Bilan des vacances de la Coalition Conservation Mont-Kaaikop.
Dans les faits, la Coalition n'a pas chômée pendant la période estivale! En vrac, voici plusieurs nouvelles et actions qui se sont déroulées au cours des derniers mois.
1- La mise en réserve des territoires de l'aire protégée Mont-Kaaikop, par le ministère de l'environnement (MELCCFP), devrait être annoncée prochainement. Cette importante action fait suite à l'annonce du Ministre de l'environnement de la volonté de créer l'aire protégée Mont-Kaaikop suite au dépôt du projet de la Coalition le 5 décembre dernier.
https://ici.radio-canada.ca/tele/le-telejournal-18h/site/segments/reportage/425373/environnement-cop15-montreal-charette
La Coalition, de même que SNAP Québec, demeurent en contact avec le ministère de l'environnement concernant cette étape importante.
2- La Coalition, accompagnée de l'Institut des territoires, oeuvre actuellement à l'élaboration du Plan de Valorisation et de Préservation des Écosystèmes de l'aire protégée Mont-Kaaikop. (PVPÉ). Ce plan assurera la protection réelle de la riche biodiversité présente sur les territoires –végétaux, forêts et faune- et répondra au bien-être humain, notamment en loisir et en ressourcement nature pour ce territoire, tout en s'assurant de la mise en place d'un modèle de gestion qui garantira le respect de ce plan.
3- Un intrant important du plan précité est la connaissance approfondie de la riche biodiversité du territoire de l'aire protégée. C'est pourquoi au cours de l'été 3 équipes de professionnels de l'Institut des territoires, accompagnés de stagiaires, ont réalisé un plan de caractérisation scientifique de zones ciblées sur l'ensemble du territoire. Constats : de très belles découvertes sur la richesse des vieilles et anciennes forêts et sur la faune. (Des résultats seront publiés ultérieurement.)
4- Le projet de recherche universitaire #2 (niveau doctorat) portant sur l'identification et la catégorisation des vieilles forêts a reçu le feu vert du dernier partenaire subventionnaire, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. La réalisation de ce projet a démarré à l'automne 2022. Pour plus d'information :
https://www.youtube.com/watch?v=XGwLnizgTg4
5- La Coalition a conclu une entente avec l'Institut des Sciences de la forêt tempérée (de l'UQO) pour une participation financière de 30k$ pour un troisième projet de recherche universitaire (niveau maitrise), qui se déroulera sur les territoires de l'aire protégée. Il s'agit d'un créneau de recherche innovateur : l'ADN environnemental (ADNe). En gros, des échantillons d'insectes piqueurs seront capturés sur le territoire et l'ADN extrait révélera beaucoup d'information sur la faune présente à l'aire protégée Mont-Kaaikop. Ce projet répond à un des objectifs de la Coalition de faire avancer et de publiciser la recherche fondamentale sur la science environnementale, notamment sur les forêts. Détails à venir...
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Ci-dessous, nous retrouvons notre belle chouette Béatrice, au repos sur des branches de hêtre. Elle est la fidèle représentante des attachants habitants silencieux de l'aire protégée Mont-Kaaikop.
Béatrice est très discrète, mais elle a l'oeil ouvert et, lors de ses nombreux vols, elle voit beaucoup de textes sur des affiches destinées aux humains en visite dans des endroits naturels. C'est ainsi qu'elle a partagé ses observations avec ses précieux amis Boris l'ours, Julien le lièvre et, entre deux enterrements de noix, avec Réal l'écureuil forestier.
Béatrice leur a dit que les belles forêts vieilles et anciennes qu'ils habitent, et bien elles sont fragiles et elles résultent d'un processus très lent de la nature, qui sait être patiente lorsqu’on la laisse faire.
Ainsi, au tout début, les territoires de l'aire protégée n'étaient que de roches. Les premières plantes à s’installer sur la pierre ont été les lichens. Ils ont créé un milieu humide et, par conséquent, favorable au développement des mousses.
Avec le temps, ces mousses se dessèchent, meurent et se décomposent pour former une mince couche de terre (humus). Le cycle se répète des milliers de fois et le sol devient alors suffisamment profond pour porter et nourrir des plantes.
Finalement, les arbres peuvent se développer, ajoutant de l’humus au sol qui, graduellement, abrite tout un monde vivant d’animaux microscopiques, d’insectes et de vers. Ce long processus a mis la table pour la lente évolution qui a mené à la riche biodiversité présente au Mont-Kaaikop.
Béatrice et ses amis se doutent que les forêts de l'aire protégée Mont-Kaaikop sont fragiles. Les causes sont les pentes et l’altitude, ce qui fait qu'à beaucoup d’endroits les sols ne sont pas suffisamment épais (sols minces). Cela force la racine des arbres à courir à la surface de la roche pour trouver l’humidité et les éléments essentiels à leur croissance.
Ils misent beaucoup sur les humains de la Coalition qui connaissent les enjeux de conservation liés aux territoires du Mont-Kaaikop. Ils espèrent que le Plan de Valorisation et de Préservation des Écosystèmes de l'aire protégée Mont-Kaaikop tiendra compte de tout cela.
Béatrice et tous ses amis habitants silencieux du Mont-Kaaikop, ont besoin de milieux naturels dédiés, afin de leur assurer sécurité, tranquillité et lieu de vie propice à se nourrir et à se reproduire. Et, c'est une grande priorité de la Coalition.