L'Écho-Nouvelles L'infolettre du DC Mai 2024 | L'équipe Vigne du Dura-Club tient à remercier tous les participant.e.s de leur présence à la journée bilan vigne qui s'est tenue le 5 avril 2024 à l'Eurospa de St-Ignace de Stanbridge. La journée a été marquée par une diversité de sujets abordés, notamment le bilan de la saison 2023, l'introduction du nouveau programme Prime-Vert, l'emploi du bicarbonate de potassium dans la prévention du blanc de la vigne, ainsi que des rappels essentiels sur la taille des vignes avant le printemps. | Nous tenons également à remercier le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation pour leur soutien financier dans le cadre du programme Prime-Vert, qui a grandement contribué à la réussite de cet événement. Votre participation et vos questions ont permis d'enrichir les échanges et nous espérons que cela vous permettra de bien vous lancer dans cette nouvelle saison! | | Nous vous invitons à rester connecté.e.s avec le Dura-Club pour ne pas manquer nos prochaines activités. On se voit très vite dans les champs ! | | Les présentations de cette journée sont maintenant disponibles sur le site internet du Dura-Club. | Rappel : Il n'est pas trop tard pour faire régler son pulvérisateur ! Contactez votre conseiller.e pour prendre rendez-vous avec nos technologues avant de commencer vos traitements. | | Les gels se succèdent mais ne se ressemblent pas. Vous aurez deviné que ce proverbe n’est pas celui généralement entendu, mais il n’en demeure pas moins assez représentatif de nos printemps imprévisibles. Chaque épisode de gel est unique! Voici quelques exemples de types de gel ainsi que quelques paramètres influençant la sévérité du gel : gel radiatif, gelée blanche, gelée noire, gel par advection, gel-gelée, point rosée, durée du gel, type de sol, hauteur de la culture, stade phénologique de la culture, type de paillis au sol, humidité du sol, exposition au vent, topographie, proximité de boisé ou de bâtiment, ciel nuageux, ciel clair... Il apparaît donc que tous les épisodes de gel ne sont pas comparables entre eux et requièrent, par conséquent, différentes stratégies de protection. Cet article ne sera en aucun cas un guide complet sur la gestion des gels, mais plutôt un rappel très rapide sur les températures critiques à garder en tête et les méthodes de protection les plus répendues sous nos conditions. | Stades et températures critiques pour la fraise et le bleuet | | Source tableau: Martsoff and Gerber, Ohio Strawberry Manual, Belletin 436, Cooperative Extension Service, Ohio State University. Photos: Guide des traitements phytosanitaires 205 CRAAQ. | | Source: Bleuet en corymbe, Guide de protection 2006, CRAAQ. | | Pour la culture de la fraise, l’utilisation de couvertures flottantes est très bien connue. La technique consiste à installer une couverture sur la culture durant la journée juste avant l’épisode de gel nocturne annoncé, afin de cumuler un maximum de chaleur au sol. Ensuite, selon l’ampleur du gel annoncé, il est possible de doubler ou même de tripler le nombre de bâches sur la culture, avant la tombée de la nuit, afin de préserver au maximum la chaleur cumulée précédemment au sol. Évidemment, l’irrigation par aspersion est toujours envisageable comme protection contre le gel, mais requiert de grandes quantités d’eau et une surveillance accrue tout au long de la nuit. La technique consiste à démarrer l’irrigation 1h avant le début du gel et de l’arrêter 1h après la fin du gel. Il est très important de ne pas stopper l’irrigation durant l’épisode de gel puisqu’un tel arrêt pourrait endommager la culture de façon plus importante que si l’on n’avait pas du tout irrigué. | Concernant le bleuet en corymbe, ce n’est pas à la floraison que nous risquons d’avoir le plus de perte à la récolte, mais bien à la chute des corolles. Cela étant dit, l’utilisation de couvertures flottantes n’est pas réellement envisagée dans cette culture. En revanche, l’irrigation par aspersion peut être réalisée, avec les mêmes règles de conduite que pour la fraise. La technique la plus répendue reste néanmoins la réalisation de plusieurs feux dans la bleuetière ou en bordure, tout au long de la nuit, afin de maintenir une température de l’air plus élevée. À ce sujet, les matériaux les plus utilisés sont les bûches de bois, les branches ou les bûches artificielles vendues en quincaillerie. Dernièrement, des bougies réutilisables vendues en format chaudière sont apparues sur le marché et peuvent être une option à considérer. N’hésitez-pas à communiquer avec vos conseillers pour plus de détails concernant la protection contre les gels printaniers. | | Les grilles de fertilisation du MAPAQ établissent les besoins azotés de base pour le maïs-grain entre 120 et 170 kg N/ha en prenant en compte principalement la réponse à l’azote du rendement lors de nombreux essais en champ, mais également des analyses de prélèvement de l’azote par la plante. On sait ainsi que seulement 37% de l’azote retrouvé dans un plant de maïs provient de l’azote appliqué. D’où provient le reste? Du sol! Plus le sol est en santé, moins le maïs a besoin d’engrais pour produire plus de rendement. Ça peut paraître surprenant, mais plus un champ de maïs performe, moins il a besoin d’engrais. Entre 120 et 170 kg N/ha, quand on ne connaît pas intimement le champ et qu’on n’est pas certain de la météo, on vise davantage 170 kg N/ha comme besoin de base, par assurance. Toutefois, on doit lui soustraire : - L’effet des fumiers des 24 derniers mois ;
- Les précédents de légumineuses ou de prairies ;
- La minéralisation de la matière organique (jusqu’à 45 kg N/ha).
