication Non Violente et sur la notion de l’enfant intérieur.

Ces deux apprentissages sont arrivés plus tard dans ma vie et m’ont permis de voir autrement ce que je pressentais déjà. Ils m’ont aidé à mettre des mots sur l’importance mais surtout de mieux comprendre la complexité qui se cachent dans la vie d’un jeune enfant, ainsi que l’impact immense que son entourage peut avoir sur l’adulte qu’il ou qu’elle deviendra.

Une étape importante dans ma vie à été lorsque j’ai croisé Marshall Rosenberg et la Communication Non-Violente. Quelques années après ma formation au CRAM comme Thérapeute en Relation d’Aide et ma pratique comme thérapeute en relation d’aide, l’arrivée de la CNV dans ma vie fut comme la cerise sur un sundae : un complément précieux et profondément cohérent avec mon cheminement antérieur. Je prends donc un moment pour vous en parler.

La Communication Non Violente a été développée par Marshall Rosenberg (1934-2015), psychologue américain, dans les années 1960. Il a d’abord créé des ateliers afin de transmettre cette manière de communiquer, fondée sur la conscience de soi, l’écoute et la bienveillance. La CNV est devenue véritablement connue du grand public avec la publication, en 1999, de son ouvrage majeur Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). Aujourd’hui, elle est pratiquée partout dans le monde.

Dès ma première lecture sur la CNV, j’ai ressenti une résonance particulière. Ces mots m’étaient familiers, comme s’ils exprimaient quelque chose que je connaissais déjà… mais autrement formulé. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai compris pourquoi.

Dame Colette Portelance, créatrice de l’ANDC/CRAM, et Marshall Rosenberg ont tous deux été profondément inspirés par les travaux et les enseignements de Carl Rogers (1902-1987), psychologue américain et figure majeure de la psychologie humaniste. Carl Rogers a transformé en profondeur la relation d’aide en plaçant la personne, et non la technique, au cœur du processus de transformation. Cette vision humaniste constitue le socle commun sur lequel reposent à la fois la CNV et l’ANDC. C’est ce même souffle que je retrouve dans la Communication Non Violente. Marshall Rosenberg était aussi un spécialiste de la résolution de conflits.

Pour rendre sa démarche accessible et vivante, il a imaginé deux personnages symboliques, représentés par des marionnettes : le chacal et la girafe.

C'est deux personnage représente respectivement, le mental, l'Égo pour le chacal et le cœur, la bienveillance pour la girafe.

Le langage du chacal est fait de critiques, de reproches, d’interprétations et de jugements. C’est une manière de parler qui amplifie les conflits… et parfois même les crée.

Le chacal hurle pour communiquer.

Le langage de la girafe parle autrement, elle est plus sociable, plus bienveillant.

Elle observe sans juger. Elle exprime ce qu’elle ressent sans rendre l’autre responsable.

C’est le langage du cœur. D’ailleurs, ce symbole n’a pas été choisi au hasard : la girafe est le mammifère terrestre qui possède le plus gros cœur. Un cœur suffisamment puissant pour faire circuler le sang jusqu’à son cerveau.

Une belle image pour rappeler que parler avec le cœur demande de la force, pas de la faiblesse.

🐺 Le parler chacal est un langage qui : juge et étiquette, pose des diagnostics, impose des exigences, manipule, fait du chantage, culpabilise.

Il installe un rapport de force et fait porter à l’autre la responsabilité de ses propres émotions.

Ce type de communication provoque presque toujours une réaction défensive chez l’autre : se soumettre, répliquer avec rudesse, lancer un regard chargé de colère, ou encore ruminer la remarque pendant des jours, parfois des semaines. Le chacal ne cherche pas la rencontre. Il cherche à avoir raison. C’est le langage du mental, de l’Égo

🦒 Le parler girafe nous invite à une autre posture. Un regard plus conscient, plus vulnérable, responsable… et entièrement humaine.

Le langage girafe ne cherche pas à gagner.

Il cherche à entrer en relation, à prendre soin de la relation.

Il ne nie pas le conflit, il ne l’évite pas, mais il ouvre un espace où chacun peut rester relié à soi… sans rompre le lien avec l’autre. C’est le langage du cœur, de l’Enfant Intérieur.

Le chacal et la girafe ne vivent pas seulement dans nos conversations.

Ils vivent à l’intérieur de nous aussi.

Ils apparaissent parfois avant même que nous ouvrions la bouche.

Par une pensée, par une réaction, par une tension dans le corps.

La suite dans le prochain numéro…

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