Bulletin du RIMF

Numéro 58 -15 juillet 2025

 

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📅 Dates : 10 au 14 septembre 2025

📍 Lieux : Montréal et Ottawa, Canada

Rejoignez-nous pour la rencontre d'automne et l’Assemblée Générale annuelle 2025 du Réseau International des Maisons des Francophonies (RIMF), un moment clé pour renforcer notre réseau, échanger sur nos pratiques et bâtir ensemble l’avenir de la Francophonie.

 

Objectifs de ces rencontres :

Favoriser le partage d’expériences entre les Maisons de la Francophonie et encourager la coopération.

Développer des stratégies d’autonomie et de durabilité pour assurer l’indépendance et la pérennité de nos Maisons.

Renforcer l’influence du RIMF à l’international, notamment à travers le projet Erasmus francophone et le Sommet de la Francophonie 2026.

 

Aperçu du programme :

📌 10 septembre – Montréal : Accueil des participants & cocktail de bienvenue.

📌 11 septembre – Ottawa : Visite de la Maison de la francophonie d’Ottawa, rencontres avec les partenaires et échanges sur le rôle de la francophonie.

📌12 septembre – Montréal : Ateliers et conférences sur la francophonie, projection du documentaire "En préparation du XXe Sommet de la Francophonie, soirée cambodgienne."

📌13 septembre – Montréal : Assemblée générale annuelle, discussions stratégiques et soirée Premières Nations.

📌 14 septembre : Synthèse des travaux et clôture des rencontres.

Infos et inscriptions : Inscrivez-vous ici pour que nous puissions avoir vos coorodnnnées pour les prochains suivis.

Ne manquez pas cette opportunité de contribuer activement à l’avenir du RIMF!

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Tribune Collective parue le 11 juillet 2025 dans le journal francais

Les Échos

Francophonie en danger : l'heure du sursaut ou du renoncement »

La francophonie, atout et fierté de la France, semble s'essouffler depuis de trop nombreuses années, estiment les quatre signataires de la tribune. Il est urgent d'en réenclencher une dynamique fructueuse, dans l'intérêt de la nation et de son rayonnement international.

Après des signaux forts en faveur de la francophonie, l'Etat français a semblé freiner son soutien, notamment via des coupes budgétaires qualifiées de brutales par les signataires de la tribune. (Gabrielle Cezard/SIPA)

La 50e session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie s'ouvre à Paris dans un monde plus instable que jamais depuis la Seconde Guerre mondiale. Alors que certains régimes imposent la loi du plus fort, bafouant ouvertement le droit international, jamais le besoin de défendre une vision du monde fondée sur le multilatéralisme, la coopération, les libertés publiques, la démocratie et la paix n'a été aussi pressant.

Le président Emmanuel Macron a donné un signal fort en faveur de la Francophonie, à travers ses discours à Ouagadougou, Erevan ou Kinshasa, appelant à une Francophonie jeune, vivante et offensive, et avec l'ouverture de la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts, véritable manifeste culturel et politique. Ces engagements tracent une ambition claire qu'il faut désormais traduire en actes durables.

Une série de signaux alarmants.

Or, depuis, en quelques mois, plusieurs alertes graves ont ébranlé les fondations de la Francophonie et font douter de la motivation de la France.

Le premier choc est celui du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l'Organisation internationale de la Francophonie.

 

Deuxième alerte, l'accord de paix entre la RDC et le Rwanda, deux piliers du monde francophone, négocié par les Etats-Unis et le Qatar !! Comment ne pas y voir un effacement diplomatique alarmant ?

S'ajoutent à cela les coupes budgétaires brutales imposées par la France : -75 % pour l'Agence universitaire de la Francophonie, -60 % pour l'Assemblée parlementaire. Un désengagement mal venu et qui sème le doute chez nos partenaires.

Et, enfin, se pose la question toujours irrésolue des visas, qui mine la réputation de la France. Le refus d'entrée, très médiatisé, du Dr Moctar Touré, Président de l'Académie des Sciences du Sénégal et figure du monde scientifique africain, décoré par la République française, en est un symbole tragique. Ce type de décision contredit l'esprit de partage des savoirs que nous affirmons incarner.

La France a-t-elle tourné le dos à la Francophonie ?

Ce triple recul - diplomatique, politique, budgétaire - pose une question simple et brutale : la France a-t-elle réellement renoncé à ce qu'elle a contribué à bâtir ? Nous, signataires de cette tribune, refusons de nous y résoudre.

Car ce qui est en jeu dépasse la langue, l'histoire ou les institutions. C'est le modèle de société que nous défendons : un espace fondé sur l'Etat de droit, l'égalité, la liberté, le dialogue des cultures.

Dans ce contexte troublé, il convient de saluer le courage de celles et ceux qui, malgré les vents contraires, continuent de défendre la Francophonie avec fidélité aux valeurs qu'elle porte. Le ministre Thani Mohamed Soilihi en est un exemple, refusant de céder à la fatalité budgétaire qui lui est imposée.

