LES BEAUX DÉTOURS         INFOLETTRE        JANVIER  2021   

Bonjour tout le monde,

Parce que le sens même du toucher est occulté depuis le début de la pandémie, j’ai décidé de vous offrir un geste qui appelle le contact. Il est aussi tendu qu’il peut être abandonné. Ce geste de la création de l’homme par Michel-Ange n’a rien à envier à tous les accomplissements, il est fondamentalement inachevé. C’est la beauté de l’affaire.

Si actuellement nous n’avons le droit ni de chérir ni de caresser, s’il faut encore bannir de notre quotidien toute rencontre chaleureuse, comme celles qu’on a développées avec vous lors des beaux détours, réfléchir sur le sens du toucher offre peut-être une sorte de solution de rechange. Le toucher, frappé d’interdit, prend valeur de symbole. Il devient plus grand à force d’espérance : le voir ainsi donne du courage. D’une certaine manière, mon propos aussi se veut réconfort, il s’offre dans l’attention et la présence à l’autre, dans le contact que les mots de ce message cherchent à établir avec vous.

DE LA MAIN / DU VISAGE

Depuis quelque temps, nous développons, dans un inconfort avoué, une étrange et salutaire habitude. Je veux rendre ici hommage au masque. Après le rassemblement, thème de mon dernier message, et le sens du toucher, qui s’est juste ici laissé effleurer, le masque s’impose.

Dans son caractère positif de protection et sa contrepartie négative de perte d’identité, ce petit accessoire est devenu si ordinaire qu’on en oublie presque le sourire qu’il cache. Il faut se faire à l’idée qu’avec un masque, notre capacité d’accueil est un peu entravée et que, sans la liberté de l’expression, la communication est plus difficile.

       Mais si on pensait le masque autrement que comme une barrière,          ne pourrait-on pas y voir une clé donnant accès à un autre monde?

Car le masque a besoin de ce qu’il cache. Il ne peut se réaliser pleinement sans cette dualité. Ce faisant, sa signification s’ouvre sur une dynamique plus large et plus profonde. Qu’il se limite au tour des yeux avec un loup demi-masque ou qu’il se transpose à la marionnette, au costume, au maquillage ou plus simplement au rôle, un masque n’est pas que l’objet qui cache. Nous entrons dans le vif de notre sujet avec le rappel d’expériences significatives, vécues au fil des ans avec les beaux détours.

À deux reprises, nous avions assisté au spectacle des Troyennes d’Euripide dans le parc de la Mauricie : cette production du théâtre de l’Eskabel, dirigée par Jacques Crête, qui avait si bien su nous envoûter. Aussi, revenions-nous au cœur de la forêt, en 2003, pour une féerie d’un autre ordre. Cette fois, l’Eskabel prêtait le site, pourrait-on dire, pour accueillir le Théâtre de Nord Amérique dans un spectacle mis en scène par John Strasberg. 

UN ÉTRANGE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ

Dans cet environnement sylvestre, l’adaptation de la pièce de Shakespeare par Michel Gatignol, prenait un sens tout à fait particulier. Comme au XVIe siècle, le spectacle avait lieu en plein air, sans beaucoup de décor ou d’accessoires. Il faut rappeler qu’à l’époque de Shakespeare, les spectateurs assistaient aux représentations debout, en rangs serrés sur les côtés de la scène, en suivant le mouvement des acteurs. C’était le discours des personnages qui, largement amplifié et marqué de gestes mimés, localisait l’action.

Amphithéâtre de pierres. Tourisme Mauricie

À Saint-Mathieu-du-Parc, on avait poussé l’audace jusqu’à commencer le spectacle dans le stationnement, hors du théâtre. De là, nous cheminions vers nos places à la queue leu leu dans la forêt, en nous imprégnant déjà de l’atmosphère de cet Étrange songe d’une nuit d’été. Une mise en scène d’une formidable cohérence!

