Sujet:  Infolettre janvier 2026 # 3

Bonjour ,

Aujourd’hui, le sujet porte sur le déclencheur (1de2).

Mais avant de commencer, je tiens à dire un grand merci à toutes celles et ceux qui m’ont envoyé un mot à la suite de la dernière infolettre.

Ces messages, qu’ils prennent la forme de commentaires ou de suggestions de thèmes, me touchent profondément. Ils ne me laissent pas indifférent, bien au contraire.

Il fut un temps où j’aurais simplement dit merci, sans aller plus loin. Aujourd’hui, je peux nommer à quel point cela me rejoint. Vos retours nourrissent mon besoin d’être vu et reconnu, et prennent soin d’une blessure ancienne : ce doute, longtemps présent en moi, d’être aimable. Une blessure liée au complexe d’infériorité développé au cours de mon enfance et de mon adolescence (tel que vu dans le CVR).

Je vous rassure : tout cela est bien conscient et bien géré. Pour celles et ceux qui ont suivi le cours Vivre en relation, vous comprendrez le sens de mon propos. Pour les autres, je vous invite à découvrir l’ouvrage de Dame Colette Portelance, «Relation d’aide et amour de soi», qui éclaire magnifiquement ces enjeux.

Comme je le disais, j’aime lire vos commentaires, quels qu’ils soient. S’il y a un ou des sujets qui vous interpellent plus particulièrement, n’hésitez pas à me les partager. D'ailleurs, j’ai déjà reçu de belles propositions qui seront abordées prochainement.

Osez. Suivez votre intuition.

Et laissez parler la girafe en vous 🦒💚

Alors, aujourd’hui le sujet est le déclencheur. Je reviendrai dans une autre infolettre sur la suite de la Communication Non Violente.

Qu’est-ce qu’un déclencheur ?

Et bien comme le mentionnait si bien une lectrice dans son commentaire :

« C’est un bon rappel la communication non violente et difficile à maîtriser lorsque je me sens provoquée… »

Tout à fait exact, c’est exactement cela!

Un déclencheur apparaît lorsque je me sens provoqué, ou lorsque les paroles de l’autre viennent réveiller en moi mon chacal. Cela se produit souvent à mon insu, de façon automatique, sans que je l’aie demandé… et bien souvent inconsciemment. À ce moment-là, ma réponse devient réflexe. Elle surgit rapidement spontanément, souvent sans réelle conséquence extérieure, mais est toujours, toujours liée à une émotion en moi (bien souvent silencieuse). Une émotion qui cherche à se dire, même si elle emprunte souvent un langage maladroit.

Il existe deux sortes de déclencheurs :

Le déclencheur joyeux et le déclencheur triste.

Voici un exemple simple pour illustrer cette différence.

Le déclencheur joyeux

C’est samedi matin. Je me lève, je regarde par la fenêtre et le soleil est beau et radieux. Immédiatement, un sourire s’installe sur mon visage. Mon énergie change et je commence spontanément à planifier ma journée en fonction d’activités liées au beau temps.

Le déclencheur triste

Même samedi matin. Je me lève, je regarde par la fenêtre et il fait un temps de chien, couvert, pluvieux. Cette fois, pas de sourire. L’ambiance est plus lourde, moins invitante, et je planifie ma journée autrement.

Dans les deux cas, le même déclencheur : la météo.

Ce qui change, c’est ce que cela vient activer en moi une émotion agréable ou désagréable et la manière dont je réagis ensuite.

Cette distinction me rappelle que le déclencheur n’est pas en soi positif ou négatif. Il devient joyeux ou triste selon l’émotion qu’il éveille à l’intérieur de moi. Dans cet exemple, le déclencheur météo peut facilement être remplacé par une personne : un conjoint ou une conjointe, un voisin ou une voisine, un enfant, un collègue de travail, et bien d’autres encore.

Parce que les déclencheurs joyeux se vivent plutôt bien et sans difficulté, ce sont les déclencheurs tristes qui me demandent le plus de présence, et c’est à eux que je m’attarderai maintenant.

Cette distinction me rappelle aussi quelque chose d’essentiel : l’importance de détourner mon regard du déclencheur pour le tourner vers moi.

Plutôt que de rester fixé sur ce que l’autre dit ou fait, je suis invité à revenir à ce qui se passe à l’intérieur de moi: mes émotions, mes besoins, mon ressenti du moment et en reconnaitre la légitimité.

Ce déplacement du regard change profondément la dynamique. Il m’aide à reprendre ma responsabilité émotionnelle, à m’accueillir avec plus de douceur et à offrir à mon enfant intérieur l’écoute et la sécurité dont il a peut-être manqué autrefois. C’est souvent à partir de là que mon chacal peut s’apaiser… et que ma girafe peut tranquillement reprendre sa place.

 

La suite dans un prochain numéro…

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