Infolettre avril 2021 

Crédit photo : Greenpeace 

Mot du comité de coordination 

Énergie Saguenay : le BAPE écoute les citoyens et les experts

Avec les premières chaleurs printanières, c’est un vent de victoire qui a soufflé sur le Québec le 24 mars dernier, à la publication du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dont les conclusions sont défavorables au projet Énergie Saguenay. On sait qu’un nombre record de citoyens ont participé à cette consultation sur le projet de complexe de liquéfaction de gaz en bordure du fjord du Saguenay. Les commissaires Denis Bergeron et Laurent Pilotto ont dû analyser près de 2600 mémoires et entendre les présentations de 161 personnes ou groupes qui ont pris la parole devant la commission. Plus de 91% des mémoires soumis rejetaient le projet. C’est une opposition historique à un projet industriel au Québec. La commission a souligné à quel point le débat sur ce projet est polarisé, tant au Saguenay que dans l’ensemble du Québec. Pour cette raison, elle a déclaré ne pas être en mesure de se prononcer sur l’acceptabilité sociale à l’égard du projet, «même si globalement, selon l’analyse qu’elle en a faite, la somme des risques afférents au projet dépasse celle de ses avantages.»

Dans leur rapport de 506 pages, les commissaires font entendre la parole des citoyens comme celle des experts qui abondent dans le même sens pour démentir les affirmations du promoteur. On peut y lire des citations en provenance de nombreux mémoires de comités membres du RVHQ, de leurs adhérents ainsi que de sympathisants de notre organisation. Le rapport fait référence six fois au mémoire du RVHQ pour indiquer notre point de vue sur six enjeux : les fausses promesses concernant l’emploi en région; notre vision d’un développement régional axé sur la transition; la nécessité d’abandonner les énergies fossiles pour contrer la crise climatique; la dénonciation du mythe du gaz comme énergie de transition; l’incompatibilité de nouvelles infrastructures gazières avec l’atteinte des cibles nationales de réduction de GES; la responsabilité sociale d’Hydro-Québec qui doit servir à affranchir notre économie de sa dépendance envers les énergies fossiles.

Les auteurs du rapport font valoir que la rentabilité du projet est incertaine. Ils mentionnent que l’Agence internationale de l’énergie a émis des réserves sur l’utilisation du gaz comme énergie de transition à cause des émissions importantes produites dans les activités d’exploration et d’extraction en amont de la chaîne d’approvisionnement. Les commissaires reconnaissent aussi que le projet de GNL Québec nuirait à la transition énergétique dans les pays clients. Ils soutiennent enfin que les impacts en aval et en amont du projet devraient être pris en compte, notamment les impacts cumulatifs des différentes composantes du projet Énergie Saguenay (comme Gazoduq) et ceux des autres projets envisagés dans la zone portuaire de Saguenay qui pourraient nuire au rétablissement du béluga.

Comme on pouvait s’y attendre, le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. Benoit Charette, a choisi de s’accorder un délai avant de recommander au gouvernement d’autoriser ou non le projet Énergie Saguenay. Sa recommandation est attendue en juillet. Le message du juge en chef de la Cour suprême du Canada, M. Richard Wagner, qui défend la taxe carbone pour contrer la menace du réchauffement climatique, devrait l’inciter à entendre raison : « La lutte contre les changements climatiques requiert une action collective à l’échelle nationale et internationale, et ce, en raison du fait que, de par leur nature même, les GES ne connaissent pas de frontières ».

D’ici à l’annonce de l’abandon définitif du projet Énergie Saguenay, il faudra continuer de manifester notre opposition à ce projet. Mais la justesse du rapport du BAPE nous permet d’espérer que lorsque les citoyens, les scientifiques, les élus municipaux et les responsables d’organisations unissent leurs forces pour sauvegarder le bien commun, il devient possible de construire un avenir meilleur.

Les nouvelles du RVHQ  

Assemblée générale annuelle du RVHQ


Le 14 mars dernier se tenait l'assemblée générale annuelle du RVHQ sur Zoom. Phillipe Duhamel (en haut à droite) a accepté le poste de coordonnateur général. Nous tenons à remercier chaleureusement Odette Sarrazin qui a assuré l'intérim. 

L'assemblée a débuté sur une présentation très intéressante du livre Du temps et de l'eau. Requiem pour un glacier de Andri Snaer Magnason, présentation faite par Louise Morand de l'Assomption en transition et Batiste Delas du Comité vigilance hydrocarbures de Trois-Rivières. Nos deux lecteurs ont insisté sur l'effet invisible des changements climatiques dont l'auteur nous fait prendre conscience et surtout sur l'effet mobilisant du livre.

