Le Potineur / Avril 2020

Salutations

 

Mot de la direction

 

Rencontres virtuelles

 

JeSs du JAG en quarantaine

 

The L Word!

Mon regard 2020 sur une série de 2004

 

Sexo-Capsules

La non-binarité : mise à jour

Le patient de Londres : une deuxième guérison du VIH

 

Faut qu’on jase!

 

Retour sur le Sommet SMASH 2020

 

Suggestions de films et de séries

 
 

Mot de la direction

Nous traversons présentement une période difficile. Nous sommes confrontés à quelque chose hors du commun. Nous avons sans doute le sentiment que nous n’avons pas le contrôle de la situation et nous nous sentons toustes impuissant-e-s face à ce qui arrive.

Détrompez-vous! Nous avons le pouvoir de changer les choses si nous agissons en respectant les règles de confinement et si nous suivons les recommandations de la Santé publique. Demain sera meilleur, j’en suis convaincu, même si demain nous paraît encore éloigné. Ça va bien aller!

Le plus complexe est sans aucun doute de demeurer à la maison. Quand tu vis en appartement avec qu’un petit balcon pour prendre un peu l’air, que ton bureau fait partie maintenant de ton domicile, que ton conjoint poursuit son travail en services essentiels malgré les risques de contamination et que tes seules sorties de résument à des marches solitaires, à faire l’épicerie une fois par semaine et aller à la pharmacie une fois par mois, tu réalises que tu ne peux rien tenir pour acquis.

Malgré tout, tu ouvres toutes grandes tes portes et tes fenêtres pour y laisser entrer l’air du printemps qui se pointe et pour entendre les cris des outardes qui reviennent dans la région. Elles sont quand même chanceuses puisqu’elles peuvent voyager sans nécessiter de quarantaine!

Dans les circonstances, je suis surpris de notre capacité d’adaptation et de notre résilience. Je suis aussi rempli d’admiration pour nos membres, nos allié-e-s, nos ami-e-s et notre équipe de travail qui demeure en contact au quotidien par Messenger et d’une à deux fois par semaine en se rencontrant sur la plateforme Zoom.

Le JAG, si grouillant d’activités, en plein développement et avec des projets, est en quelque sorte sur pause, mais pas complètement. C’est l’occasion d’apprendre à faire les choses autrement. Nous vivons cette période particulière en pensant à celleux qui ont besoin de nous, tout en leur disant que nous avons aussi besoin d’elleux.

C’est pour cette raison que nous avons décidé de reprendre nos activités de groupe de façon virtuelle, pour nous dire combien nous comptons les uns pour les autres en ce temps l’isolement. Nous souhaitons ainsi vous voir en grand nombre pour participer à nos groupes de discussion.

Vous avez sans doute constaté que nous publions depuis quelques jours des sondages et capsules sur Facebook. Notre intervenante Justine a aussi publié une capsule vidéo visant à sensibiliser les personnes sur « les premières fois ». Cette capsule est en ligne sur Facebook et Instagram.

Nous prévoyons créer plusieurs capsules qui seront mises en ligne sur différents sujets. Ce sera notre façon de poursuivre notre travail de sensibilisation en cette période de confinement.

Mes salutations à toustes! Gardez courage! Ça va bien aller!

Dominique Gauvreau, Directeur général

 

Groupes de rencontres virtuelles

Nous sommes là pour vous!

Nous reprenons nos groupes sur la plateforme ZOOM.

Pour y participer, vous devez respecter certaines conditions.

Être inscrit au groupe privé « Membres du JAG » sur Facebook.Vous pouvez demander à une intervenante, par message sur Facebook ou par courriel de vous y ajouter.

Justine Hémond : justine.hemond@lejag.org

Jessica Grenon : jessica.grenon@lejag.org

 

Exigences : Avoir un ordinateur, une tablette ou un téléphone intelligent.

Les rencontres durent au maximum deux heures.

Les participants doivent être respectueux et employer un langage adéquat.

