Par Cécile Tartera, agr., chargée de projets, Groupe ProConseil
Au Québec, l'agroforesterie est définie comme « un système intégré qui repose sur l'association intentionnelle d'arbres ou d'arbustes à des cultures ou à des élevages, et dont l'interaction permet de générer des bénéfices économiques, environnementaux et sociaux » (CRAAQ, 2011).
Les bénéfices environnementaux liés aux arbres et aux haies brise-vent en milieu agricole sont nombreux et bien connus. Une vaste documentation fait la promotion des plantations à la ferme pour améliorer la biodiversité, la qualité de l’eau, la vie du sol et stocker du carbone. Mais savez-vous que les arbres et les arbustes peuvent aussi être des alliés précieux pour la production agricole?
En agroforesterie, ceux-ci peuvent être agencés de multiples façons pour procurer des avantages agronomiques et économiques. Ils peuvent prendre leur place autour ou au sein des champs, des enclos ou des cours, sous forme de haies simples ou multi-rangées, en alignements, en bosquets ou épars… Adéquatement disposés, ils permettent d’améliorer le rendement, la qualité, la rentabilité ou encore la résilience ou l’acceptation sociale des différentes productions agricoles.
La morphologie et les effets des aménagements évoluent au fil de la croissance des arbres, et certains bénéfices et contraintes se révèlent avec les années. Une bonne planification est donc essentielle et doit tenir compte des caractéristiques pédoclimatiques du site et des infrastructures présentes, mais aussi de la compatibilité avec les activités agricoles et des objectifs, ressources et préférences du producteur ou de la productrice. La gestion des aménagements dans les années suivant l’implantation est tout aussi cruciale, pour garantir la fonctionnalité et la bonne cohabitation des aménagements avec les activités agricoles.
Le 12 novembre, la SQP organise un webinaire qui sera consacré aux haies brise-vent, avec le Groupe ProConseil. Inscrivez la date à votre agenda pour en apprendre plus sur les aspects techniques, économiques et sociaux de cette technologie plus que jamais d’actualité pour les fermes québécoises !