Dans les faits, on cherche typiquement 70 à 170 kg N/ha avant de voir l’allure du champ. Si le champ est inégal, que les prix ou la météo sont désavantageux, on revoit à la baisse, et si c’est l’inverse, on revoit à la hausse. | Si on a des raisons d’abaisser les besoins d’azote, on peut aussi avoir des raisons de les augmenter. La grille de fertilisation réalisée en 2010 semble toujours à jour selon les essais menés par d’autres Clubs-conseils dans les dernières années (170 kg N/ha plus que 120) malgré des hybrides de plus en plus dépendants à la fertilisation azotée. On sait toutefois que : - La contribution de la matière organique (jusqu’à 45 kg N/ha) est variable – elle peut être quasi-nulle lors d’une année froide et humide, comme elle peut être majeure (jusqu’à 100 kg N/ha) dans des sols exceptionnels ou des années très chaudes ;
- La contribution des fumiers est également de plus en plus variable et tend à diminuer avec des automnes/hivers chauds ou pluvieux pour les fumiers d’automne et des printemps pluvieux pour tout fumier ;
- La dose économique optimale d’azote peut varier de la dose agronomique optimale. En effet, si le rapport des coûts de l’azote et du grain sont avantageux, on peut voir une réponse économique positive jusqu’à 200 kg N/ha et même plus. Toutefois, la plante devient moins efficace à prélever l’engrais avec des doses aussi élevées, surtout si le rendement n’est pas au-delà la moyenne régionale (10-12 t/ha à 14,5% TE).
| | Alors, quoi faire avec tous ces chiffres et ces « si »? Généralement, les besoins de base de 170 kg N/ha, peu importe l’espérance de rendement, demeurent la dose agronomique à viser, mais la contribution de l’engrais est nécessaire dès que l’on n’est pas sur un retour de prairie de légumineuse, de culture de couverture ou dans un sol exceptionnel. | | À travers ces « si », deux constats demeurent. D’abord, si l’on n’effectue pas de tests de réponse à l’azote, on ne connaîtra jamais notre dose rentable d’azote. Ensuite, si on n’effectue pas de tests de nitrates en post-levée, on ne sait pas quelles sont les contributions azotées de tout ce que l’on a fait avant l’engrais de post-levée, surtout dans un contexte de climat déréglé ou imprévisible. Et comment on fait ces tests? Simplement en demandant à votre conseiller.e qui se fera un plaisir de tester les nitrates de vos champs et interpréter ces données avec vous, ou encore mieux, en combinant cela avec des bandes à différentes doses d’azote afin de mesurer l’impact sur le rendement et trouver « la meilleure recette » dans la batteuse et dans le portefeuille. Il va sans dire que favoriser la rotation de culture, la valorisation efficace des fumiers et des engrais granulaires, les cultures de couverture et la santé des sols peuvent vous rapporter gros à ce chapitre! | Il existe même des subventions (Producteurs de grains) qui peuvent couvrir entièrement certains de ces tests. Et pour ceux qui veulent avoir beaucoup de données pour le moins de travail possible, sachez que nous sommes en contact avec le programme DIFM de l’Université de l’Illinois qui peut vous fournir gratuitement un plan de parcelles clé-en-main pour vos applicateurs à taux variable, du moment que vous avez des cartes de rendement disponibles. | | La question du phosphore au planteur dans le maïs est aussi vieille que les premiers engrais granulaires : est-ce nécessaire d’ajouter du phosphore granulaire avec du lisier ou dans un sol déjà riche? On sait que des carences peuvent être observées peu importe la richesse du sol, et même peu importe la quantité de phosphore appliquée. Comme cet élément est prélevé par les racines, n’importe quel stress racinaire peut expliquer sa carence (sol trop froid, compaction, etc.) et il est difficile, voir impossible, d’affirmer qu’il est là question de fertilisation. | Si certains le voient comme une assurance (même si l’effet est beaucoup plus subtil que l’azote), on constate invariablement que l’ajout d’engrais phosphaté au démarreur peut rapidement causer des dépassements des quantités agronomiquement justifiables et causer ultimement l’eutrophisation des plans d’eau (les cyanobactéries, entres autres). | | On sait aussi que les grilles de fertilisation phosphatées utilisées dans le reste de l’Amérique du Nord, comme la plupart des essais menés au Québec, ne recommandent aucun phosphore nécessaire à plus de 5% d’indice de saturation du phosphore (ISP1), alors que les grilles du CRAAQ suggèrent 20 kg P/ha jusqu’à 20% d’ISP1. Comme il est difficile de cesser une telle pratique sans être certain de l’absence de conséquences et que cette pratique contribue à la surcharge de phosphore dans la Baie Missisquoi, les fermes