Mot du président Robert Leduc La Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes aînées Le 15 juin prochain, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes aînées, j’invite chacun et chacune à prendre un moment pour penser aux personnes aînées qui nous entourent. Derrière cette journée de sensibilisation, il y a surtout un appel à la vigilance, à la bienveillance et à la solidarité. | | Dans les dernières semaines, un article de La Presse intitulé « Quand l’ennui mène des aînés à la faillite » nous a rappelé une réalité troublante : la solitude peut fragiliser profondément les personnes aînées, au point de les rendre plus vulnérables à la fraude, à l’endettement et à d’autres formes d’exploitation. Ce qui frappe dans ce reportage, ce n’est pas seulement l’ampleur des pertes financières, mais surtout la détresse humaine qui se cache derrière ces situations. Lorsqu’une personne se sent seule, isolée ou oubliée, elle devient plus vulnérable. Un appel, une visite, un repas partagé, une activité ou une simple marque d’attention peuvent parfois faire toute la différence. La maltraitance ne commence pas toujours par des gestes visibles ; elle peut aussi prendre racine dans l’indifférence, dans l’isolement ou dans le silence. À la TCARO, nous avons la conviction que vieillir doit se faire dans le respect, la dignité et la sécurité. Notre mission nous amène à travailler avec nos partenaires pour faire entendre la voix des aînés, mieux comprendre leurs réalités et contribuer à améliorer leurs conditions de vie en Outaouais. Cette responsabilité collective nous concerne tous : les familles, les organismes, les proches, les citoyens et les milieux de vie. En cette journée importante, je souhaite saluer l’engagement de toutes les personnes qui, jour après jour, posent des gestes concrets pour briser l’isolement et prévenir la maltraitance. C’est souvent dans la proximité, l’écoute et le respect que se construit la meilleure des protections. Ensemble, continuons à bâtir une communauté où nos aînés se sentent vus, entendus et accompagnés. C’est ainsi que nous leur témoignons la reconnaissance et la place qu’ils méritent pleinement. À l’occasion de la Journée internationale pour contrer la maltraitance, une question mérite réflexion : l’indifférence constitue-t-elle une forme de maltraitance ? Récemment, lors d’un échange avec une connaissance dans mon immeuble, nous avons abordé la différence entre la solitude et le fait d’être seul — deux réalités bien distinctes. Au fil de la conversation, il m’a confié que ce qu’il trouvait le plus difficile à vivre n’était pas tant la solitude que l’indifférence des autres. Nous semblons avoir perdu certains gestes simples du vivre-ensemble. Prendre le temps de saluer, dire bonjour, reconnaître la présence de l’autre — ces gestes relèvent du civisme et ne supposent en rien un engagement au-delà du moment présent. Pourtant, leur absence contribue à un sentiment d’isolement bien réel. Nous nous sommes rappelé que Gilbert Bécaud, dès 1972, dénonçait déjà ce phénomène dans sa chanson L’indifférence, évoquant une force silencieuse qui « détruit le monde » et « tue à petits coups ». Plus de cinquante ans plus tard, il est légitime de se demander ce que notre société a réellement mis en place pour contrer cette indifférence. Peut-être que la première réponse réside dans des gestes simples, accessibles à tous, mais porteurs de sens | La journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées 2026 La Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées a lieu chaque année le 15 juin. Établie officiellement par les Nations Unies, elle vise à dénoncer les abus sous toutes leurs formes (physiques, psychologiques, financières ou négligence) et à promouvoir des milieux de vie sécuritaires et respectueux. Le thème retenu pour l'édition 2026 est « Au-delà de la sensibilisation : faire fonctionner la prévention de la maltraitance des personnes âgées ». Ce mot d'ordre insiste sur l'importance de transformer l'éducation en actions concrètes pour protéger les aînés au sein des communautés. Dans cette édition du mois de juin, la TCARO désire contribuer à sensibiliser l'ensemble de la population à ce phénomène et de promouvoir la bientraitance envers nos aînés qui ont eux-même contribué à l'édification de notre communauté. | La sécurité et le bien-être des personnes aînées sont au cœur des préoccupations du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). La maltraitance envers les personnes aînées demeure un phénomène souvent invisible, mais bien réel. Elle peut se manifester sous différentes formes : violence physique, abus psychologique, exploitation financière ou négligence. Dans plusieurs cas, ces gestes sont posés par des personnes de l’entourage, ce qui rend la situation encore plus difficile à dénoncer. Une personne victime de maltraitance peut ressentir de la culpabilité à l’idée de signaler la situation, surtout si elle est victime d’une personne de son entourage. Elle peut craindre de briser des liens importants, d’entraîner des répercussions sur un proche ou de se retrouver seule. Ce sentiment est normal, mais il ne doit jamais empêcher une personne de demander de l’aide. Il est essentiel de savoir reconnaître les signes souvent associés à la maltraitance envers une personne ainée : elle peut présenter des blessures inexpliquées, de l’anxiété, un retrait social ou un changement soudain dans ses habitudes. Sur le plan financier, des transactions inhabituelles, des pressions pour signer des documents ou la disparition d’objets de valeur peuvent également être des indicateurs d’abus. Ces signaux ne doivent jamais être ignorés. | La vigilance de chacun joue un rôle clé. Que vous soyez un proche, un voisin ou un intervenant, porter attention à ces indices peut permettre d’agir rapidement et de prévenir une aggravation de la situation. La maltraitance envers les personnes ainées n’est jamais acceptable, et chaque personne aînée a droit au respect, à la dignité et à la sécurité. Le SPVG est un partenaire de confiance dans la lutte contre ce phénomène. Signaler une situation préoccupante, ce n’est pas nuire à quelqu’un mais protéger en mettant fin à une situation inacceptable. Nos policiers et policières sont formé(e)s pour évaluer les situations avec sensibilité, intervenir de manière appropriée et orienter les personnes victimes vers les ressources nécessaires. N’hésitez pas à communiquer avec le SPVG si vous soupçonnez une situation de maltraitance. Ensemble, en brisant le silence, nous contribuons à bâtir une communauté plus sécuritaire pour nos personnes aînées. | | Offre d’atelier de formation offerts gratuitement par le Centre collégial d’expertise en gérontologie (CCEG CCT) | Mandat Dans le cadre du Plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées 2022-2027 (PAM 2022-2027), le CCEG | CCTT a été mandaté par le ministère de la Justice du Québec pour déployer des formations portant sur les recours et options offerts aux personnes aînées victimes de maltraitance. Celles-ci seront offertes dans chacune des régions du Québec, d’août 2026 à mars 2027. Formations offertes - La formation est offerte en présentiel ou en ligne. Elle est d’une durée de 3 heures.