Il est encore temps d'inverser la tendance. À condition de le vouloir, et d'agir maintenant, en suivant un plan d'action précis.

« Le premier choc est celui du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l'Organisation internationale de la Francophonie. »

Premièrement, renouer avec une véritable vision politique.

La France doit assumer ses responsabilités et jouer pleinement son rôle de leader et d'inspirateur. Cela suppose un cap clair, une constance dans l'engagement et des actes concrets forts. Le rapport de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, paru la semaine dernière, en trace les grandes lignes.

La Francophonie doit rapidement redevenir un axe structurant de notre diplomatie, porté par l'Etat, relayé par les élus, les institutions, les collectivités, mais aussi par la diplomatie parlementaire, qui peut jouer un rôle déterminant pour retisser les liens entre les peuples.

Deuxièmement, redéfinir une nouvelle ambition mobilisatrice.

La Francophonie du XXIe siècle ne peut se résumer à un héritage. En plus d'un modèle de société, elle doit devenir une promesse d'avenir pour la jeunesse francophone : apprendre, entreprendre, créer, rêver ou même chanter.

Cela suppose une rupture nette avec le passé : sortir d'une vision datée, héritée, pour construire une Francophonie porteuse de nouvelles utopies.

Troisièmement : mettre en place des règles de mobilité claires.

Il ne peut y avoir d'espace francophone facteur de développement sans règles claires de mobilités des personnes. Des initiatives en la matière existent, mais restent trop dispersées, peu visibles, et parfois défaites par des pratiques administratives contre-productives. Il est temps de faire de la mobilité un levier stratégique.

Une vocation à réaffirmer d'urgence

Quatrièmement : moderniser les outils et transformer la gouvernance.

 

Plusieurs opérateurs de la Francophonie ont su se réinventer, innover, se rapprocher du terrain. Ces dynamiques doivent être soutenues et généralisées pour bâtir une gouvernance francophone plus inclusive, plus ouverte, plus agile, et où les diasporas, les territoires, les créateurs, les universités, les collectivités et tous les acteurs de terrain seraient associés aux grandes orientations.

La France doit y jouer pleinement son rôle. Non pas en s'imposant, mais en engageant. Non pas en centralisant, mais en fédérant. Non pas en parlant seule, mais en donnant la parole aux autres.

Réinvestir le projet francophone n'est ni un luxe ni un supplément d'âme. C'est une nécessité stratégique et civilisationnelle ; pour continuer d'être plus grand que ce que nous sommes - ou courir le risque de disparaître à force de renoncements et d'idées étriquées.

Une Francophonie sans la France s'efface. Une France sans Francophonie perd sa voix. L'heure est venue de choisir : qui veut agir, nous suive !

 

Les signataires :

Bruno Fuchs est leprésident de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

Jean-Pierre Raffarin est un ancien Premier ministre et l'ancien représentant personnel du Président de la République pour la Francophonie.

Jean-Marie Bockel est l'ancien Secrétaire d'Etat en charge de la Coopération et de la Francophonie.

Christian Philip est l'ancien représentant personnel du Président de la République pour la Francophonie et le président du Réseau International des Maisons de la Francophonie.

Dans le cadre de sa mission d’accompagnement et de renforcement des capacités de ses membres, le RIMF met en place un partenariat cadre avec l’APNA (Fédération des Associations pour la Promotion du Numérique en Afrique).

Ce partenariat vise à faciliter l’accès à des expertises numériques utiles à nos structures membres, notamment en matière de formation, de communication et de gestion numérique. Pour en savoir plus sur l'APNA : https://bit.ly/3QkSq2r

Afin d’évaluer plus précisément vos besoins, nous vous invitons à remplir le formulaire ci-dessous :

Formulaire – Évaluation des besoins numériques

Vos réponses permettront à l’APNA d’adapter ses propositions à vos réalités locales. En fonction des besoins identifiés, des rencontres individualisées pourront être organisées à l’occasion des Rencontres d’automne du RIMF (10 au 14 septembre 2025), où l’APNA sera présente.

La Cité internationale de la langue mérite la visite.

Très beau parcours sur la langue française et les langues du monde. Parcours numérisé réussi sur un plan pédagogique.  A voir absolument par tous celles et ceux pour qui la francophonie représente un défi à promouvoir.

Compte-rendu Fêtes Consulaires Lyon 2025. (RL)

Chaud, chaud et bruyant ....mais coloré et que de costumes traditionnels portés fièrement et élégance.

Malgré un espace un peu contraint, "ombrière" oblige et parfois mal comprise, un petit caillou dans la chaussure pour de nombreux lyonnais, nous avons pu échanger sur le thème de la Francophonie et nos actions avec un nombre assez important de personnes qui souhaitaient s'informer sur la Francophonie.

Nous étions, malgré l'absence cette année du drapeau de la Francophonie , un peu le “consulat ”de la Francophonie, entouré par la trentaine de Consulats présents pendant ces deux journées.

J'aime bien cette ambiance festive et colorée, musiques, danses, costumes, animations diverses.