C'est un véritable appel à la mobilisation endossé par les Mères au front qui signe la préface. Le résumé de quatrième couverture invite à l'action.

« À partir des plus récentes données scientifiques mais aussi d’entrevues, entre autres avec le dalaï-lama, Magnason présente la réalité des changements climatiques comme jamais personne ne l’a fait avant lui, dans un récit mobilisateur qui offre en même temps une bonne dose d’espoir face à un avenir incertain.  

À l’invitation de la communauté scientifique, l’auteur prend sa plume de conteur et puise dans la mythologie, la poésie, les légendes, ainsi que dans l’histoire mondiale et son histoire personnelle, pour nous faire voir autrement notre rapport au temps et rappeler les répercussions de nos actions petites et grandes sur les générations futures.

Le résultat est une exploration à 360° de la crise environnementale, venue directement du front islandais, où la disparition de glaciers qu’on croyait éternels donne un visage concret aux enjeux. Un vibrant appel à retrouver une façon de vivre en harmonie avec la nature. »

Laure Waridel, auteure de La transition, c'est maintenant, a complété la présentation en nous parlant de l'organisme Mères au front. La militante sociale, auteure, environnementaliste, conférencière et chroniqueuse est revenue un an en arrière lors de la création de l'organisme né du sentiment d'urgence et de l'amour des mères qui souhaitent protéger leurs enfants et leur offrir un environnement durable. 

L'idée de désobéissance civile a tout de suite rallié une quarantaine de mères de tous horizons qui se sont rassemblées devant le constant grandissant d'éco-anxiété chez leurs jeunes. Depuis, de nombreuses mères de 25 groupes au Québec, en Belgique et en Colombie-Britannique ont adhéré à l'organisme. 

Les Mères au front utilisent la poésie et la colère dans leurs revendications. Voici d'ailleurs un rappel de leur Cri du coeur, qui figure dans la préface du livre de Magnason. Cri du coeur que Laure Waridel nous a fait le plaisir de nous lire. 

Nous sommes Mères et Grand-Mères, par le sang et autrement. Nous nous levons pour protéger nos enfants.

Nos enfants qui ne veulent plus faire d’enfants. Nos enfants qui appellent à l’aide. Nos enfants, volcans de promesses, que nous avons invités dans cette vie en leur parlant de beauté, de douceur, de vertige. De possibles.

Nous sommes celles qui mettent au monde. Celles qui nourrissent et celles qui soignent. Nous sommes fières et en colère. Aimantes et décidées.Nous exigeons des gestes forts et immédiats. De la droiture et du courage politique.

Nous sommes de partout, nous sommes innombrables. D’un océan à l’autre et bien au-delà.

Nous sommes mère loup, mère caribou, mère outarde et mère carcajou. Nous sommes la mère béluga qui meure en mettant bas et la mère kangourou qui fuit le brasier. Nous sommes toutes les mères. Nous sommes aussi la vôtre.

Nous sommes en colère, et vous savez que notre colère est juste. Nous voulons un avenir. Nous voulons que la vie gagne. C’est notre devoir de la protéger et aussi le vôtre. Nous allons tout faire pour.

Nous bercerons d’un bras et brandirons l’autre. L’amour de nos enfants est notre arme de construction massive, pour la suite du monde.

La prochaine assemblée du RVHQ aura lieu en juin et il y sera notamment question d'une plate-forme environnementale pour les élections municipales de novembre.

Actualités  

Crédit photo : Greenpeace 

Toutes et tous contre GNL/Gazoduq  

Rassemblés devant l’Assemblée nationale, le 30 mars dernier, plusieurs groupes dont le RVHQ ont pris la parole contre GNL/Gazoduq. 

Soixante groupes de la société civile et les trois partis d’opposition se sont exprimés à l’unisson afin de demander au gouvernement Legault de rejeter immédiatement le projet. Le BAPE est catégorique : le projet ne remplit aucune des trois conditions incontournables posées par la gouvernement, soit la contribution à la transition énergétique, l’acceptabilité sociale et la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).

Lire le communiqué 

Vidéo : Le Soleil 

Frigos : enfin un programme de récupération  

Le RVHQ attendait cette nouvelle depuis longtemps. Un nouvel organisme, Go Recyc, fera son apparition pour permettre aux détaillants, fabricants et grossistes d’électroménagers de gérer la récupération des appareils en fin de vie. Collectés par les livreurs de produits neufs et par les municipalités, l’organisme entrera en scène par la suite pour en assurer un recyclage adéquat.

