Coordination du Québec de la Marche Mondiale des Femmes

 

Édition spéciale 24 avril!✊

Journée triplement importante

Au Québec, c’est la Journée des locataires, une date particulièrement nécessaire dans le contexte actuel, qui fait du profit sur le dos des locataires.

À l’échelle internationale, le 24 avril est aussi une date marquante pour commémorer — et dénoncer — le génocide arménien.

Enfin, cette journée est reconnue comme la Journée de solidarité féministe contre le pouvoir des entreprises transnationales.
 

Journée de solidarité féministe contre les entreprises transnationales

Cette journée est soulignée chaque année depuis 2013 par le mouvement de la Marche mondiale des femmes afin de dénoncer la mainmise des entreprises transnationales sur nos vies, nos droits et nos territoires.

En guise de rappel, cette journĂ©e fait Ă©cho Ă  l'effondrement de l'usine textile le Rana Plaza au Bangladesh, qui a coĂ»tĂ© la vie Ă  plus de 1 100 personnes, en majoritĂ© des femmes, en blessant plus du double d'entre elles. Cette catastrophe Ă©vitable est survenue le 24 avril 2013.

Partout dans le monde, les fĂ©ministes internationalistes se solidarisent et sensibilisent aux consĂ©quences tragiques des actions des entreprises transnationales sur les femmes, les communautĂ©s et l'environnement. 

Deux industries mises en lumière

Notre approche pour l'annĂ©e 2026 s’est appuyĂ©e sur la crĂ©ation de courtes vignettes portant sur deux industries : les secteurs minier et numĂ©rique. L’objectif Ă©tait de rendre accessibles, en quelques mots, des enjeux complexes ayant des impacts directs sur le quotidien des femmes, sur le respect de nos droits ainsi que sur la santĂ© des populations comme celle de tout le reste de la biodiversitĂ©. Ă€ travers ces deux exemples, malgrĂ© leur apparence diffĂ©rente, un mĂŞme modèle se dessine : celui d’entreprises Ă©trangères qui s’implantent sur un territoire, concentrent la richesse, exercent une influence Ă©conomique et idĂ©ologique sur les gouvernements, et ce, au dĂ©triment des politiques publiques, des droits humains et des normes environnementales. 

Nous vous invitons Ă  faire circuler ces vignettes sur vos rĂ©seaux sociaux, mais surtout Ă  engager des discussions dans vos milieux. 

Pour aller plus loin...

Si vous trouvez que le médium de la vignette donne l'eau à la bouche, mais ne permet pas d'approfondir suffisament, voici une ressource pertinente à consulter pour chacun de ces thèmes.

Des outils d'animation

Plus encore, vous souhaitez avoir accès à d’autres outils d’animation, voire explorer d’autres thématiques? Visitez notre page dédiée au 24 avril sur notre site Web. Vous y trouverez de nombreux outils (guides, questionnaires, vidéos) créés par nous ou par nos allié·es en lien avec cette journée.

Consulter les outils

Des luttes Ă  s'inspirer

Une pétition à signer

Nous pouvons exiger la mise en place de mesures afin que les entreprises transnationales soient imputables des conséquences néfastes qu’elles causent à nos corps, à la Terre et à nos territoires.

Au Canada, depuis quelques années, il existe un poste d’ombudsman chargé de la responsabilité des entreprises canadiennes à l’étranger. Or, ce poste est actuellement vacant, ce qui empêche le bureau de traiter les plaintes en matière de droits humains.

Une pétition est présentement en circulation pour exiger que le gouvernement fédéral nomme immédiatement un nouvel ombudsman et dote le bureau d’une indépendance réelle ainsi que de véritables pouvoirs d’enquête.

⚠️Nous devons recueillir au moins 500 signatures dans les 25 prochains jours — merci de partager largement!

Signer la pétition

DĂ©claration de la Marche mondiale des femmes 

Depuis l'effondrement du Rana Plaza, «la violence des entreprises transnationales n’a fait que s’aggraver. Du secteur textile au Bangladesh aux zones franches d'exportation au Sri Lanka, les femmes continuent de faire face Ă  des salaires bas, Ă  des conditions de travail prĂ©caires et Ă  la rĂ©pression lorsqu'elles s'organisent. Le mĂŞme système qui a causĂ© la catastrophe du Rana Plaza continue de fonctionner, intensifiĂ©, Ă©tendu et normalisĂ©. 

Les entreprises transnationales sont présentes dans tous les aspects de notre vie. Dans les vêtements que nous portons, dans les aliments que nous consommons, dans la terre et l'eau dont nous dépendons. Dans les zones côtières, l’aquaculture et la pêche industrielle détruisent les écosystèmes, polluent les eaux et déplacent les communautés. Les femmes sont contraintes de soutenir leurs familles dans ces conditions, nourrissant leurs proches, reconstruisant les communautés et résistant à la destruction écologique (...)»

Lire la déclaration complète