Difficile pour nous de rivaliser avec nos petits moyens, humains, financiers et pratiques, mais on peut toujours prévoir de plus belles rencontres et organiser en amont et avec des membres efficaces et engagés de notre association , plus de visibilité attractive et d'échanges inter consulats francophones par exemple.

Pour l'anecdote , M Grégory Doucet, Maire de Lyon, accompagné de Mme Zvorovtzoff, adjointe chargée des relations internationales, nous et m'a remercié au nom de la Ville de Lyon et de la Francophonie, d'être présents.

Merci à Éloïse Giry, Didier Martin, Aïcha Vesin Chérif, et Christian Philip pour leur présence. Rendez vous est donc pris pour l'édition 2026!

Rémi LESLÉ

Maison de la Francophonie de Lyon

Un autre retour sur les fêtes consulaires 2025, (AVCh)

Les fêtes consulaires, rendez-vous annuel des lyonnais autour de l'interculturalité, de l'humanisme et de la découverte et du respect de l'“AUTRE”. Musique, danses et rythmes divers font danser les uns et les autres comme un avant-goût de la fête de la musique.

Le coeur en fête, il fut difficile de déchanter et c'est avec une grande déception que, pour raisons météorologiques, il fallut se résoudre à fermer les stands en pleine effervescence, comme un goût d'inachevé, alors innovons, inventons quelques événements pour retrouver l'atmosphère des fêtes consulaires, un espoir dans ces temps difficiles.

Aïcha Vesin Chérif

Eliane Nsom, Paul Nelson (jeune ambassadeur francophone) et Eloise Giry (stagiaire Maison de la francophonie de Lyon) sur le stand du RIMF au Congrés international des professeurs de français.

La Maison de la francophonie à Marseille a continué ses activités malgré la canicule et les feux de forêt qui ont touché la ville, heureusement sans dégâts pour nous!
 
1/ Le 13 juin, la Maison a participé au dîner-débat organisé au restaurant La Boussole à Oli$lioules dans le Var par la Maison Toulon Provence Méditerranée, présidé par Olivia TCHEMAKO-MATTEI sur le thème " LA ROUMANIE, PAYS PHARE DE LA FRANCOPHONIE EN EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE ".  Madame Aurélia GROSU, consule générale de Roumanie à Marseille, David Galtier, Vice-Président de la Métropole Aix Marseille Provence et les représentants des associations participantes sont intervenus dans une ambiance fort conviviale.
 
2/ Le 24 juin, la Maison a participé à la Journée internationale de la blouse roumaine organisée à la mairie des 9ème et 10ème arrondissements de Marseille.  Cette chemise blanche brodée et tissée à la main comportant des motifs populaires ancestraux est inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO et a inspiré de nombreux artistes dont le peintre Henri Matisse et des créateurs de mode. Des chants et danses ont ponctué cette soirée qui s'est terminée autour d'un buffet roumain.
 
3/ Le 11 juillet, la Maison a participé à Marseille au cocktail organisé dans le cadre du Festival international de cinéma de Marseille - FID Marseille et dédié à la célébration du cinéaste roumain Radu JUDE à qui le Festival a rendu hommage par une rétrospective la plus complète présentée à l'échelle internationale.
Le CSF  a continué ses démarches et activités à travers le monde francophone pendant ce début d'été:
 
* en intervenant au Concours international d'éloquence francophone organisé par l'Association Francophone d'Amitié et de Liaison, l'Alliance Française de Monaco et les Jeunes Ambassadeurs Francophones à Monaco le 14 juin,
 
* en participant le 15 juin, après celle du 24 avril avec des sénateurs JCI, à une réunion de préparation de la création de la Maison de la francophonie avec les Femmes leaders mondiales à Manosque (Alpes de Haute Provence), 
 
* en organisant son Comité Directeur le 18 juin près de Rouen qui a entériné la signature d'une convention de coopération avec Pan Europe France et étudié avec Saholy Letellier, enseignante à l'université de Rouen, un projet de semaine dans l'Océan indien sous la forme d'une "Caravane des îles" en vue de la promotion d'une francophonie plurielle et partagée dans les 4 États (Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles) et les 2 Régions françaises (La Réunion et Mayotte) en relation avec les Correspondants locaux du CSF,
 
* en participant du 19 au 21 juin à la Convention nationale de la Jeune Chambre Economique Française à Strasbourg avec l'animation d'un atelier "Désir de francophonie",
 
* en participant le 25 juin à l'Assemblée Générale présidée par Christophe PISCIOTTA de l'Union des Français de l'Etranger à Monaco avec Corinne Giordano-Pisciotta, Correspondant du CSF qui a en charge la Maison de France très francophone.
 
Les Correspondants locaux du CSF ont continué leurs actions sur le terrain avec, par exemple, l'intervention de Thérèse AMICHIA au Forum des entrepreneurs d'impact 2025 à Abidjan le 25 juin et la participation de Rodolphe DJIGUIMDE au "Green city Jaycee plante" à Ouagadougou le 12 juillet.

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