L'infolettre | Édition Mai 2026

L’équipe relais-éclaireurs s’agrandit!

Le 4 mai dernier, Marianne Marion, travailleuse sociale, nous a rejoints à titre d’A.R.H. Elle couvrira majoritairement le nord de Lanaudière.

Bonjour à tous et toutes! Je suis à l’emploi du CISSS de Lanaudière depuis 2013. Je suis également une personne très impliquée dans sa communauté. J’ai hâte de collaborer avec les éclaireurs actuels et à venir! Au plaisir.

 

 

Les problèmes de dépendance ne concernent pas uniquement la consommation de substances psychoactives ?

Le Plan d’action interministériel en dépendance 2018-2028 vise à prévenir, réduire et traiter les conséquences associées à la consommation de substances psychoactives, mais aussi à la pratique des jeux de hasard et d’argent ainsi qu’à l’utilisation d’Internet.

Au Québec comme au Canada, l’alcool demeure de loin la substance psychoactive la plus consommée (Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, 2017). Parmi les autres substances, on retrouve notamment le cannabis, les amphétamines, la cocaïne, les méthamphétamines, l’ecstasy, les hallucinogènes (PCP, LSD, champignons), la kétamine, les médicaments non prescrits et les solvants.

En ce qui concerne les jeux de hasard et d’argent, une enquête publiée en 2014 (Kairouz, Nadeau et Robillard, 2014) révèle que 1,4 % de la population québécoise âgée de 18 ans et plus présente un risque modéré, tandis que 0,4 % correspond à des joueurs pathologiques probables. Selon Statistique Canada, la population du Québec était estimée à 9 033 887 personnes au 1er janvier 2026. Cela représente plus de 126 000 personnes à risque modéré et plus de 36 000 joueurs pathologiques probables. Des chiffres qui portent à réflexion !

Quant à la cyberdépendance, étant donné qu’il s’agit d’un phénomène relativement récent et qu’il n’existe pas encore de critères diagnostiques clairement établis, il demeure difficile d’en évaluer précisément la prévalence. Toutefois, il est essentiel de ne pas banaliser cette forme de dépendance, puisqu’elle peut entraîner plusieurs conséquences négatives pour les personnes qui en souffrent.

Afin de prévenir l’apparition de problèmes de dépendance ou d’en atténuer les impacts, il est essentiel de miser sur la promotion de la santé globale ainsi que sur le développement sain des personnes et des milieux de vie. Ce sont des valeurs que nous prônons au sein de l’équipe relais‑éclaireurs et que nous encourageons auprès de nos éclaireurs.

Source : https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2018/18-804-02W.pdf 

Uniatox est un organisme communautaire dédié au soutien des personnes vivant des difficultés liées à la consommation et à leurs proches. Implanté dans la communauté depuis plusieurs années, l’organisme se distingue par son approche humaine, accessible et centrée sur les besoins réels des individus et des familles. Il est dédié aux citoyens et citoyennes du sud de Lanaudière.

Pour en savoir plus

Uniatox agit comme un milieu d’aide, de prévention et d’accompagnement, en offrant des services variés qui favorisent la réinsertion, la stabilité et le mieux‑être. L’organisme joue un rôle essentiel dans la région en soutenant les jeunes, les adultes et les familles confrontés à des enjeux de dépendance ou à des situations de vulnérabilité.

La mission d’Uniatox est d’offrir un accompagnement professionnel, bienveillant et confidentiel aux personnes touchées par la consommation ou par des comportements à risque, tout en contribuant à la prévention et à la réduction des méfaits dans la communauté.

L’organisme vise à :

  • soutenir les personnes dans leur démarche de changement ou de stabilisation;

  • offrir un espace sécurisant pour comprendre, réfléchir et agir;

  • prévenir la rechute et favoriser la réinsertion sociale;

  • accompagner les familles et les proches afin de réduire l’isolement et renforcer les capacités d’adaptation;

  • contribuer à la santé globale de la communauté par des actions de sensibilisation et de prévention.

Services offerts

Les services d’Uniatox s’adressent aux jeunes, aux adultes et aux familles. Ils sont gratuits, confidentiels et adaptés aux besoins de chacun.