______________________________________________

Interventions individuelles :

Par Facebook, Messenger ou Téléphone.

Aucune rencontre en personne.

 

JeSs du JAG en quarantaine!

Bien le bonjour!

J’espère que vous allez bien et que vous faites attention aux gens qui vous entourent!

Je ne vous apprends rien en vous mentionnant que les évènements des dernières semaines chamboulent le déroulement habituel des activités du JAG. Les ateliers dans les écoles et autres milieux sont annulés jusqu’à nouvel ordre et l’équipe doit s’habituer à faire du télétravail… Ce mot a gagné en popularité ces derniers jours!

Je dois admettre qu’il est plutôt étrange pour moi de travailler de la maison. Je dois me discipliner et ne pas me laisser déconcentrer par tout ce qui se passe autour de moi, surtout de ne pas succomber à l’envie de flatter mes chats de manière incessante! Premièrement, je ne serais pas productive et deuxièmement, les chats me trouveraient insupportable! Puisque nous ne savons pas combien de temps tout cela va durer, je devrai donc me faire une routine de manière à distinguer un peu plus clairement la « Jess au travail » de la « Jess à la maison ».

Truc #1… M’habiller! Trop tentant de rester en pyjama… je ne succombe pas à l’appel du linge mou et je mets des jeans!

Truc #2… Bureau à la maison! Juste pour faire croire à mon cerveau que je ne suis pas chez moi! Pour l’instant, je suis à la table de cuisine, donc je ne suis pas certaine que ce soit le spot idéal puisqu’il y a plein de stimuli et mes documents de travail se retrouvent partout… En conséquence, je n’ai plus de table de cuisine. (Dah!)

Truc #3… Se mettre à jour! Le télétravail nous amène à travailler sur des dossiers qui étaient dans la pile « Quand j’aurai le temps » ben le v’là le temps!

Truc #4… Innovation! Pour rester en contact et continuer d’offrir des services à nos membres, nous devons innover, sortir des sentiers battus. Ne soyez pas inquiets, on travaille la’dessus! D’ailleurs, suivez-nous sur Facebook et Instagram pour rester à l’affût.😉

Mis à part mes habitudes de travail à moduler, ma vie personnelle également demande de l’ajustement. Fini les sorties improvisées pour aller flâner dans les endroits publics ou un p’tit resto en amoureuses. NON! #restezchezvous. Donc, qu’est-ce qu’on fait quand on a du temps de libre coincé entre quatre murs? On écoute des séries et, pour une fois, zéro remord d’être une patate de sofa! Vous pourrez lire un peu plus loin mon article sur une série que j’écoute ces jours-ci.

Sur ce, je vous dis « On lâche pas, on fait attention et on se lave les mains! » Sérieusement, je crois que le moment est idéal pour s’arrêter et réfléchir à nos comportements, revoir peut-être nos priorités et prendre conscience et apprécier les petits bonheurs simples de la vie.💙

Jessica Grenon, Coordonnatrice des interventions

 

Mon regard 2020 sur une série de 2004

C’est encore moi! Malgré la panoplie de nouvelles séries qu’il est possible de regarder à la télé ou sur d'autres plateformes, et bien imaginez-vous donc que je me suis replongée tête première dans la saison 1 de The L Word! Je suis passée au travers en deux jours. Dans un premier temps, j’ai découvert cette série à l’époque où j’allais au Cégep (en 2007 environ). À ce moment-là, j’avais littéralement dévoré la série complète en l’espace d’un été… Questionnement existentiel oblige! Il faut se rappeler que cette série culte est apparue à la télé en 2004. Seize ans plus tard, j’aimerais vous faire part du top 3 de mes constats!