Dans sa complexité, la pièce de Shakespeare oppose deux mondes : le réel et le fantastique. Qu’un comédien soit affublé d’une tête d’âne passe toujours, mais qu’il devienne l’objet de l’amour d’une fée est plus problématique. D’après Strasberg, l’histoire se résumerait à une nuit de folie amoureuse où les amants se vengent les uns des autres. Où les comédiens, après avoir « répété » toute la nuit, présentent leur propre tragédie. Car, dans cet Étrange songe d’une nuit d’été, c’est bien de cela qu’il s’agit : une pièce gigogne.

Le jeu du masque ici intervient à peine. C’est comme si l’âne n’avait rien à y voir, s’il était un personnage comme un autre. Il n’en demeure pas moins que sans lui, sans le masque, la dramaturgie n’aurait pas lieu.

Edwin Landseer (1802-1873) Tableau illustrant une scène de Shakespeare                                       

 

Je t’en prie, gentil mortel, chante encore. Autant mon oreille est énamourée de ta note, autant mes yeux sont captivés par ta forme, et la forme de ton brillant mérite m’entraîne, malgré moi, à la première vue, à dire, à jurer que je t’aime.

Titiana and Bottom@Stratford Shakespeare Festival. Maggie Smith, 1977, Midsummer Night’s Dream

La tromperie ne durera pas et les relations amoureuses, développées par Shakespeare dans Le Songe d’une nuit d’été, se dénoueront à la faveur d’une conclusion harmonieuse. N’est-ce pas pour la reprise de la pièce au XIXe siècle que Mendelssohn a composé sa célèbre « Marche nuptiale »?

Le masque-tête d’âne n’est pas le seul qui fasse basculer le réel dans l’imaginaire. Toute l’action théâtrale est, en soi, une sorte de duperie. Pour peu qu’on s’y prête, elle donne accès à un monde autre, derrière le masque. Un monde qui n’est perceptible qu’avec notre complicité de spectateur. Il faut croire à ce transfert d’identité entre l’acteur et son personnage, un transfert qui ne passe pas nécessairement par l’objet-masque, il suffit parfois d’une attitude, d’un rôle…

UN BAL MASQUÉ

Dans l’histoire des beaux détours, nous avons eu la chance de vivre d’autres déguisements. La représentation de l’opéra Un Bal masqué de Verdi a peut-être tout d’une fête, mais la portée de l’œuvre est beaucoup plus large. On y côtoie en effet derrière le masque de la tromperie, une réalité qui excède le seul plaisir esthétique. À l’automne 2011, lors d’un voyage en Allemagne, nous avons assisté à une représentation de cet opéra au Semperoper de Dresde.

Semperoper de Dresde

Trois fois recommencé, ce théâtre raconte une belle histoire de résilience. Dessiné par l’architecte Gottfried Semper, le premier bâtiment du Théâtre royal ouvre ses portes en 1841. Il est de proportions harmonieuses et s’apparente à l’architecture italienne de la Renaissance.

En 1869, un feu ravage totalement l’édifice et c’est le même architecte qui, par l’entremise de son fils Manfred, construit le second Théâtre royal entre 1871 et 1878. Si les bombardements de 1945 ne le détruisent pas complètement, le théâtre est désormais une coquille vide. Seuls les murs extérieurs et quelques morceaux sculptés ont été épargnés. Il faudra attendre 1985, soit quarante ans plus tard, pour qu’un troisième théâtre soit enfin inauguré. Reconstruit à l’identique, pour honorer son concepteur, il sera baptisé Semperoper.

En 2015, le Metropolitan Opera de New York offrait en matinée Un Ballo in Maschera de Verdi. Devenus depuis plusieurs années des habitués du Met, nous avions choisi l’œuvre pour clore le programme musical de notre voyage printanier.

Lincoln Center New York

On se rappellera que l’intrigue de l’œuvre s’inspire d’une trahison politique et d’un régicide survenus à la cour de Suède, en 1792. C’est sur cette trame historique que l’opéra de Verdi met en scène l’amour impossible et tragique de deux êtres profondément épris.