- Objectif : Mieux connaître les différents recours et options disponibles en lien avec la maltraitance envers les aînés afin d’accompagner plus efficacement les personnes qui pourraient en être victimes.
- Modalité : À partir de capsules vidéo informatives et d’histoires de cas cliniques, la formation vise à s’approprier les recours et options possibles et à identifier lesquels seraient plus appropriés dans une situation donnée.
Public cible Les personnes intervenantes issues de différents milieux accompagnant des personnes aînées ou des personnes proches aidantes | Les thématiques abordées - Introduction et rôle de la ligne Aide Maltraitance Adultes Aînées (LAMMA)
- Les recours judiciaires d’urgence
- La médiation
- La plainte au commissaire aux plainte et à la qualité des services
- Le Processus d’Intervention Concertée (PIC)
- La mesure d’assistance, la procuration, le mandat de protection et la tutelle
- Le recours à la Commission des droites de la personne et de la jeunesse (CDPDJ)
- La responsabilité civile
- Les recours au Tribunal administratif du logement
- La demande d’enquête pouvant mener à des sanctions pénales.
Le contenu, vulgarisé et adapté aux participants en collaboration avec la Chaire de recherche Antoine Turmel sur la protection juridique des aînés et Éducaloi, facilite la compréhension des recours et options disponibles en situation de maltraitance, qu’ils soient juridiques ou non. Des capsules vidéo et des outils synthèse (comme des aide-mémoires) sont proposés à l’aide d’approches pédagogiques ajustées au public ciblé. Le matériel tient compte du niveau de connaissance des personnes apprenantes ainsi que de leurs caractéristiques. | | Contactez-nous pour réserver une formation pour votre organisation en composant le 819 478-4671 #4120 ou en nous écrivant en suivant le lien ci-dessous. Réservations | Le 2 juin 2026, le gouvernement du Canada lancera l’Appel de propositions (AP) de 2026-2027 pour des projets communautaires dans le cadre du Programme Nouveaux Horizons pour les aînés (PNHA) partout au Canada. La date limite pour présenter une demande sera le 14 juillet 2026 à 15 h, heure avancée de l’Est. Les organismes auront 6 semaines pour soumettre leur demande. Les renseignements sur les pages Web du PNHA vous aiderons à en savoir plus sur cette possibilité de financement à partir du 2 juin 2026. | NOUVEAU POUR 2026-2027 Augmentation du montant maximal de la subvention Le montant maximal de la subvention est augmenté à 50 000 $ afin de renforcer l'impact des projets et de tenir compte de l'inflation. Une limite de 25 000 $ sera fixée aux dépenses liées à l'aide à l’immobilisation afin de garantir qu’une partie du financement soutient des activités qui bénéficient aux aînés. Numéro d'entreprise de l'Agence du revenu du Canada obligatoire Un numéro d'entreprise valide de l'Agence du revenu du Canada est requis pour présenter une demande dans le cadre l’AP 2026-2027. Changement des critères d’évaluation Des points supplémentaires seront accordés aux demandes provenant d’organismes établis dont le mandat ou la mission est principalement axé(e) sur les aînés. SELSC est la plateforme en ligne à utiliser pour présenter une demande Les demandes sous l’AP 2026-2027 devront être soumises via le portail Services en ligne des subventions et contributions (SELSC). Les organismes demandeurs sont invités à commencer dès maintenant leur inscription au service en ligne. Si vous ne savez pas si vous ou une personne de votre organisme ayez déjà créé un compte SELSC, veuillez communiquer avec l’équipe en cliquant sur le lien ci-dessous. Pour nous joindre | Le PNHA appuie les projets qui répondent aux objectifs suivants : - promouvoir le bénévolat auprès des aînés et des autres générations;
- faire participer les aînés à la collectivité à titre de mentors auprès d’autres personnes;
- accroître la sensibilisation aux mauvais traitements envers les aînés, y compris à l’exploitation financière;
- appuyer la participation sociale et l’inclusion des aînés;
- fournir une aide à l’immobilisation pour des projets ou des programmes communautaires nouveaux ou existants, destinés aux aînés.