🔹 Intervention individuelle et familiale

Accompagnement personnalisé pour les personnes vivant des difficultés liées à la consommation ou à des comportements problématiques. Soutien offert également aux proches.

🔹 Réinsertion et prévention de la rechute

Programmes structurés visant à soutenir la stabilité, renforcer les acquis et prévenir les retours en arrière.

🔹 Services à la communauté

Activités de sensibilisation, ateliers, conférences et actions communautaires pour promouvoir la santé et prévenir les comportements à risque.

🔹 Programme d’intervention et d’animation

Activités éducatives et de groupe destinées aux jeunes et aux adultes, favorisant l’expression, la réflexion et le développement de compétences personnelles et sociales.

🔹 Activités spéciales et événements

Organisation d’événements communautaires, campagnes de sensibilisation et activités de mobilisation, comme Uniatox en fête.

Le Réseau est un organisme communautaire autonome actif depuis 1982 dans le nord de la région de Lanaudière. Il œuvre auprès de diverses clientèles afin d’informer, de prévenir et de sensibiliser la population aux enjeux liés à la consommation de substances psychoactives. Reconnu pour son approche humaine et accessible, l’organisme accompagne autant les jeunes que les adultes dans leurs démarches de mieux‑être, tout en soutenant la communauté par des actions de prévention et d’éducation.

Pour en savoir plus

La mission du Réseau est de contribuer à la santé et à la sécurité de la population en agissant sur trois axes complémentaires :

  • Prévenir la consommation problématique de substances psychoactives;

  • Soutenir les personnes ayant vécu une problématique d’usage dans leur démarche de réinsertion sociale;

  • Accompagner les individus dans la prévention de la rechute, en renforçant leurs connaissances, leurs compétences et leur compréhension de leur propre situation.

L’organisme vise ainsi à réduire les risques, favoriser l’autonomie et améliorer la qualité de vie des personnes et des familles touchées.

 

Services offerts

Les services du Réseau sont gratuits, confidentiels et adaptés aux besoins des clientèles desservies. Ils s’articulent autour de trois volets principaux.

🔹 Prévention des dépendances

Actions éducatives et préventives destinées à différentes clientèles afin de réduire les risques associés à la consommation de substances psychoactives. Ces interventions visent à informer, sensibiliser et outiller les jeunes, les adultes et les milieux communautaires.

🔹 Réinsertion sociale

Accompagnement personnalisé pour les adultes ayant vécu une problématique d’usage. La démarche vise à soutenir la personne dans sa réintégration sociale et familiale, en s’appuyant sur les connaissances et les compétences développées avec l’équipe du Réseau.

🔹 Prévention de la rechute

Programme structuré permettant aux personnes dépendantes d’améliorer leur compréhension de leur situation, de renforcer leurs habiletés et de consolider leurs acquis afin de maintenir leur stabilité.

Le Centre de réadaptation en dépendances (CRD) du CISSS de Lanaudière

Le CRD a pour mission d'aider la personne à retrouver un équilibre physique, psychologique et social et reprendre du pouvoir sur sa vie… sans l’aide du psychotrope.

Utilisant l'approche de réduction des méfaits. Une approche d’intervention qui vise à réduire les conséquences néfastes de comportements considérés à risque ou jugés socialement problématiques chez une personne. Plutôt que de contraindre ou d’interdire, l’approche consiste à accompagner la personne “là où elle se trouve” pour limiter l’impact négatif de ses pratiques et contribuer ainsi à améliorer sa qualité de vie.**

2 points de services

•Repentigny (MRC L’Assomption et MRC des Moulins)

•1 point de chute à Terrebonne

•Joliette (MRC Joliette, Autray, Montcalm, Matawinie)

3 points de chute dans le nord de Lanaudière

Pour en savoir plus

Savons-nous faire la différence entre cyberdépendance et usage excessif d'écrans? 

La dépendance aux écrans : un phénomène universel

La présence des écrans dans nos vies n’a jamais été aussi forte. Téléphones intelligents, tablettes, ordinateurs, télévisions, montres connectées : ils nous accompagnent du réveil au coucher. Cette omniprésence transforme nos habitudes, nos relations et même notre façon de penser. Aujourd’hui, aucune tranche d’âge n’est épargnée : des bébés qui manipulent une tablette avant de savoir parler, jusqu’aux personnes âgées qui utilisent les écrans pour rester connectées à leurs proches.