Truffée de quiproquos, de doutes et de demi-vérités, l’œuvre se construit sur l’ambiguïté, le secret et le déguisement, des principes qui ont fasciné Verdi dans son travail de création. Mais, faut-il toujours jouer de camouflage? Dans une prestation chantée, la présence du masque est plutôt symbolique. Inutile de cacher le visage, c’est le rôle qui prend le relais, transforme l’identité du chanteur et multiplie ses possibilités d’intervention.                                                                                                

Si le dédoublement donne parfois dans le drame, il comporte aussi son envers en proposant quelque chose d’amusant et joyeux : plus légère, la figure de l’Arlequin ou du clown en témoigne.

Masques et bouffons (1860), dessins de Maurice Sand, fils de George Sand

Qu’on se rappelle l’attrait de l’exposition La Grande Parade, Portrait de l’artiste en clown, présentée au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, en 2004. Même si les personnages de la Commedia dell’ arte n’étaient pas vraiment présents dans cette exposition, un monde extravagant se manifestait à nous par les tableaux et sculptures d’une centaine d’artistes.

La grande parade était celle de la parodie, avec comme toile de fond, l’illusion et l’imposture. Le cirque offrait ses contorsions d’acrobatie, ses tensions de funambules et ses pitreries de monstres et merveilles, de beauté, de laideur. Le portrait de l’artiste en clown avouait sa part de dérision.

Bien sûr, en pareilles circonstances, le déguisement ouvre une brèche dans la réflexion. Il ne s’impose pas comme barrière de protection antivirus, anticontact. Il est plutôt une clé d’accès au monde gratuit de toutes ces folies d’émerveillement et de fantaisie.

L’OISEAU DE FEU

Un semblable transfert se produit avec des marionnettes. En 2016, dans l’état de New York, nous avons eu la joie d’assister à un spectacle absolument éblouissant! À l’occasion de son 50e anniversaire, le Saratoga Performing Arts Center programmait le ballet L’Oiseau de feu d’Igor Stravinsky, tel que mis en scène par la marionnettiste sud-africaine Janni Younge et le chorégraphe Jay Pather.

Les incidences folkloriques de la musique russe combinées au mouvement dansé et au déploiement dans l’espace des grandes marionnettes ont fourni un spectacle audacieux et contemporain. Il y a toujours une part de vrai dans ce genre de spectacle et une part d’irréel.

Mais, par quelle magie se laisse-t-on prendre dans les filets du dédoublement? Parfois cachée, ailleurs bien visible, la personne qui manipule la marionnette semble pourtant bien réelle. C’est elle qui anime et fait vivre le personnage-marionnette. Si on considère cette personne comme seule vraie, alors, où est le spectacle? Dans quel univers pouvons-nous situer cette merveilleuse illusion que l’histoire, l’acteur ou la marionnette, la mise en scène, le son et l’éclairage proposent?

L’oiseau de feu

Pour que la magie opère vraiment, il faudra bien sûr qu’une entente se réalise entre actants de la scène et spectateurs. C’est à cette seule condition que le transfert se produit, permettant que l’imaginaire devienne parfois plus réel que le réel. Vous savez quand on en oublie le lieu où on est, l’heure ou le jour…

Oui, comme spectateurs, on peut se laisser convaincre d’entrer dans le jeu du dédoublement. Ce soir-là, à Saratoga, la chose nous a été facile tant les personnages, mystérieusement animés et plus grands que nature, vivaient dans la musique de l’œuvre.

Si vous voulez entrer à votre tour dans cet émerveillement, je vous invite à faire défiler la page d’accueil du site des Productions Janni Young, au www.janniyounge.com/the-firebird-show, jusqu’à The Firebird. Là, vous aurez droit à quelques précieux moments de ce conte fantastique de L’Oiseau de feu. Ce morceau d’art et de vie mérite vraiment d’être partagé.

Et c’est par le jeu du théâtre qu’est rendue possible la traversée du miroir, cette évasion du réel vers ailleurs. Suivre ce chemin nous amène à d’autres visages fictifs et d’autres possibilités de dédoublement.

Car c’est toujours de masques qu’il s’agit.