#1 - Il semblerait que toute lesbienne assumée (du moins à Los Angeles en 2004!) doit avoir impérativement dans sa garde-robe une camisole blanche qui se porte sans brassière dessous. J’ai d’ailleurs souri lors d’un épisode où le groupe de filles veut aider l’une des leurs à savoir si Lara, la jolie cuisinière, est lesbienne. Un paquet de stéréotypes en lien avec l’expression de genre tel que l’habillement et la coiffure sont ressortis. Ceci m’a fait réfléchir aux « codes » sociaux que l’on attribue aux lesbiennes d’aujourd’hui. J’ai l’impression qu’en 2020, il est moins important (ou nécessaire) de devoir identifier notre orientation sexuelle par notre expression de genre. Il ne faut pas obligatoirement entrer dans les « boîtes » Lesbiennes masculines ou Lesbiennes féminines, ce qui était plutôt le cas à l’époque. Ce qui n’empêche pas que les stéréotypes demeurent et que certaines lesbiennes s’y sentent bien! À noter qu’une femme au style considéré plus « masculin » pourrait être questionnée davantage sur son orientation sexuelle qu’une femme qui répond aux critères de la féminité de notre société, et ce, encore aujourd’hui. De manière générale, il faut dire que les « cases » de ce qui est féminin et masculin au niveau vestimentaire et capillaire semblent s’être assouplies avec les années et c’est pour le plus grand bien de toustes. Bien sûr, certaines rigidités demeurent, surtout si on pense au port du maquillage ou de la robe pour les hommes.

#2 - La bisexualité n’est pas reconnue au même titre que l’homosexualité. D’ailleurs, Alice, qui s’identifie comme bisexuelle, est vue un peu comme une traîtresse et devrait choisir son camp, hétéro ou homo. On remet en doute à plusieurs moments sa bisexualité, et ce, au sein même de la communauté gaie. Ce qui est encore malheureusement le cas aujourd’hui! Malgré le fait que l’on sache qu’il existe beaucoup plus que deux orientations sexuelles, certaines personnes se perdent au travers de ces dernières et plutôt que de s’informer sur le sujet, elles les rejettent tout simplement. Il faut s’entendre une bonne fois pour toutes : il n’y en a pas une meilleure qu’une autre, chacune d’elles est légitime! Avoir le sentiment de devoir constamment se « battre » pour se faire reconnaître est épuisant. Vous voyez, il reste encore du chemin à faire!

#3 - Au niveau de l’identité de genre, l’ouverture est plutôt floue ou mal comprise. Ivan est un personnage que l’on voit dans quelques épisodes de la saison 1. Il courtise Kit, qui elle, s’identifie comme hétérosexuelle. Tout semble bien aller jusque-là puisque de façon générale, Ivan est reconnu comme un homme, bien que l’on sache que, biologiquement, il est considéré de sexe féminin. Cependant, on sent par le regard et certaines paroles des différents personnages qui gravitent autour de lui que sa situation n’est pas reconnue à sa juste valeur. On rappelle à Kit qu’elle est hétérosexuelle en sous-entendant que Ivan n’est « pas un vrai homme », donc qu’elle ne devrait pas vivre cette idylle. Pourtant, à aucun moment Ivan ne veut être reconnu comme une femme! De plus, on parle de lui au féminin à maintes reprises, ce qui m’a fait sourciller. Message important : il faut accepter les gens tels qu’ils sont tout simplement, c’est une question de respect, point!

Somme toute, j’ai adoré visionner à nouveau la saison 1, principalement pour voir les différences sociales au niveau de la diversité sexuelle entre 2004 et 2020, mais également pour me remettre en tête que c’est la première série télévisuelle qui met en scène des personnages principaux lesbiens et bisexuelles. C’est d’ailleurs ce qui en a fait une série culte! En faisant fi de l’avancée technologique (surtout au niveau des cellulaires) et au niveau de la mode, la série a tout de même bien vieilli malgré les lacunes par-ci par-là (dont la surreprésentativité des lesbiennes issues de la bourgeoisie). Hé oui, je vais éventuellement regarder la dernière saison The L Word : Generation Q et je vous ferai mon bilan.