Les organismes qui souhaitent présenter une demande de financement au PNHA-VC 2026 doivent soumettre leur demande par voie électronique sur le portail des Services en ligne des subventions et contributions (SELSC). L’inscription aux SELSC est un processus qui doit être effectué qu’une seule fois et qui permet de présenter en toute sécurité des demandes en ligne pour des occasions de financement offertes par Emploi et Développement social Canada (EDSC). Nous vous encourageons à suivre Aînés au Canada sur Facebook et X ou accéder canada.ca/aînés pour obtenir les renseignements les plus récents sur les prestations, les programmes et les initiatives offerts aux aînés. De plus, nous vous invitons à suivre et partager notre contenu afin de faire connaître le volet communautaire 2026-2027 du PNHA et les annonces importantes concernant les aînés. Pour vous joindre à la conversation, utilisez #AînésAuCanada. Pour en savoir plus sur cet appel de propositions, visitez Programme Nouveaux Horizons pour les aînés – Projets communautaires. Pour en savoir plus | MARIE-EVE FOURNIER — LA PRESSE On n’a pas idée à quel point la solitude chez les aînés peut leur nuire. Même financièrement. Seulement dans la dernière année, une syndique de faillite qui pratique à Rimouski a géré une dizaine de dossiers de victimes de fraudes amoureuses. Elle observe aussi une hausse du nombre de retraités qui jouent en ligne, parfois en pleine nuit, au point de ruiner leur santé financière. « C’est exactement la même clientèle, le même profil », lâche Louise Gagnon, syndique autorisée en insolvabilité, vice-présidente et directrice principale chez BDO. Ce qui caractérise ces personnes âgées : l’ennui. Le manque d’interactions sociales. Les visites familiales qui s’espacent. Pour tisser des liens, pour trouver un peu d’affection, pour s’occuper sans même avoir à sortir, la tablette devient une bouée de sauvetage. Et un piège. Louise Gagnon voit de plus en plus d’aînés surendettés après avoir été victimes d’une arnaque amoureuse. « J’avais quelqu’un encore hier, une dame qui a travaillé toute sa vie dans une institution financière. Donc, quelqu’un qui devrait être au fait de ça. Malheureusement, elle s’est fait piéger, elle a sorti tous ses placements, elle a rempli ses cartes de crédit. Maintenant, elle n’a pratiquement plus rien parce qu’elle a envoyé cet argent-là à cet homme-là. » À près de 70 ans, la femme a besoin d’un emploi, mais à son âge, ce n’est pas évident de retourner sur le marché du travail. Les sommes englouties dans les fraudes amoureuses étonnent par leur ampleur. « J’ai vu régulièrement des 20 000 $ ou 30 000 $ qui ont été donnés. J’ai vu aussi beaucoup de 50 000 $, de 100 000 $. Il n’y a pas si longtemps, j’ai vu 250 000 $. Plus la personne a des revenus intéressants, plus elle est une cible intéressante pour les fraudeurs », se désole la syndique qui voit plus de victimes du côté des femmes que des hommes.Ce type de fraude joue tellement avec les émotions que même après qu’ils ont conscience d’avoir été roulés dans la farine, des aînés continuent d’espérer. Louise Gagnon se fait poser des questions du genre : « Si finalement il vient au Canada et qu’on se marie, est-ce que ça va changer quelque chose ? »C’en est déconcertant. Bien souvent, dans les mois qui suivent une faillite ou une proposition de consommateur, le suivi budgétaire révèle que des sommes continuent d’être versées au fraudeur. On ne veut pas briser ce lien qui fait tant de bien à l’estime personnelle. « Il y a toujours un petit espoir. C’est une chose avec laquelle on a à jongler régulièrement, puis il faut éduquer. » — Louise Gagnon, syndique autorisée en insolvabilité, vice-présidente et directrice principale chez BDO | Puisque leur travail leur commande de trouver les causes de l’insolvabilité pour éviter qu’elle ne se répète, les syndics se créent un réseau de contacts où diriger leurs clients. Leur carnet contient des numéros de psychologues, de thérapeutes, d’organismes qui offrent des cures de désintoxication et qui travaillent en prévention du suicide. Comme on peut se l’imaginer, toutes sortes d’histoires remplies de malchances et de détresse humaine se cachent derrière les chiffres. « On ne veut pas juste mettre un plaster sur le bobo, m’a dit Louise Gagnon en me racontant son fascinant quotidien. Il faut creuser un petit peu plus pour éviter de revoir les personnes dans deux ans ou dans cinq ans. » LE PIÈGE DU JEU EN LIGNE Après 30 ans dans le secteur de l’insolvabilité, elle constate aussi une augmentation du nombre d’aînés insolvables à cause de l’attrait du jeu en ligne. Parce qu’ils ne savent pas quoi faire et qu’ils tournent en rond, leurs enfants leur apportent une tablette ou un ordinateur pour aller sur Facebook. Et là, ils commencent à jouer. Et le cercle vicieux s’installe parce qu’ils gagnent une petite somme. Mais l’appât du gain n’est pas la principale motivation. La personne veut surtout se désennuyer ou faire quelque chose de nouveau, comme cet aîné dont je vous ai parlé qui s’est fait prendre par des arnaqueurs qui prétendaient lui vendre des cryptomonnaies. Le jeu en ligne est très efficace pour combler le vide, autant l’après-midi qu’en plein épisode d’insomnie. L’Institut national du vieillissement s’inquiète aussi de l’isolement des aînés. Sa récente enquête nous apprenait que seulement 33 % des personnes âgées (plus de 50 ans) participent chaque semaine à des activités sociales ou récréatives. Il s’agit d’une baisse de 6 points par rapport à l’année précédente. Le coût est le principal obstacle à la socialisation, devant la santé et le manque d’énergie. Ce portrait s’harmonise avec les histoires que Louise Gagnon entend dans son bureau. Les aînés les plus susceptibles d’être victimes d’une fraude amoureuse ou de jouer en ligne, dit-elle, sont ceux qui n’ont pas les moyens de sortir, d’aller au restaurant, de se divertir à l’extérieur. « On veut se désennuyer