Dans un premier temps, il est important de savoir qu’il n’existe pas de consensus scientifique sur ce qu’on appelle la cyberdépendance. La durée élevée d'utilisation des écrans n'indique pas forcément une dépendance.

Quelques questions à se poser

  • La personne a une préoccupation démesurée par rapport aux écrans et ne pense qu’à ça? Entretient-il.elle des pensées obsessionnelles? Peut-il.elle délaisser ses autres centres d’intérêt, ses amitiés, sa famille, ses devoirs ou son travail?

  • La personne fait un usage excessif des écrans pouvant mener à une perte de contrôle, tente de changer son comportement, de contrôler son usage, se fait des promesses de changer, mais n’y parvient pas?

  • La personne éprouve des problèmes dans une ou plusieurs sphères de sa vie? Il.elle peut par exemple vivre des conséquences fonctionnelles comme négliger son sommeil, son hygiène, son alimentation, etc.

  • La personne vit une très grande souffrance? Est-ce qu’il.elle ne subit pas seulement des désagréments en lien avec les écrans, mais se sent également envahi.e par son comportement.

Les professionnels de la santé peuvent dire s’il s’agit vraiment de cyberdépendance. Si vous avez des doutes, il vaut mieux consulter plutôt que de rester inquiet.

Source : tel-jeunes

Et si on parlait d'Équilibre numérique... 

L’objectif n’est pas d’éliminer les écrans de notre vie, mais de prendre conscience de la place qu’on leur accorde.

Les écrans font partie de notre quotidien et peuvent nous apporter des bienfaits, mais quand ils sont utilisés de façon excessive ou inadaptée, ils peuvent être liés à certains méfaits, particulièrement chez les jeunes qui sont plus à risque. En collaboration avec un comité d’experts et un vaste réseau d’appuis, PAUSE se veut la référence éclairante pour aider les Québécoises et les Québécois à mieux composer avec la réalité hyperconnectée. 

1. Le temps d’écran

Vérifier ses réseaux sociaux chaque jour, écouter Netflix tous les soirs, jouer à des jeux sur la tablette familiale, en plus d’utiliser l’ordinateur pour le travail ou l’école…On ne compte plus le temps passé devant nos écrans!

Le temps d’écran peut être divisé en deux catégories :

  • le temps pour des obligations professionnelles ou scolaires;
  • le temps à des fins récréatives ou de loisir.

2. Le contenu des écrans

  • présentent plus de bienfaits, c’est-à-dire des contenus éducatifs, rassembleurs ou interactifs (par exemple les tutoriels vidéo, les films écoutés en famille, les groupes Facebook d’études ou de soutien, les applications dédiées à la création de contenu original)?
     
  • présentent plus de risques, c’est-à-dire des contenus qui nous isolent, qui utilisent une approche de jeu de hasard et d’argent, qui sont à caractère violent, qui diffusent des publicités, qui ne sont pas adaptés à l’âge de vos enfants (par exemple certains jeux vidéo, certaines chaînes de vidéos écoutées en streaming, les fils d’actualité des réseaux sociaux comme Facebook et Instagram)?
     
  • sont de type «Calories vides numériques», c’est-à-dire que nous consommons de façon passive (par exemple faire du visionnement en rafale, multiplier les visionnements de vidéos de chats sur YouTube)?

L’objectif est de privilégier des contenus qui nous apportent quelque chose de positif ainsi que des avantages; bref, d’augmenter notre bien-être numérique.

3. Les moments d’utilisation des écrans

Il y a des moments pour regarder les écrans et d’autres moments où ce geste de connexion peut devenir une barrière qui nous coupe de notre environnement extérieur et des gens autour.

Les moments d’utilisation peuvent être divisés en deux catégories. En général, est-ce que les moments où les membres de votre famille utilisent les écrans sont :

  • appropriés (par exemple pendant le temps dédié au travail ou aux études en ligne, après le souper, lorsque ça n’interfère pas avec d’autres activités, etc.)?
  • inappropriés (par exemple lors d’un repas en famille, au milieu d’une conversation avec une amie ou un ami, pendant le temps dédié au travail ou aux études qui ne se passe pas en ligne, lorsque vous êtes censé faire autre chose, lors d’une réunion où on se doit de porter attention à ce qui est dit, lors des moments sans écran en famille, etc.)?