Jessica Grenon, coordonnatrice des interventions

 

La non-binarité: mise à jour

Il a été porté à mon attention que mon article du mois dernier sur la non-binarité n’était pas tout à fait ce qu’il aurait dû être. Avec la collaboration des intervenantes du JAG, je vous apporte ici quelques précisions. Avant tout, je tiens à m’excuser si cet article a pu choquer et/ou blesser certaines personnes, car là n’était pas mon intention.

La première correction concerne l’identité « bigenre ». Celle-ci référant à l’ensemble de deux genres, cela peut signifier une personne qui s’identifie à la fois comme homme et femme, comme homme et genderqueer, ainsi que toute autre combinaison de deux genres.

Deuxièmement, la non-binarité est une identité de genre à part entière et, comme toute identité de genre, elle ne résulte pas d’un choix, mais bien d’une expérience personnelle au niveau du genre. Dans notre société, il existe davantage de genres qu’uniquement homme et femme. C’est la raison pour laquelle la binarité des genres, comme étant les seuls genres valides, n’est pas (ou plus?) une hypothèse plausible.

Troisièmement, l’identité « polygenre » signifie une personne qui s’identifie à plusieurs genres. Il est important de se rappeler que toutes les façons de s’identifier sont bonnes, il suffit de se sentir bien avec sa propre identité tout simplement.

Par conséquent, lorsque l’on souhaite s’adresser à une personne, plusieurs pronoms peuvent être utilisés. Il existe le « il » et le « elle », mais aussi le « iel » et une diversité de pronoms possibles. C’est pourquoi lorsque nous rencontrons une personne, il est important de lui demander quel pronom il est préférable d'utiliser.

En conclusion, j’espère avoir clarifié certains propos qui auraient pu être mal perçus et m'être fait comprendre sur le fait que je ne suis pas contre la non-binarité. Au contraire, il s'agit d'une identité tout aussi valide et justifiable.

Justine Beaucage, stagiaire en sexologie

 

Le patient de Londres : une deuxième guérison du VIH

Pour cette sexo-capsule, je souhaitais aborder une actualité du mois de mars 2020. Celle-ci concerne une deuxième guérison du VIH chez un patient de 40 ans atteint depuis plusieurs années.

Le VIH, en fait, est le virus de l’immunodéficience humaine qui s’attaque au système immunitaire et aux globules blancs. Jusqu’aux dernières nouvelles, il n’était pas traitable. Pour les personnes atteintes, il se contrôle à l’aide de traitements antirétroviraux, mais s’il n’est pas contrôlé il se développe avec le temps en quatre stades, dont le dernier est le sida, ou le syndrome de l’immunodéficience acquise. Si cela vous intéresse, j’ai fait un article au mois de décembre sur ce sujet, que je vous invite à lire.

En 2011, les revues scientifiques annonçaient la guérison de la première personne atteinte du VIH, le « patient de Berlin », grâce à une greffe de cellules souches effectuée pour contrer un cancer du sang. Depuis 2007, il est considéré comme guéri et ne présente plus de signes de la maladie. C’est exactement la même chose pour le « patient de Londres », qui a appris sa séropositivité en 2003, à l’âge de 23 ans, et qui a ensuite reçu un diagnostic de cancer du sang en 2011. Les personnes atteintes du VIH à un stade avancé sont en effet plus vulnérables de développer un cancer ou des infections, causés par leur système immunitaire affaibli.

Étant atteint de deux formes de pathologies, le « patient de Londres » a vécu beaucoup de péripéties, ses médecins devant constamment revoir sa médication pour permettre la compatibilité entre la chimiothérapie et les antirétroviraux. N’ayant plus aucun espoir, il décide de se battre pour le restant de sa vie et essaie de trouver des moyens pour guérir. Il découvre alors le docteur Ian Gabriel de l’Hôpital de Westminster qui est un spécialiste de la transplantation de moelle osseuse pour traiter le cancer ainsi que les personnes atteintes du VIH.