le lendemain, et le surlendemain. Puis on se fait attraper au jeu, malheureusement. » Ces histoires sont très dérangeantes parce qu’elles révèlent quelque chose de plus grand que la fraude, la cybersécurité et les mots de passe robustes. Elles nous rappellent à quel point les aînés peuvent se sentir isolés, abandonnés. Tant qu’on ne s’attaquera pas à cette solitude-là, il y aura toujours quelqu’un pour en profiter. | | MARIE-EVE FOURNIER — LA PRESSE Un autre phénomène en croissance amène des clients dans les bureaux des syndics : l’endettement lié aux paris sportifs en ligne. Ce sont les jeunes qui sont touchés par le problème, surtout les jeunes hommes. Syndic autorisé en insolvabilité chez Raymond Chabot, Guyllaume Amiot me donne l’exemple de ce vingtenaire pour qui les sites de paris en ligne étaient un passe-temps comme un autre. « Mais ça créait une accélération de son endettement. Le cellulaire était dans ses poches. C’était accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Pour lui, ça représentait plus un clic qu’une dépense. Il ne voyait pas l’accumulation sur sa carte de crédit. » Sans trop s’en rendre de compte, de manière insidieuse, il s’est retrouvé au point où toutes ses paies passaient dans les paris. Sa situation financière a totalement déraillé. Il devait 20 000 $, une somme énorme pour un jeune qui commence sa vie d’adulte. Le nombre de Québécois qui déposent un dossier d’insolvabilité en raison d’une dépendance au jeu demeure relativement faible. Mais la tendance suscite l’inquiétude. Le jeu a été identifié comme le facteur déterminant des problèmes financiers par 2,06 % des personnes insolvables en 2024. C’était 1,42 % en 2019, rapporte le Bureau du surintendant des faillites. Il s’agit d’une hausse de 45 % en 5 ans. La progression est particulièrement marquée au Québec. La province est même devenue celle où la dépendance aux paris en ligne est le plus souvent identifiée comme cause principale d’insolvabilité. Avant la pandémie, elle se classait pourtant au cinquième rang.Comme d’autres syndics, Guyllaume Amiot constate qu’il est devenu beaucoup plus facile de s’endetter aujourd’hui, parce qu’il n’est même plus nécessaire de se déplacer. Pas besoin d’aller au casino pour jouer, pas besoin d’aller au dépanneur pour acheter des billets de loterie. Tout est accessible en tout temps, dans son téléphone, dans les transports en commun, dans son lit, dans la salle d’attente du médecin. | Ce qui peut être traître, c’est le sentiment de contrôle de ceux qui s’adonnent aux paris sportifs. « Les gens disent : “Moi, je connais le sport ! Je suis capable de calculer les probabilités” », raconte le syndic. Pour eux, ces plateformes de pari n’ont rien à voir avec le hasard, contrairement à la 6/49. Mais ce n’est qu’une illusion. Il y a une grande part de hasard dans toutes les parties de hockey comme de football. « Souvent, on entend l’expression “je vais me refaire”. On mise encore plus pour pouvoir couvrir des retards de paiement ou le fait qu’on s’est endetté sur la carte de crédit. » « Le pari financier n’est pas un plan financier. C’est vraiment un produit de divertissement à très haut risque, surtout quand on glisse vers le crédit. » — Guyllaume Amiot, syndic autorisé en insolvabilité chez Raymond Chabot En décembre dernier, un reportage de l’Investigative Journalism Foundation dévoilait que les faillites liées aux jeux de hasard ont quadruplé en Ontario depuis l’arrivée de la plateforme privée de jeux en ligne iGaming1, en 2021. Parallèlement, la ligne d’assistance téléphonique en santé mentale de l’Ontario doit composer avec une augmentation de plus de 300 % des appels de jeunes hommes concernant des problèmes liés au jeu, s’inquiète Rachel Wasserman, membre du Canadian Anti-Monopoly Project. Une recherche menée aux États-Unis sonnait déjà l’alarme en 2024. Dans les États qui avaient légalisé les paris en ligne, les cotes de crédit des citoyens ont diminué en moyenne de 12 points. En outre, le nombre de faillites et de défauts de paiement sur les cartes de crédit et les prêts automobiles a augmenté de 25 % 4. Guyllaume Amiot observe que la hausse des problèmes d’insolvabilité concorde avec la multiplication des publicités de plateformes de pari lors de grands évènements sportifs. Je lui laisse le mot de la fin qui résume tout : « Ce n’est pas rare qu’à toutes les pauses commerciales, on soit bombardés par les annonces de certaines plateformes en ligne. Je pense que le marketing a été bon pour ces plateformes-là, mais ça a été au désavantage évidemment des consommateurs. » | | Saviez-vous que les personnes proches aidantes peuvent aussi subir de la maltraitance ? Dans le contexte de la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance envers les aînés, il est essentiel de porter un regard particulier sur la réalité des personnes proches aidantes. Souvent animées par des valeurs de solidarité et d’entraide, elles jouent un rôle fondamental dans le maintien à domicile et le bien-être des aînés. Selon la Loi visant à reconnaître et à soutenir les personnes proches aidantes (Québec), une personne proche aidante est toute personne qui apporte un soutien, continu ou occasionnel, à un proche ayant une incapacité temporaire ou permanente, et ce, à titre non professionnelle, peu importe son âge ou le type de lien qui les unit. Quand les risques viennent de partout, saurions-nous en mesure de reconnaître les situations de maltraitance envers les personnes proches aidantes ? - De la part de l’entourage : attentes irréalistes, manque de reconnaissance, pression pour en faire davantage ou critiques constantes.
- De la part de la personne aidée : refus d’aide, propos blessants, dépendance accrue ou demandes répétées qui dépassent la capacité de la PPA.
- De la personne proche aidante elle-même : culpabilité de ne pas en faire assez, difficulté à demander de l’aide, tendance à s’oublier ou à négliger sa propre santé.
