Saviez-vous que l’écoute joue un rôle essentiel dans l’accompagnement d’une personne en détresse ?
L'accompagnement d'une personne en difficulté repose moins sur les solutions que vous apportez que sur la qualité de votre présence. L'objectif est de créer un "espace sécurisé" où elle peut déposer sa charge émotionnelle sans crainte d'être jugée. En tant qu'éclaireur, on souhaite souvent en faire beaucoup pour la personne. Par notre écoute, on apporte un soutien et du réconfort à la personne en détresse.
Voici quelques clés pour une écoute efficace :
1. Adopter une posture de non-jugement
Évitez les conseils prématurés ou les phrases qui minimisent la douleur (ex: "Secoue-toi", "Il y a pire ailleurs").
- Action : Accueillez ses émotions telles qu'elles sont, même si elles vous semblent disproportionnées.
2. Valider et normaliser le ressenti
Une personne qui va mal se sent souvent seule ou "anormale". Valider ses sentiments réduit l'anxiété.
- Exemples de phrases: "C'est compréhensible que tu te sentes ainsi" ou "Merci de partager cela avec moi, c'est courageux".
3. Utiliser la reformulation empathique
Plutôt que de poser trop de questions, reformulez ce que vous entendez pour prouver que vous suivez son fil de pensée et pouvoir aussi valider votre compréhension.
- Technique : "Si je comprends bien, ce qui te pèse le plus en ce moment, c'est...".
4. Apprivoiser le silence
Le silence n'est pas un vide à combler, mais un espace de réflexion. Parfois, la personne a besoin de temps pour formuler ce qu'elle ressent.
- Conseil : Restez simplement présent, une main posée ou un regard bienveillant suffisent souvent.
5. Proposer une aide concrète (sans l'imposer)
Une personne en détresse peut être incapable d'identifier ses besoins. Proposez des actions spécifiques plutôt qu'un vague "Appelle-moi si tu as besoin".
- Exemples : "Est-ce que je peux t'apporter un repas?" ou "Aimerais-tu que je t'accompagne à un rendez-vous?".
Important : Si vous détectez des signes de mise en danger (idées suicidaires), contactez des professionnels et/ou orientez la personne vers des ressources comme le 1866-APPELLE (277-3553) (Centre de Prévention du Suicide de Lanaudière)
texte tiré et adapté de Les premiers secours psychologiques : Guide pour les acteurs de terrain, OMS 2012