Soutenir les élèves plurilingues apprenants du français avec « Lire un jour, lire toujours! » Cette infolettre met en lumière comment Lire un jour, lire toujours! a été élaboré en tenant compte d’un principe directeur : la diversité culturelle et linguistique des élèves. Les groupes-classes des écoles de langue française de l’Ontario sont aujourd’hui hétérogènes, et plusieurs élèves disposent de répertoires linguistiques variés. Dans ce contexte, le programme propose des pratiques qui dépassent une approche strictement monolingue, en autorisant les élèves, au besoin et sans l’imposer, à prendre appui sur leurs connaissances linguistiques antérieures comme levier pour apprendre le français. La Note Politique/Programmes 172 demeure un repère utile, sans être le prétexte de l’infolettre, parce qu’elle rappelle l’importance d’un enseignement inclusif et sensible à la diversité linguistique et culturelle pour répondre aux besoins des élèves apprenants du français et nouvellement arrivés. Accéder à Lire un jour, lire toujours! | L’essentiel à retenir - une approche plurilingue ne demande pas de connaître toutes les langues des élèves; elle autorise des appuis ponctuels sur la langue première comme levier d’apprentissage.
- les allers-retours entre les langues sont bénéfiques : le sens peut être commun, même si les mots se disent et s’écrivent différemment.
- apprendre le français comme langue additionnelle implique un nouveau répertoire phonologique, des normes scolaires parfois nouvelles et un risque de surcharge cognitive; la sensibilité aux accents et aux prononciations fait partie de l’accompagnement.
- les fiches pédagogiques et d'activités s’inscrivent dans une pédagogie sensible et adaptée à la culture et valorisent des médias culturels (littérature jeunesse, comptines, chansons), avec une attention particulière au vocabulaire.
| POURQUOI UNE APPROCHE PLURILINGUE DANS L’ENSEIGNEMENT DE LA LECTURE Les élèves des familles plurilingues détiennent des connaissances dans leur langue (ou leurs langues). En autorisant l’élève à s’appuyer sur ces connaissances, sans lui imposer de le faire, il devient possible de construire des liens : un même concept peut être compris à travers des mots différents selon la langue. Cette posture rend l’enseignement plus inclusif et favorise l’acquisition du français, tout en respectant les identités linguistiques des élèves. Permettre aux élèves d’échanger, de comparer et de s’exprimer dans leur langue première, c’est leur offrir un espace sécurisant où ils peuvent ancrer leur pensée. Cette reconnaissance de leur identité linguistique renforce leur confiance en communication orale, favorise leur engagement et soutient le développement de compétences transférables dans toutes les langues. | En d’autres mots : coconstruire un référentiel linguistique de classe L’annexe « en d’autres mots » sert à coconstruire, avec les élèves, un référentiel linguistique pour la salle de classe. Elle permet de créer une banque de mots et d’expressions provenant des langues que les élèves connaissent (y compris des langues autochtones), afin de valoriser les répertoires linguistiques, enrichir le vocabulaire et soutenir une pédagogie sensible et adaptée à la culture. Comment l’utiliser (3 étapes) - choisir un mot-clé lié à une lecture, une comptine, une chanson ou une situation de classe (émotion, valeur, mot de vocabulaire);
- coconstruire l’entrée avec les élèves qui le souhaitent en consignant ensemble le mot, la prononciation, la signification et la langue;
- réinvestir le référentiel pendant les lectures, discussions et activités d’écriture (préciser le sens, faire des liens entre les langues, choisir le mot le plus précis).
Rappel : L’annexe rappelle l’importance de reconnaître les langues des Premières Nations, des Métis et des Inuit comme vivantes, de tenir compte des dialectes et, au besoin, de s’appuyer sur des ressources et organismes locaux. Ouvrir Annexe « En d'autres mots » | Le savais-tu ? de courtes amorces pour valoriser les langues et les cultures Dans les fiches d’activités de Lire un jour, lire toujours!, la rubrique « le savais-tu ? » sert d’amorce pour valoriser les répertoires linguistiques des élèves et soutenir une pédagogie sensible et adaptée à la culture. Elle crée des occasions simples de faire des liens entre le français et d’autres langues, de reconnaître la diversité linguistique, et d’ancrer les apprentissages dans des repères culturels signifiants. Exemples de ce que ces rubriques mettent en valeur : - langues parlées et écrites : certaines rubriques rappellent que les langues peuvent partager un alphabet (p. ex., anglais, espagnol, italien) ou utiliser d’autres systèmes d’écriture; cela permet d’aborder le sens de l’écriture : écrire, c’est garder une trace et transmettre du sens, au-delà du moment présent, selon des conventions propres à chaque langue;
- langue des signes : certaines capsules invitent à reconnaître la langue des signes québécoise (LSQ), à la nommer comme une langue à part entière et à rappeler que, pour certaines personnes, la communication passe d’abord par une langue visuelle;
- Premières Nations, Métis et Inuit : plusieurs capsules proposent des repères culturels (tradition orale, inventions, façons de nommer, liens au territoire, savoirs et coutumes);
- mots dans d’autres langues : certaines rubriques introduisent des mots en d’autres langues (p. ex., inuktitut) et leur signification.
Voir «Fiches d'activités» | Classes des maîtres - en rediffusion Les classes des maîtres suivantes - en rediffusion - apportent un regard supplémentaire sur les stratégies permettant de soutenir les élèves plurilingues apprenants du français : - Une conversation sur les approches plurilingues pour soutenir tous les élèves dans leur apprentissage - avec Joël Thibeault
- Prendre en compte les besoins socioscolaires des élèves ayant des troubles langagiers - avec Carole Fleuret
| Passer à l’action cette semaine - choisir une fiche et planifier l’usage du « le savais-tu ? » sur une courte durée, en précisant l’intention et le questionnement aux élèves;
- introduire une petite routine plurilingue simple (p. ex., s’appuyer sur une autre langue pour clarifier le sens, puis revenir au français);
- démarrer un référentiel linguistique coconstruit en salle de classe avec l’annexe « en d’autres mots » en ajoutant 3 à 5 entrées liées aux lectures et activités de la semaine.
| Le Consortium Centre Jules-Léger est heureux de vous inviter à une nouvelle séance de la Classe des maîtres, une série de formations gratuites sur des enjeux clés en éducation spécialisée. Date : 30 avril 2026, à 15 h Sujet : Repenser l’enseignement explicite à la lumière de l’autorégulation : proposition d’un modèle circulaire. Conférencier : Stéphane Beaulne Public cible : directions d’établissement, enseignants, conseillers pédagogiques, enseignants spécialisés et autres professionnels de l’éducation Lien pour y accéder | © Consortium Centre Jules-Léger, 2026 Vous recevez cette infolettre parce que vous faites partie de la liste de distribution de Lire un jour, lire toujours! | | | | |