- Des organisations ou institutions : manque de soutien, de répit ou d’information, rigidité des services, exclusion des décisions ou complexité des démarches.
| Des impacts bien réels pour les personnes proches aidantes Lorsque les pressions s’accumulent, quelles en sont les conséquences pour la personne proche aidante elle-même? Le manque de soutien, de reconnaissance ou de répit peut entraîner : un épuisement physique et émotionnel - un sentiment d’isolement ou d’invisibilité
- une détérioration de la santé mentale (anxiété, découragement, culpabilité)
- une perte de repères ou de pouvoir d’agir dans son rôle
À plus long terme, ces situations peuvent fragiliser la capacité de la personne à maintenir son engagement, nuire à son bien-être global et accentuer les inégalités vécues. Sans interventions adaptées, la personne proche aidante peut se retrouver coincée dans une dynamique où ses propres besoins sont constamment mis de côté, ce qui constitue en soi une situation de maltraitance. Soutenir pour prévenir, outiller pour agir Et si prévenir la maltraitance passait aussi par le soutien aux personnes proches aidantes? Reconnaître leurs réalités, leur offrir des ressources et valoriser leur rôle est essentiel pour favoriser des environnements de bientraitance. Pour approfondir et découvrir des outils concrets : Ensemble, créons des conditions où les personnes proches aidantes se sentent reconnues, soutenues… et jamais seules | | Des ressources sont disponibles Accédez à la boîte à outils en suivant le lien ci-dessous. Boîte à outils | Info-aidant (1 855 852-7784) : écoute, information et référencement Accédez au site | | En mai dernier, le Québec et l'Outaouais ont célébré le 60e anniversaire des popotes roulantes. Cet accomplissement majeur a permis de livrer plus de 60 000 repas aux personnes aînées et en perte d'autonomie de la région. La livraison à domicile, orchestrée par des bénévoles, joue un rôle clé dans le maintien à domicile. Pour célébrer cet anniversaire, de nombreux centres locaux ont organisé des activités spéciales et mis de l'avant l'impact positif de ce service. Pour bénéficier des services de popote roulante ou pour vous impliquer comme bénévole dans la région, contactez l'un de ces organismes selon votre secteur : En Outaouais, le service de popote roulante (repas livrés à domicile) est géré localement par différents organismes selon votre secteur ou votre municipalité. Ce service s'adresse généralement aux aînés, aux personnes en perte d'autonomie ou en convalescence. Voici le répertoire des ressources de popote roulante par territoire : Ville de Gatineau | MRC des Collines-de-l'Outaouais - Territoire général des Collines : La Maison de la Famille l'Étincelle assure le service de popote roulante pour la majorité de la MRC (à l'exception de Cantley).
- Secteur Cantley et environs : Le Grenier des Collines propose également des services de soutien alimentaire.
MRC de Papineau (Petite-Nation) - Toute la région de Papineau : L'Alliance alimentaire Papineau offre le service Frigo Quiroule, qui livre des plats préparés de façon artisanale pour soutenir le maintien à domicile.
MRC de la Vallée-de-la-Gatineau - Région de Maniwaki et Gracefield : L'organisme L'Entraide de la Vallée s'occupe de la transformation culinaire et de la distribution de la popote roulante sur ce territoire.
MRC du Pontiac - Secteurs choisis (Quyon, Luskville, Bristol, etc.) : L'organisme Services aux Aînés des Collinesdéploie des services de repas livrés pour briser l'isolement et soutenir l'autonomie.
Les membres du conseil d’administration de la TCARO félicitent les popotes roulantes de la région de l’Outaouais pour ce jalon et souligne l’importance que leurs services fournissent aux personnes aînées vulnérables depuis 1966, leur permettant ainsi de demeurer plus longtemps à domicile. Longue vie aux Popotes roulantes ! | | Un soutien pour les proches aidants Le Centre de ressources Connexions est un organisme communautaire de l’Outaouais. Sa mission est d’aider les personnes d’expression anglaise à mieux comprendre et utiliser les services de santé et les services sociaux, tout en favorisant le mieux-être et les liens sociaux. Connexions offre aussi un programme d’accompagnement pour les personnes proches aidantes, c’est-à-dire les personnes qui accompagnent un proche aîné. Ce programme est offert en français et en anglais, à Gatineau, secteur Aylmer, et dans la MRC du Pontiac. Il est accessible en milieu urbain et rural afin de répondre aux différentes réalités des proches aidants. Être proche aidant peut être exigeant. On peut se poser beaucoup de questions : où aller pour obtenir de l’aide, quels services sont disponibles, ou comment mieux vivre son rôle. Il est aussi fréquent de se sentir seul ou dépassé. Le programme de Connexions offre de l’accompagnement individuel pour aider les proches aidants à s’y retrouver dans les services et les ressources. Il propose aussi un espace d’écoute sécurisant, où les personnes peuvent parler de ce qu’elles vivent et briser l’isolement. En plus de l’accompagnement individuel, Connexions propose des rencontres et des activités d’apprentissage et de partage : échanges entre proches aidants, ateliers d’information sur la proche aidance et les droits des usagers, rencontres portant sur la gestion du stress et le mieux-être, ainsi que des espaces collectifs favorisant la réflexion, la compréhension et l’entraide. Ces activités sont offertes en français ou en anglais. Vous connaissez une personne proche aidante qui pourrait avoir besoin de ce soutien ? Parlez-lui de Connexions ou invitez-la à nous contacter. Il est aussi possible de devenir membre gratuitement afin de recevoir l’infolettre et rester informé des activités et des services offerts. Cliquez ici | Le don de sang Texte fourni par François Granger Donneur de sang, de plama et aîné d'exception TCARO. Précédemment, dans l’article sur le 4e tournant, je parlais que nous étions