Encore aujourd’hui, les lieux de pouvoir sont composés majoritairement d’hommes. Les conseils municipaux, comme toutes les autres instances décisionnelles, devraient être à l’image de la communauté, soit composée d’autant de femmes que d’hommes.
Une meilleure représentation des femmes, dans toute leur diversité, est importante afin d’assurer une prise en compte de tous les enjeux et d’adopter des décisions favorisant l’intérêt général et une meilleure justice sociale.
Saviez-vous que, selon l’ONU, un pourcentage minimal de 30 % est nécessaire pour que les groupes discriminés puissent exercer leur influence, faire entendre leur réalité et faire en sorte que les institutions politiques commencent à voter des lois qui tiennent compte de leurs intérêts ?*
Plusieurs pays dans le monde ont amélioré la représentation féminine à des postes électifs lorsqu’ils ont mis en place des quotas pour atteindre la zone paritaire, que ce soit par des quotas partisans (instaurée par les partis) ou des quotas légaux (exigés par la loi)*. La zone paritaire correspond à une proportion de femmes élues qui se situe entre 40 % et 60 % des membres d’un conseil.
À la suite des élections municipales de 2021, seulement 42 % des conseils municipaux ont été constitués de manière paritaire au Québec. La proportion d’élues municipales était de 36,5 %.
Pour le Centre-du-Québec, c’était :
- 18 % de femmes élues mairesses et 35 % élues conseillères ;
- Seulement 39 % des conseils municipaux ayant atteint la zone paritaire;
- 5 % des municipalités ne comptaient aucune femme parmi leurs élus.
Bien qu’il y ait une amélioration, il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre la parité au Centre-du-Québec.
Plus il y aura de femmes qui se présenteront, plus il y aura de femmes qui seront sur les conseils municipaux, plus nos communautés seront gagnantes***.
* Tiré du "Manuel de résistance féministe" de Marie-Eve Surprenant, Éditions Remue-Ménage (2015)