La création de l’organisme est une « bonne nouvelle », selon Jacques Rousseau, le secrétaire général du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ). Toutefois, à partir de maintenant, il sera important de vérifier la performance du programme mis en place par les entreprises, souligne-t-il.

Le RVHQ s’intéresse de près au nouveau règlement, car les appareils réfrigérants contiennent des halocarbures. Mal récupérés ces gaz s’enfuient dans l’atmosphère. Leur contribution à l’effet de serre est équivalente (pour une même masse) à des milliers de fois celle du CO₂. C'est ainsi qu'une trousse a été conçue pour aider nos comités citoyens à s'assurer que leur municipalité participe à l'effort de récupération. 

Trousse RVHQ 

 

Réplique média 

Les boudeurs   

Alors que certains dénoncent l'absence de l'environnement à l'agenda de M. Legault, et que le gouvernement Trudeau qualifie le gaz naturel d'énergie propre, M. Gérard Montpetit constate que certains leaders boudent la réalité des changements climatiques. 

Les textes « Réplique médias » sont des réactions à des articles, propos ou événements controversés concernant de la question des hydrocarbures et de l’environnement. Ils sont écrits bénévolement par des militants et envoyés aux journaux. 

Lire la lettre d'opinion 

 

Les nouvelles des régions 

Crédit photo : Greenpeace 

NON à GNL Québec

La lutte s'est poursuivie au sein de la Coalition Fjord et ses alliés contre le projet GNL Québec. La Coalition a été particulièrement active avec une sortie publique sur les effets du projet sur le compte d'électricité des québécois

Des bannières ont été installées le 9 mars à Saguenay, Trois-Rivières, Montréal, Shawinigan, Val-d’Or et Rouyn-Noranda envoyant le même message : il n'y a pas d'acceptabilité sociale pour un projet aussi destructeur que GNL/Gazoduq !

Un blitz de courriels, d'appels et de gazouillis aux député.es a fait rage avant et après le dépôt du rapport du BAPE. 

Puis le 14 mars, d'autres bannières ont fait leur apparition dans 14 villes au Québec.

Le 18 mars, le Parti Libéral s'opposait officiellement à GNL/Gazoduq, créant l'unanimité des partis d'opposition contre ce projet. Dans un communiqué, la Coalition Fjord demandait à la CAQ d'en faire autant. 

Journée mondiale d'action pour la justice climatique

Sit-in, Place du citoyen, Chicoutimi, Photos Hélène Lavoie, Coalition Fjord

Plusieurs de nos comités ont pris part à la Journée mondiale pour la justice climatique, organisée le 19 mars, dans la foulée du mouvement étudiant Fridays for future. Une dizaine de manifestations se sont tenues un peu partout au Québec, à Montréal, Chicoutimi, Val d'Or, Sherbrooke, Valleyfield, Saint-Jean-sur-Richelieu, Hull et Québec. À quelques jours du dévoilement du rapport du BAPE, les manifestants ont demandé à la CAQ de fermer la porte à la bombe climatique qu'est GNL/Gazoduq. 

La Coalition Fjord a participé à un sit-in à la Place du citoyen au centre-ville de Chicoutimi. Le Comité de citoyens pour la protection de l'environnement maskoutain (CCCPEM) et ses alliés ont organisé un rassemblement devant le bureau de la députée de la CAQ, Chantal Soucy à Saint-Hyacinthe. 

À Montréal, un millier de personnes se sont réunies sur le Mont Royal avant de se rendre devant les bureaux d'Hydro-Québec pour dénoncer le gaspillage d'électricité destinée à GNL, ce qui risque d'entrainer une hausse des tarifs. Une délégation de membres de Mobilisation Environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC), des CVH de Lavaltrie et de la MRC de L'Assomption étaient sur place. 

Manifestation à Saint-Hyacinthe avec le CCCPEM et ses alliés  

Manifestation à Montréal, Délégation RVHQ à gauche, Photos Jacques Lebleu, MEAC 

Vidéo : TROVEP Montérégie 

S'opposer à la poursuite en Gaspésie

Début mars, la Cour du Québec a entendu la poursuite déposée par Gaspé Énergies contre le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, sur son refus d’autoriser l’exploration d’hydrocarbures à moins de 1000 mètres d’un milieu hydrique. Il s'agit d'un premier test en cour pour la Loi sur les hydrocarbures. 