dans le tournant du chaos et de la décomposition. Il suffit de lire les journaux pour savoir qu’on y est, à voir les assassinats perpétrés par les grandes et petites puissances (qu’ils appellent frappes ou n’importe quoi pour détourner l’attention des crimes de guerre). C’est lors de la guerre que la Croix rouge a été créée, suivie de son pendant le Croissant rouge. Au départ, c’était pour donner des soins en période de guerre, ensuite pour récolter du sang. Pas besoin de guerre pour savoir que beaucoup de nos concitoyens ont besoin de sang. | | La première fois que je suis allé à une clinique de sang, ce fut pour accompagner mon père dont le sang était tellement recherché qu’il était appelé par l’hôpital régulièrement. J’avais 17 ans, et l’année suivante pour mon 18e anniversaire, j’ai fait mon premier don. Comme mon sang est encore plus rare que celui de mon père, j’ai donné régulièrement quand je pouvais : pendant plus de 40 ans cela me prenait 2h de route pour aller donner. Maintenant, Héma-Québec et laSociété canadienne du sang font des cliniques volantes, à moins de 30 min de route. Le 14 juin sera la journée du don de sang, malheureusement je serai en voyage de l’autre côté de la grande mare, et s’il est possible de donner du sang de l’un ou l’autre des côtés de la rivière, cela n’est pas possible de donner aux 2 côtés de la grande mare! D’ici 2030, le Canada aura besoin d’un million de nouveaux donneurs, car les besoins augmentent (accidents, maladies, opérations chirurgicales), mais aussi parce qu’il faudra remplacer ceux qui, comme moi, en donne depuis un demi-siècle. | Je continuerai jusqu’à ce que mon toubib me dise d’arrêter : toutes les 80 secondes, une personne a besoin de sang. Aujourd’hui, la réserve de sang de mon groupe/rhésus est de 6 jours, donc basse. Donner du sang n’est ni compliqué, ni dangereux, les protocoles sont devenus tellement stricts que même une personne qui a donné plusieurs centaines de « demi litre » peut se voir refuser lors d’un don, soit pour cause de manque de fer, soit pour pression plus haute (syndrome de la blouse blanche). Les nouveaux donneurs sont accompagnés par du personnel et des bénévoles bienveillants. On a le droit d’avoir peur, mais quelle joie de savoir que quelqu’un, quelque part, aura la vie sauve grâce à notre don! Je suis aussi donneur de moëlle osseuse depuis 40 ans, mais jamais appelé. Je serai appelé lorsque quelqu’un, dans le monde, sur notre planète, sera histocompatible. En attendant, je suis aussi donneur d’organes, sachant que quand j’irai rejoindre mon père, ma mère et ma sœur, je pourrais sauver jusqu'à 8 vies et redonner la santé à 40 autres personnes | | Corporation des aînés de la Cabane en bois rond organise un souper spaghetti Ce souper au profit de la Fondation pour les Aînés de l'Outaouais se déroulera le mercredi 10 juin de 17 h à 20 h, à la Cabane en bois rond, situé au 331, boul. de la Cité-des-Jeunes, à la salle Desjardins. Réservations : 819 776-6015 Coût adulte : 25 $ / Enfant (12 ans et moins) 12 $ • Service de bar Une activité vous intéresse ? Pétanque, Palet ou Mini-Putt ? Quel que soit votre activié préférée, venez jouer avec nous à la Cabane en bois rond. Avec votre carte de membre (20 $), il ne vous en coûtera que 8 $ par activité pour jouer tout l’été. | Pour plus d’informations consultez notre Programme ou communiquez avec le bureau de la Corpo en composant le 819 776-6015. Programmation | Le bénévolat, parfois un défi... Texte fourni par Lionel Levert En plus de mon bénévolat dans un CHSLD, dont j’ai parlé dans mon article précédent, j’aimerais vous parler d’une autre forme de bénévolat, bien différente, qui occupe une bonne partie de mon temps : en vertu de procurations à cet effet, je m’occupe d’une amie de longue date qui est atteinte d’une forme de démence qui l’éloigne graduellement de la réalité. Elle vit en institution (dans une section sécurisée). Nous l’appellerons Lucie dans cet article. | | Il m’incombe de prendre à sa place toutes les décisions qui s’imposent et qu’elle n’est plus en mesure de prendre elle-même relativement à la gestion de ses biens ou encore relativement aux soins qu’elle requiert. Comme elle éprouve beaucoup de difficulté à s’exprimer, je dois souvent me fier à son langage corporel et à l’avis des préposé.e.s qui la côtoient quotidiennement afin de pouvoir répondre au mieux à ses besoins. Comme je connais Lucie depuis longtemps, cela m’aide parfois à comprendre plus rapidement ce qu’elle essaie de me dire ou de me demander. Je lui rends visite à toutes les semaines. Elle vit en Ontario à environ une demi-heure de route de chez moi. Je vais manger avec elle assez régulièrement et parfois des ami.e.s que nous connaissons bien tous les deux se joignent à nous, ce qui lui apporte beaucoup de joie. | Je suis heureux de la voir rayonnante dans ces moments-là ou de voir le beau sourire qu’elle me réserve lorsqu’elle me voit arriver pour passer du temps avec elle. Ce large sourire est ma plus belle récompense. Heureusement, Lucie nous reconnaît très bien et elle peut généralement suivre la conversation, comme l’indiquent ses réactions et son langage non verbal. Je ne veux surtout pas prétendre que ce genre de bénévolat est toujours facile. Il est parfois très exigeant, mais je le fais au nom de mon amitié pour Lucie, elle qui n’a pas d’enfants et n’a aucun proche parent vivant dans la région. Lionel Levert | | Des milieux mobilisés et soutenus 76 projets financés dans QADA pour que les personnes aînées demeurent actives, entourées et engagées dans leur communauté Dans le cadre de l’appel de projets 2025-2026 du programme Québec ami des aînés (QADA), 12 projets nationaux et 64 projets locaux et régionaux bénéficieront d’une enveloppe de près de 11,5 millions $. Ces projets permettront par exemple de faciliter l’accès à l’information, de contrer l’isolement social, de soutenir la participation des personnes aînées à leur communauté et d’encourager la