 BREAD & PUPPET

Après Saratoga Springs, à l’été 2016, nous nous sommes rendus au nord du Vermont, dans la campagne de l’arrière-pays de Glover. Là, nous attendaient, dans le Bread & Puppet Museum, une foule de masques et autant de personnages grossis, accentués, entassés dans l’attente d’un éventuel réveil théâtral.

Devant de tels visages, on ne peut s’empêcher de voir une parenté esthétique avec l’expressionnisme allemand, cette forme d’art qui, par la déformation de la réalité, exacerbe les sentiments et les émotions. Le plus souvent, l’expressionnisme traite de sujets dramatiques, la peur, l’angoisse…

                 En visite dans le musée                                               Théâtre Bread & Puppet

Il faut savoir que le Bread & Puppet n’est pas qu’un musée, il est aussi une activité théâtrale qui se manifeste ponctuellement lors de festivals ou de fêtes locales.

Il y a de la caricature, de la moquerie, du divertissement, mais pas seulement, car ce théâtre est politique, on y exploite souvent des thèmes sociaux, graves, la pauvreté des petites gens, l’arrogance des dirigeants, le racisme… Une orientation qui bouscule les idées reçues et provoque la réflexion. Peter Schumann, ce merveilleux hippie qui a fondé le Bread & Puppet en 1963, est d’avis que de tels spectacles sont bénéfiques, qu’ils peuvent toucher tout le monde, qu’ils sont issus d’une grande soif de vérité et qu’ils disent exactement ce qui doit être dit.

Comme notre venue au Bread & Puppet ne coïncidait pas avec la date d’un spectacle, nous avons eu droit à une animation toute spéciale sur l’art de la marionnette. Dans la grange transformée en théâtre, nous ont été révélés les secrets qui font vivre ces grands mannequins de papier, de plumes et de tissu...

Moïra entourée de poupées de papier mâché ornant les murs du théâtre

Et nous avons ensuite retrouvé Peter Schumann, qui doucement, faisait cuire du pain.

Ce pain à partager, il nous l’a offert en viatique pour le voyage de retour..

Un geste tout à fait cohérent avec sa philosophie et celle de l’organisme car le Bread & Puppet, par le « eating-bread-together », prend aussi la forme d’un véritable geste de communion.

                                                                                                            Peter Schumann

Ici, on dépasse le strict caractère concret de l’objet-masque, au profit d’une sorte de spiritualité de l’intervention. Le masque n’est pas que le masque, il est sens, il est symbole et, dans l’expérience du Bread & Puppet, il touche aussi un certain rituel.

 

LE VISAGE-MASQUE

On retrouvait un peu de cette pensée dans l’exposition Maori debout, au Musée de la civilisation de Québec, en 2013. Et c’est encore par le masque qu’il nous a été donné d’aborder la culture de ce peuple légendaire d’Océanie, les Maoris. Pour la suite de mon propos, doit-on s’étonner que cette culture se fonde aussi sur des valeurs spirituelles et sociales de générosité et de partage? 

 

Le masque maori n’est pas le visage associé à une grande marionnette, il n’est pas non plus un objet anonyme. Il détient au contraire un pouvoir d’évocation symbolique très fort. On se rappellera avec fascination les bois gravés et les portraits ouvragés montrés en photos à l’exposition de Québec. Mais je veux m’attarder ici à un phénomène tout à fait exceptionnel qui me semble digne d’intérêt.

 

Chez les Maoris, le masque a en effet l’étonnante particularité de se transposer en tatouage raffiné à même le visage humain. Motif et support se confondent alors en une seule réalité. Le rôle normalement dévolu au masque de cacher en proposant autre chose ou de protéger ce qu’il cache, ce rôle se trouve transformé et comme confondu. Le masque n’est plus une entité autonome qu’on peut ou non retirer. Il fait corps avec le visage. On peut s’interroger sur cette nouvelle identité, cet étrange amalgame du visage-masque. Et découvrir qu’une signification symbolique très profonde se trame qui, dans la civilisation maorie, est proche de la mythologie des origines.

