Devant l’inhumanité des gouvernements occidentaux qui parlent de la « crise » des migrant·s, du « problème » des migrants et, bien sûr, de la « faute » aux migrants, Anne-Marie St-Cerny a voulu comprendre. Et voir. Elle a longé des frontières, en Amérique et en Europe. Elle a pris des chemins de traverse, des routes rurales, les pays de mines et de forêts. Elle a voulu raconter la mécanique à l’œuvre dans les circuits de migration, la géopolitique de la « gestion des flux » et la sous-traitance de cette crise humanitaire par l’Occident à des pays tiers. Ponctuée de témoignages, cette bande dessinée documentaire montre les murs successifs auxquels se heurtent les migrants : d’abord dans dans leur pays d’origine, puis dans les pays de transit et enfin dans le pays de destination. Ces migrants qui fuient la guerre, un désastre naturel, l’insécurité économique, cherchent un « chez soi »… et à qui on leur dit de rentrer « chez eux ». Portée par les dessins crus et percutants de Djibril Morissette-Phan, La grande mécanique est une BD coup de poing, qui nous emmène sur les routes des passeurs, dans les camps de migrants et sur les frontières toujours plus militarisées. Elle décortique aussi le jargon des migrations dans les institutions internationales (ONU, Union européenne, etc.) et la rhétorique politicienne au sein des pays dits « riches » qui fait porter aux migrants tous les maux de la société : l’insécurité, le manque de logements, de services, etc. | | | Teruko & Loui Areno Inoue Picquier Elles s’appellent Teruko et Loui et sont les meilleures amies du monde. À 70 ans, elles entreprennent une grande évasion du foyer conjugal et d’un foyer pour seniors : une équipée de rêve et sans le sou à travers le Japon dans de grands éclats de rire à répétition. Loui, dans sa robe panthère et sous sa doudoune fluo, gagne sa vie en chantant des chansons françaises dans les bars, et Teruko, qui se dit volontiers mamie mauvais genre, exerce son talent de divination par les cartes dans des petits cafés. Leur nouvelle vie démarre vent arrière, pleines voiles. | | | | Le Roi d’Attolie Megan Whalen Turner Monsieur Toussaint Louverture Megan Whalen Turner signe avec Le Roi d’Attolie un récit de pouvoir et de métamorphose, où rien n’est vraiment ce qu’il semble être. Le Voleur d’Eddis est devenu Sa Majesté contre toute attente et presque contre sa volonté. Rien, dans la silhouette maladroite de ce jeune étranger, n’inspire la loyauté. Alors que les intrigues se multiplient dans les couloirs du palais, chacun le méprise, à commencer par Costis, simple soldat de la Garde, qui malgré lui est entraîné dans l’intimité du pouvoir, témoin impuissant de l’absurdité d’un couronnement imposé. | | | | | Laurel·e C. Maloubier et M.-F. Montpetit Dent-de-lion | | | | Emi Francesco Fagnani Alice Jeunesse | | | | | Le premier tambour de Kohkom Monique Gray Smith, Karlene Harvey Orca Lorsque la Kohkom de Charlie veut savoir comment s’est passée sa journée à l’école, le garçon parle avec enthousiasme du cercle de tambours autochtone. Kohkom lui raconte qu’il n’y a pas longtemps, elle a reçu son tout premier tambour lors d’une cérémonie organisée à la mémoire des enfants qui ne sont jamais revenus des pensionnats pour Autochtones. Mais Charlie ne comprend pas. Comment se fait-il que Kohkom n’ait pas déjà reçu son premier tambour? Kohkom explique qu’elle a été enlevée à sa famille quand elle était toute petite, lors de ce qu’on appelle la Rafle des Années 1960. Elle a été adoptée par une famille blanche et c’est plus tard seulement qu’elle a découvert la culture Crie. | | | | Mon plan A Anne Renaud, Audrey Jadaud Isatis Mon plan A, un album d’Anne Renaud illustré par Audrey Jadaud, est maintenant disponible en livre audio sur la plateforme d’écoute de Radio-Canada! Lou n’en peut plus. Théo, un élève de son école, ne cesse de l’intimider. Il le ridiculise, le bouscule, l’exclut et utilise des mots qui lui font mal. Lou en parle à son père et tente de comprendre les raisons pour lesquelles Théo se comporte ainsi. Comment gérer cette situation avec Théo? Lou est plein de ressources et une trouvaille incroyable lui permettra d’élaborer son plan A. Et, qui sait, Lou et Théo deviendront peut-être des amis! | | | | | C’est vendredi dernier, lors du Salon du livre de Québec, que Maude Jarry a remporté le Prix littéraire des collégiens 2026 pour son roman La mère des larves (Ta mère). Les étudiant·es soulignent « la finesse de sa représentation de personnages complexes en quête de relations humaines authentiques, l’audace et l’engagement de son regard, capable d’ouvrir des horizons vers des univers méconnus sans jamais verser dans l’apitoiement [...]. Son féminisme, teinté d’humour, ne crée ni caricatures ni stéréotypes parasitaires; il choisit plutôt de mettre à nu (et de ligaturer) les mécanismes d’un système oppressant. » | | | | Les œuvres finalistes du Prix Émile-Nelligan ont été dévoilées! En lice, nous y retrouvons Aux charognes d’Élise Denis (Le Noroît), Dans l’intime duvet de la disparition d’Emmanuel Deraps (Poètes de brousse) et L’herbe clochette de Colette Zouvi (Poètes de brousse). Le prix sera décerné le lundi 4 mai, couronnant un·e poète d’Amérique du Nord de trente-cinq ans ou moins pour un recueil publié en français au cours de la dernière année. | | | | | Ce que je sais de toi d’Éric Chacour (Alto) se fait une place sur la courte liste du Dublin Literary Award! L’œuvre gagnante sera annoncée le 21 mai. | | | | Du 23 au 26 avril, rendez-vous à l’aréna Guy-Charbonneau de Sept-Îles pour le Salon du livre de la Côte-Nord. Cette année, Simon Boulerice et Éric Chacour seront les auteurs à l’honneur, et Véronique Marcotte sera l’autrice en résidence. | | | Cette communication vous est envoyée car vous nous avez transmis votre adresse courriel dans le cadre d’une relation d’affaires avec Diffusion Dimedia. Pour ne plus recevoir de communication de notre part, merci de vous désabonner en cliquant sur le lien en bas de ce courriel. | | | | |