solidarité intergénérationnelle. Pour en savoir plus | Outils et conseils à partager Prévention de la fraude financière envers les personnes aînées Dans le cadre du mois de la prévention de la fraude financière, nous invitons les organismes à sensibiliser les personnes aînées aux arnaques qui circulent en ligne. L’Autorité des marchés financiers (AMF) rappelle que des fraudeurs utilisent des stratégies variées : arnaques amoureuses, fausses offres d’investissement, hameçonnage et plus encore. Pour en savoir plus | Impôts : des outils simples pour soutenir les personnes aînées et les personnes proches aidantes Alors que débute la saison des impôts, c’est le bon moment de rappeler que plusieurs ressources existent pour aider les personnes aînées et les personnes proches aidantes à s’y retrouver plus facilement. Revenu Québec met à disposition une série d’outils adaptés à leurs réalités. Pour les proches aidants | Ressources pour demeurer informé La Vitrine sur le vieillissement de la population et les personnes aînées L’Institut de la statistique du Québec a ajouté un nouvel indicateur à la Vitrine : « Quelqu’un sur qui compter », qui mesure la fréquence à laquelle les personnes déclarent avoir quelqu’un sur qui compter lorsqu’elles en ont vraiment besoin. Consultez l'indicateur | La Classique de golf au profit de La Maison des Collines 2026 Envie d’une journée mémorable au grand air? Joignez-vous à nous le 7 août 2026 au Club de golf Mont Cascades pour La Classique de golf au profit de La Maison des Collines 2026, une journée rassembleuse au bénéfice des soins palliatifs en Outaouais. Que ce soit en famille, entre amis ou avec vos collègues, venez profiter d’une expérience sportive dans un cadre enchanteur. C’est aussi une belle occasion de vivre un moment de team building, de partager du bon temps au soleil et de créer des souvenirs durables. En participant, vous joignez l’utile à l’agréable : vous vous amusez tout en soutenant une cause profondément humaine. Votre présence contribue directement à appuyer la mission de La Maison des Collines, qui offre un accompagnement empreint de dignité, de compassion et de douceur aux personnes en fin de vie ainsi qu’à leurs proches. Repartez avec des souvenirs inoubliables et la fierté d’avoir fait une réelle différence dans la vie des gens d’ici. Inscriptions | Brisons le silence de la maltraitance Connaissez-vous les 7 types de maltraitance ? Parlons-en ! Ligne Aide Maltraitance Adultes Aînés : 1 888 489-2287 | La plume de Sylvie-Anne Normand Gaudreau Fébrilité au programme ! Qui dit printemps/été dit pépinières. Vraiment réjouissant, mais elles me donnent le tournis. Je me sens comme André Sauvé au supermarché, lorsqu’il se retrouve dans l’allée des céréales à déjeuner et qu’il nous explique son hésitation — pour ne pas dire son angoisse — devant la multitude de choix, chacun avec son tableau de valeur nutritive. Laquelle est la meilleure ? | | Je me sens ainsi devant l’avalanche d’arbres, d’arbustes et de fleurs… Évidemment, chacun avec son tableau de taille, ses besoins en ensoleillement et ses exigences de sol… En plus, chaque année apporte son lot de nouveautés : des fleurs toujours plus éblouissantes, des arbustes spectaculaires et tentants. Cette année, le pain de perdrix, le thé des bois, la verveine hastée ou le liatris à épis ? Du rouge, du lilas — mon Dieu, quelle beauté ! Vais-je succomber ? Laquelle vaut vraiment la peine ? Ai-je encore de la place pour planter ces petits nouveaux ? J’entends mon amoureux me dire : « Ah ! non, pas encore ! » C’est comme une loterie ! Survivront-ils chez nous ? Ce sont souvent des tentatives audacieuses, toujours un processus d’essais et d’erreurs. Mauvais emplacement, sol trop humide ou trop argileux, manque de lumière… Pourtant, on nous avait dit, et je cite : « Madame, pas de danger, ça pousse partout, à l’ombre ou au soleil, ne vous en faites pas. » Et vlan ! Une des petites dernières ne passe pas l’hiver, elle dépérit avant même le printemps suivant. L’autre, heureusement, est un franc succès. Wow ! Changement climatique oblige, nos étés de plus en plus secs assèchent nos arbustes. Peinés, nous élaguons quelques branches ; nous observons, nous sourions ou nous pleurons devant l’agonie de l’un d’eux, bichonné depuis des années. Même si cela ampute mon oseille, chaque année je recommence, car cette effervescence déclenche une véritable ivresse d’enchantement et de satisfaction. Bon été : jardinage, musées, lecture et voyages. Et tout le reste en pause pour trois mois… est-ce possible ? Évidemment ! | Quoi de neuf chez nos organismes membres | La FADOQ lance sa nouvelle image de marque ! Le 28 mai, la FADOQ a procédé au grand lancement de sa nouvelle identité de marque. Nouveau logo, nouvelles couleurs et nouvelle signature, permettant un renouvellement et une modernisation de l’image de notre grande organisation, qui poursuit son évolution à vos côtés. Notre nouvelle identité, c’est beaucoup plus qu’un simple logo. Elle repose sur notre histoire, notre culture, notre personnalité, et sur notre offre de services diversifiée. Notre nouvelle signature — faire rayonner la force de l’âge —, c’est la force du nombre, de toutes ces personnes de 50 ans et plus rassemblées dans une seule et même organisation, celle de la FADOQ. Le but? Leur donner la possibilité de rayonner, et ainsi faire briller ces forces non pas tranquilles, mais toujours actives et engagées. Pour en savoir plus | Épris de plaisirs d'été... entre voisins ! Que l’on soit chez-soi ou parti à l’aventure, l’été est une saison idéale pour goûter aux petits plaisirs de la vie. Pourquoi ne pas profiter de cette période pour découvrir nos voisins de la Haute-Gatineau lors de la « Fête des voisins » de Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau, le 6 juin prochain ? Je vous y invite officiellement! Vous pourriez aussi y découvrir une activité capable de transformer vos journées… et votre vie sociale. | | Quand