C’est vrai qu’en soi le masque est porteur de sens. Mais il n’est pas interdit de le voir aussi pour lui-même, en dehors de toutes contraintes, d’en apprécier la beauté formelle plutôt que de chercher l’efficacité d’un sens parallèle. Le masque peut être libre de toute connotation, indépendant de tout rituel et proposer à lui seul l’imaginaire d’une histoire à inventer.

FESTIVAL INTERNATIONAL DU MASQUE

C’est bien ce qu’il nous a semblé vivre en visitant l’exposition collective organisée par le Festival international du masque de Saint-Camille dans les Cantons-de-l’Est.

          Masques  photographiés lors du repérage  à Saint-Camille, en 2011

Là, devant quelques visages suspendus, aériens, figés dans leur blancheur, contrepoids aux masques de paille, de bois ou de papier, nous avons découvert des poupées dormeuses, d’autres au regard lointain et silencieux... Masques-sculptures à contempler… On ne joue pas avec de telles figures. Le théâtre est ailleurs.

Il est ailleurs et pas vraiment! En 2013, avec Les beaux détours, il nous a été donné de suivre La femme blanche de Magali Chouinard dans une performance poétique et visuelle d’une grande profondeur. L’artiste y déployait sous nos yeux une gestuelle élégante qui nous parlait, dans le silence le plus complet, de la solitude et du temps qui passe, fluide et inexorable.

Le masque blanc, effaçant l’expression du visage de la femme, toute blanche aussi, nous forçait, comme spectateurs, à aller plus loin, dans l’essentiel d’une communication intérieure.

Pour peu qu’on s’y soit laissés prendre, l’expérience que nous avons vécue à l’occasion d’un tel spectacle tenait presque du vertige. Il fallait vibrer à ce nouveau langage quand les signes parlent et qu’il n’y a plus de mots.

La femme blanche de Magali Chouinard, photo Marie Beauchemin

 

 

Madame, Monsieur, amis des beaux détours,

Le voyage que j’ai choisi de vous offrir, par ce message, voulait contourner le sens du confinement et vous donner quelque chose à rêver.

Avec le théâtre, l’opéra, le ballet, la marionnette et quelques expositions programmées lors de beaux détours passés, il cherchait l’ailleurs d’une réflexion plus profonde. Le masque n’est jamais qu’un passage entre deux réalités! Et la pandémie dans laquelle nous sommes ne durera certainement pas toujours!

Alors patience, courage et bon début d’année!

© Francine Sarrasin, 2021

 

Pour associer l’art, la connaissance et le voyage, j’ai fondé Les beaux détours à l’été 1987, une entreprise en tous points conforme à mes intérêts et champs de compétence.

Formée en musique à l’École Vincent-d’Indy (Université de Montréal), j’ai aussi fréquenté l’École des beaux-arts de Montréal, fait des expériences de théâtre et poursuivi mes études en histoire de l’art à l’UQAM, puis à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Ma thèse de doctorat portait sur La représentation des instruments de musique dans l’art canadien.

Professeure de musique tant au Québec qu’en France, j’ai aussi enseigné pendant plusieurs années l’histoire de l’art à l’université. Parallèlement, j’ai développé une expertise particulière dans l’analyse de l’illustration du livre pour enfants. Cela m’a permis d’agir comme commissaire d’exposition, et membre de jurys internationaux dans le domaine de l’art de l’illustration. Depuis plusieurs années, je tiens une chronique régulière dans la revue de littérature jeunesse Lurelu.

C’est dans la continuité de mes expériences d’écriture et d’enseignement que Les beaux détours ont pris forme et, depuis mars dernier et la pandémie, c’est par des messages comme celui-ci que je souhaite garder le contact avec vous.

Crédits photographiques : pour illustrer ce message, je remercie le Festival International du masque d’autoriser la reproduction des masques de l’exposition collective et Mme Magali Chouinard pour la photo de la Femme blanche, celles de L’Oiseau de feu sont disponibles dans le site de Yanni Younge, mentionné en rubrique.