L’objectif est de diminuer notre utilisation des écrans lors des moments inappropriés; bref, de profiter pleinement des moments déconnectés.

Pour en savoir plus

Plusieurs outils de détection pour la dépendance

Les outils de détection de dépendance sont des questionnaires standardisés utilisés pour évaluer la consommation problématique d'alcool, de drogues ou l'utilisation d'Internet. Les principaux outils québécois incluent le DÉBA-SPA (adultes), DEP-ADO (adolescents) et le LIE-BET (jeu pathologique). Ces instruments évaluent le besoin d'aide pour une intervention précoce. 

Outils de détection (Substances et comportements)

  • DÉBA-SPA/I/JHA (Dépistage/Évaluation du besoin d'aide) : Outil pour adultes classifiant la gravité des problèmes liés aux substances, à l'internet et aux jeux de hasard.
  • DEP-ADO : Questionnaire (27 items) pour évaluer la consommation d'alcool et de drogues chez les 12-17 ans, souvent utilisé pour identifier une consommation "feu rouge".
  • AUDIT & DAST : Questionnaires validés pour l'alcool (AUDIT) et les drogues (DAST).
  • DÉBA-Internet : Dépistage de la cyberdépendance pour adolescents et adultes. 

Ressources de détection (Cyberdépendance)

  • Questionnaire IAT (Internet Addiction Test) : Évalue la dépendance à la technologie.
  • Recherche de ressources : Le site e-santementale.ca offre des questionnaires de dépistage en ligne. 

Pour en savoir plus

 

Portail Votre santé 

Le portail Votre Santé est maintenant accessible aux citoyens et citoyennes de Lanaudière n’ayant pas de médecin de famille.

Le portail Votre santé est la nouvelle plateforme numérique mise en place par le gouvernement du Québec pour faciliter l’accès aux services de santé. Accessible à l’adresse votre.sante.quebec, ce portail centralise plusieurs services essentiels afin d’offrir aux citoyens une expérience plus simple, plus rapide et plus transparente.

Grâce à Votre santé, il est désormais possible de consulter ses informations médicales, de gérer ses rendez‑vous, de suivre l’évolution de certaines demandes et d’accéder à des services en ligne sans avoir à téléphoner ou se déplacer. Cette modernisation vise à réduire les délais, alléger les démarches administratives et améliorer la continuité des soins.

Un changement important accompagne le déploiement du portail : Votre santé remplacera progressivement le Guichet d’accès à la première ligne (GAP), auparavant accessible via le 811 option 3. Les usagers pourront donc soumettre leurs demandes de services non urgents directement en ligne, ce qui permettra une prise en charge plus efficace et une meilleure coordination avec les équipes de soins.

En centralisant les services et en offrant une interface conviviale, Votre santé représente une étape majeure dans la transformation numérique du réseau québécois de la santé. Ce portail deviendra la porte d’entrée privilégiée pour accéder aux soins de première ligne et suivre son parcours de santé de manière autonome et sécurisée.

***Votre Santé est offert en projet pilote dans certaines régions aux personnes ayant un numéro d’assurance maladie. Cette étape pilote permet d’améliorer le service avant son déploiement à l’ensemble du Québec.

Portail Votre santé

Midi-conférence

On vous offre un midi-conférence sur la Lutte à la maltraitance envers les ainé(e)s et personnes majeures vulnérables. Une chance unique d'entendre Karine Boutin, Agente de planification, de programmation et de recherche en lutte à la maltraitance envers les ainé(e)s et personnes majeures vulnérables au CISSS de Lanaudière.   

Elle démystifiera qu'est-ce que la maltraitance, les actions que nous pouvons poser si nous pensons qu'une personne de notre entourage est victime de maltraitance ainsi que les ressources. 

Les midis-conférences sont ouverts à tous et à toutes, alors n'hésitez pas à partager le lien!

Quand? :  16 juin 2026, de 12 h à 13 h.

Où? :  En ligne, via TEAMS.

Rejoindre la rencontre

Numéro de réunion : 260 951 972 147 303

Code secret : Re9C5Qt9