Carol Saucier, porte-parole de Solidarité Gaspésie, a donné une entrevue très éclairante à Télé Gaspé sur les inquiétudes d’une coalition d’organismes citoyens suite aux démarches de Gaspé Énergie visant à renverser la décision gouvernementale interdisant le forage pétrolier au puits Galt 6 situé à proximité de Gaspé. Il expique pourquoi il faut s'opposer à cette poursuite. 

Des ateliers ZéN à Montréal

Une démarche vers la transition énergétique est mise en place dans cinq arrondissements de Montréal, dont Ahuntsic-Cartierville. Des petits groupes pourront discuter de ces enjeux virtuellement. 

Mobilisation Environnement Ahuntsic-Cartierville participe à un de ses ateliers animés par le Front commun pour la transition énergétique qui a rédigé la plateforme Pour un Québec ZéN. Un premier atelier s'est tenu le 23 mars et deux autres sont à venir en avril. 

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FEEDback contre la gaspillage alimentaire

Un mémoire a été déposé, le 2 févier dernier, par Mobilisation Environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC) à la Commission sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs de la ville de Montréal. Le mémoire portait le titre de « La récupération de proximité par, pour et avec les communautés » et avait comme but de sensibiliser les élu.es de la ville de Montréal sur les conséquences du gaspillage alimentaire.

Le projet FEEDback est issu d’une prise de conscience citoyenne. Dans le contexte d’urgence climatique et de la mouvance environnementale à l’échelle planétaire, le collectif MEAC a facilité de nombreux échanges concernant les préoccupations liées au gaspillage alimentaire dans le quartier. 

En 10 mois le projet a permis la récupération de 11 tonnes d’aliments, ce qui a permis de distribuer en moyenne 28 grandes boîtes d’aliments par semaine à des citoyen.nes du quartier.

Le MEAC poursuit également ses actions sur le front de la mobilité durable et participera à la consultation publique sur le projet d'écoquartier Louvain-Est.

Non à l'enfouissement à St-Nicéphore

Crédit photo : Ghislain Bergeron, l'Express

Le CVH de Drummondville annonce une coalition avec les opposants au projet d'enfouissement de 430 000 tonnes de matières résiduelles par année pendant 10 ans à Saint-Nicéphore. Avec en main un jugement de la Cour supérieure, la Coalition demande au gouvernement de retirer le décret qui autorise le projet. 

Au cours des prochaines semaines, un plan d’action sera élaboré par la coalition nouvellement créée. Les deux organismes citoyens souhaitent que des organismes communautaires, des associations ou des groupes se joignent à eux. Le juriste et sociologue Richard E. Langelier a déjà répondu à l’invitation.

Ce combat intervient au moment même où le BAPE tient une consultation publique sur la gestion des résidus ultimes

Pour l'électrification de la zone Agtech

Le Comité vigilance hydrocarbures de la MRC de l'Assomption désapprouve le choix du gaz naturel pour chauffer une nouvelle zone industrielle d’envergure sur son territoire. Le comité citoyen soutient que la géothermie couplée avec une thermopompe électrique et une énergie secondaire constitue une bien meilleure avenue. 

Le choix du gaz naturel comme énergie principale pour chauffer un million de pieds carrés de nouveaux bâtiments industriels soulève bien des questions.

Il est reconnu que le méthane obtenu par fracturation (c’est le gaz distribué par Énergir) est autant, sinon davantage nuisible pour le climat que le charbon. Louise Morand a rédigé une lettre ouverte sur le sujet. La voici. 

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Les comités de Lanaudière en action 

Plusieurs comités de Lanaudière ont répondu à une invitation de Québec solidaire de manifester contre GNL Québec. Des bannières ont été déployées près des bureaux des élus.es caquistes dans la région.

Nos comités collaborent avec diverses organisations comme le Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière (MÉPAL) et la Coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie (COPH) pour dénoncer les coupes à blanc dans les aires protégées et le projet de Mine Graphite à Saint-Michel-des-Saints. 

Ils participent également au projet Collectivité ZéN (Zéro émission Nette) L’Assomption-D’Autray et aux midis de la transition du projet FORmation collaborative pour la justice énergétique (FORJE), ainsi qu'aux rencontres de la Vague écologiste au municipal.

Avez-vous votre guide ?

Notre guide citoyen sur les changements climatiques connait beaucoup de succès. Réalisé par une équipe de bénévoles dont plusieurs membres du RVHQ, ce guide pratique permet aux lecteurs de mieux comprendre l’impact de leurs activités sur le climat et d’agir en conséquence pour réduire leurs gaz à effet de serre. Un échantillon de ce guide est en ligne sur le site web du RVHQ. 

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