du Bassin-versant de la Baie Missisquoi cultivant du maïs sont invitées à faire des bandes au semis avec un démarreur N-K seulement, sans P, afin de démontrer la pratique. L’OBVBM compense l’installation de telles parcelles par un montant forfaitaire de 1500$ (parcelle sentinelle P conforme au protocole) et d’un 1000$ supplémentaire si la ferme accepte d’être hôte d’une activité de démonstration au champ. Pour plus d’information, veuillez en discuter avec votre conseiller.e.! | Rapport RECUPOM et inviation à La Grande tournée pomicole ! | | Le rapport final annuel du RECUPOM est sorti ! " Le Réseau d’essais des cultivars et porte-greffes de pommiers (RECUPOM) a vu le jour en 1995. Ce réseau est le fruit d’un partenariat entre plusieurs intervenants impliqués en pomiculture provenant, entre autres, des Producteurs de pommes du Québec, du Centre de recherche agroalimentaire de Mirabel, des Producteurs de cidre du Québec, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, de l’Université Laval, de l’Université McGill et des clubs de services-conseils. La mission du RECUPOM est de vérifier l’adaptation au climat québécois de nouveaux cultivars (à croquer et à cidre) et de porte-greffes de pommiers réputés prometteurs de diverses sources soit ocales, nationales et internationales. " Lire la suite du rapport | L’institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) ainsi que les Producteurs de pommes du Québec (PPQ) vous invitent en Montérégie, les 17 et 18 juillet prochains, pour un circuit de 7 vergers visant à promouvoir l'innovation en pomiculture ! Cliquez sur le bouton pour tous les détails et vous inscrire dès maintenant! C’est gratuit! Inscriptions Vous avez jusqu'au vendredi 14 juin pour vous inscrire. | Voici ce qu'il y a au programme : | Rappel: Il est important de protéger les cours d’eau en conservant la bande riveraine. La bande riveraine est souvent herbacée naturellement, d’où l’importance d’y jeter une attention particulière en début de saison lors des travaux au champ. | Si vous n’êtes pas en mesure de bien délimiter la bande riveraine vous-même, sachez que le Dura-Club peut vous aider. Nous pouvons marcher vos bandes riveraines en identifiant la limite avec des piquets de bois. C’est également un très bon moment pour repérer les sorties de drain. | | La bande riveraine réglementaire doit être d’une largeur de 3m minimum calculée à partir de la ligne des hautes eaux (LHE) ou 5m si la pente est plus de 30% et doit comprendre 1m sur le replat du talus. Dans Brome-Missisquoi, le replat doit être au minimum de 2m à partir du talus. | Figure 1 : Distances d’implantation minimales d’une bande riveraine élargie pour être admissible au programme Prime-Vert. Source: mapaq.gouv.qc.ca/ | Alerte recrutement ! Une cohorte sur les bandes fleuries vous intéresse ?? Nous cherchons 5 à 15 producteurs ou productrices qui sont intéressé.e.s à participer à une cohorte sur le sujet des bandes fleuries. | | - Comment les implanter?
- Est-ce qu’elles perdurent dans le temps?
- Quelles espèces choisir?
- Sont-elles efficaces? Pour attirer les pollinisateurs? Pour attirer la faune?
Ces questions et plusieurs autres pourront être discutées dans cette cohorte animée par Julie Bellefroid et accompagnée de différents intervenants. En quoi consiste une cohorte? Une cohorte est un regroupement de producteur.trice.s agricoles qui se rencontre 3 fois par année pour discuter ensemble de différents sujets et qui participent à 2 activités de transfert de connaissance. Je vous suggère de participer à la cohorte des bandes fleuries afin d’en connaître un peu plus sur le sujet 😉 Vous pouvez communiquer directement avec Julie Bellefroid Julie.bellefroid@duraclub.com Cell: 514-835-0525 Nous prenons les inscriptions jusqu’au 14 mai. | À ne pas manquer sur le site Web du DC | Vous pouvez toujours consulter les dates importantes dans notre calendrier 👇 ICI | | Donnez-nous votre avis pour les sujets et les formats des prochaines journées Club en répondant à ce sondage en moins de 2 minutes ! | L’organisme Québec-Oiseaux veut évaluer la faisabilité de certaines techniques de fauche de foin pour pouvoir développer des mesures plus adaptées à la réalité des producteurs. Remplissez ce sondage pour partager votre opinion ! (Aussi disponible via la page Producteurs de notre site Web). | 🌻 Votre Santé nous tient à coeur 🌻 Rappelez-vous qu'il y a des services de psychologie agricole dans la région. Prenez soin de vous et parlez-en à un professionnel. C'est confidentiel, en ligne ou en présentiel. Psycologie agricole - Pro-Conseil | | Vous avez reçu ce courriel par un partage et vous désirez vous inscrire à cette infolettre? C'est ici ! | | | | |