nous étions enfants, jouer était naturel. Nous courions, riions, tombions, recommencions, et demandions toujours « cinq minutes de plus » avant de rentrer. Puis nous avons grandi, trouvé des emplois, avons eu des enfants et des prêts hypothécaires, bref sommes devenus « responsables ». Pourtant, le besoin de jouer, de rire et de créer des liens ne disparaît jamais. C’est exactement ce que le pickleball redonne à tant de personnes : le plaisir simple d’être ensemble. En effet, le pickleball ne nous a pas seulement apporté un nouveau sport, il nous a donné la permission de jouer à nouveau, de se présenter au parc cet été sans autre intention que de s’amuser. Ce sport accessible, convivial et facile à apprendre permet de bouger, de rire et de rencontrer des gens dans une ambiance chaleureuse. Très vite, les terrains deviennent des lieux d’amitié où plusieurs ont l’impression de retrouver une deuxième famille « le fun ». À l’Académie de Pickleball, nous voyons régulièrement des personnes reprendre confiance, sortir de l’isolement et retrouver une joie de vivre contagieuse. Je suis convaincu qu’il y aurait davantage de bonheur et de santé dans le monde si plus de gens jouaient au pickleball. Sur ce, je vous souhaite un bel été de joie. Au plaisir de vous rencontrer cet été ! Jean-Pierre de Beaumont Jouez au Pickleball ! 📧 Info : JeanPierre_de_Beaumont@hotmail.com Semeur de joie puisqu’entraîneur-initiateur au pickleball et Fondateur de l’Académie de Pickleball | Le Service aux aînés des Collines devient également un Centre d'action bénévole Le 24 avril dernier, le Centre d’action bénévole – Services aux aînés des Collines a officiellement fait son lancement lors d’un événement rassembleur réunissant des bénévoles, partenaires, citoyens et bénéficiaires, dans le cadre de la Semaine de l’action bénévole. Cette journée, marquée par l’émotion, la fierté et de beaux témoignages, a permis de souligner l’engagement exceptionnel de ses bénévoles, véritables piliers de l’organisme, et de remercier chaleureusement l’ensemble de la communauté pour son soutien. Le CAB-SAC est un centre d’action bénévole qui soutient la communauté en mobilisant des bénévoles, tout en offrant plusieurs services essentiels destinés aux aînés afin de favoriser leur bien-être, leur autonomie et leur participation sociale, notamment : • Aide-moi : aide à l’entretien extérieur • Intervention de milieu (ITMAV) • SOS proches aidants • Popote roulante du Pontiac • Service de transport et aide à l’épicerie • Activités sociales Ce lancement marque une étape importante pour l’organisme, qui poursuit sa mission de mobilisation bénévole et de soutien auprès des aînés du territoire. Pour toute information : admin@servicesauxaines.org | Pour toute information supplémentaire, veuillez nous contacter en cliquant sur le lien ci-dessous. Contact | Tu veux t’impliquer dans ta communauté et faire une différence ? Services aux aînés des Collines est à la recherche de bénévoles pour soutenir ses activités et ses projets dans la MRC des Collines-de-l’Outaouais. Que tu sois étudiant, retraité ou simplement quelqu’un qui souhaite donner un peu de son temps, il y a plusieurs façons de t’impliquer : soutien administratif, communication et participation à l’organisation d’activités et d’événements pour les aînés, accueil lors d’ateliers ou contribution à différents projets de l’organisme. En devenant bénévole, tu contribueras concrètement à briser l’isolement des personnes aînées tout en développant de nouvelles compétences et en rencontrant des personnes engagées dans la communauté. | Ça t'intéresse ? Inscris-toi ici ! Tu peux aussi nous écrire à : admin@servicesauxaines.org Ou nous appeler au : 1-855-662-4637 poste 243 On a hâte de t’accueillir dans notre équipe Inscription | La boîte à outils numériques | Le modèle Créer des conditions favorables à la santé et à la qualité de vie des personnes vieillissantes : mieux le comprendre Ces cinq (5) outils visent à faciliter la compréhension et l’appropriation du modèle intégrateur intitulé Créer des conditions favorables à la santé et à la qualité de vie des personnes vieillissantes (INSPQ, 2024) par le personnel du réseau de la santé publique qui œuvre dans le domaine du vieillissement. Ils peuvent également présenter un intérêt pour les partenaires des autres secteurs impliqués dans la promotion du vieillissement en santé. Pour consulter la synthèse | | Cette synthèse rapide de connaissance vise à identifier et classer les facteurs environnementaux qui facilitent ou entravent la marche utilitaire chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Pour consulter la synthèse | | Répertoire des services sociaux et communautaires en Outaouais Cette ressource précieuse regroupe : - Les coordonnées des services sociaux de notre région ; - Les organismes communautaires disponibles ; - Les services d'aide et de soutien ; - Les ressources d'urgence. Pour consulter le site Web | | Plateforme pour vieillir en santé La Fondation AGES et la Fondation de la Fédération des médecins spécialistes du Québec ont mis sur pied un site web qui s’adresse aux personnes aînées qui désirent agir pour vieillir en santé et rester autonomes le plus longtemps possible. Il s’adresse aussi aux personnes proches aidantes qui les accompagnent dans leur réflexion et leurs efforts pour y parvenir. Le site contient une mine d'informations et de ressources. Pour consulter le site Web | | Communiquer efficacement avec les aînés Le consortium InterS4, dans le cadre d'une démarche visant à identifier les meilleures stratégies pour communiquer avec les personnes aînées, a développé plusieurs outils. Pour consulter les outils | | Ce bulletin d'information est transmis aux différents organismes et personnes d'intérêts répertoriés à travers l'Outaouais. Nous vous invitons à soumettre des textes ou encore des réflexions en lien avec les enjeux des aînés de l'Outaouais à l'adresse suivante: bulletin@tcaro.org | | | | |