En mai 2016, il reçoit une transplantation d’un porteur d’une certaine mutation génétique rare. En effet, environ 0,3% de la population mondiale porterait cette immunité génétique rare, pourtant naturelle, qui provient d’un gène appelé « CCR5 ». Cette mutation touche les récepteurs qui permettent au virus d’infecter les cellules, ce qui fait que les personnes porteuses sont alors immunisées contre le VIH. Notez que cette immunité est présente uniquement chez les personnes blanches autour de la mer Baltique et en Europe du Nord.

Après un rétablissement difficile de cette opération, il décide en octobre 2017 de prendre pour la dernière fois sa médication contre le VIH qu’il prenait depuis 2012. En mars 2019, ses médecins lui annoncent que depuis ce moment-là il ne présente plus aucun signe du VIH, soit depuis 18 mois. Il était alors en rémission du VIH, et non en guérison, puisque cette dernière prend davantage de temps à atteindre. Un an plus tard, soit en mars 2020 après plusieurs tests de tissus, de sperme et de sang, il est alors possible pour ses médecins de suggérer que le patient de Londres est en guérison du VIH. Cette information prouve alors que la guérison du « patient de Berlin » n’était pas un hasard.

Il faut tout de même nuancer les résultats. Quand bien même que ces faits seraient excitants et que cette méthode de transplantation ait fonctionné pour deux personnes atteintes, il n’en demeure pas moins que ce type de traitement ne peut être généralisé. En effet, cette opération est lourde, risquée et il se peut qu’elle ne fonctionne pas pour toutes les personnes atteintes. Le « patient de Londres » continuera toutefois d’être testé afin de déceler une possible réémergence du virus. Ces rétablissements bien documentés peuvent tout de même permettre des avancées pour la science.

Justine Beaucage, stagiaire en sexologie

 

Sources:

Le Monde, 26 juillet 2012

Le Temps, 10 mars 2020

Le Monde, 10 mars 2020

Futura Santé, 10 mars 2020

 

Vous pouvez vos questions à l'adresse suivante :

justine.hemond@lejag.org

Une question par mois

sera sélectionné afin d'y répondre.

 

Comment faire mon coming out?

 

Allo,

 

J'en ai jamais parlé à personne, mais je suis attiré par les hommes. Je pense que je suis rendu à en parler à ma famille, mais je sais pas si c'est le bon moment. On dirait que je ne sais pas trop comment je dois faire ça. J'aurais besoin d'aide.

 

D'un gars un peu mélangé,

Marco2398

_________________________________________

 

 

Bonjour Marco2398,

 

Je te remercie de la confiance que tu nous portes. Si je comprends bien, tu aimerais faire ton coming out, donc de parler de ton orientation sexuelle à ta famille, sans trop savoir quand et comment le faire et tu voudrais obtenir quelques trucs afin de t'aider à y parvenir, c'est bien ça?

 

Premièrement, sache que « LE bon moment » pour faire un coming out n'existe pas. Il te suffit de te sentir prêt, tout simplement; ça deviendra ainsi TON bon moment. Cependant, il existe quelques signes qui pourraient faciliter la discussion avec tes parents. Si tu as l’occasion de parler de la communauté LGBT avec ta famille, tu pourras ainsi savoir s'ils ont une ouverture à ce sujet.

 

Pour ce qui est du coming out, », c'est souvent un grand moment dans la vie d'une personne de la diversité sexuelle et/ou de genre; c'est un moment marquant. On souhaite donc que ce moment se déroule bien et qu'on soit accueilli pour qui nous sommes tout simplement. Voici donc quelques trucs qui pourraient t'aider. À toi de voir si tu souhaites les mettre en application.

 

  • La préparation : Effectivement, lorsqu'on parle de son orientation sexuelle, c'est souvent le moment présent qui est important, mais se préparer peut apporter une bonne aide. Ainsi, tu pourrais écrire une lettre afin de faire ressortir les points importants de ce que tu souhaites dire à ta famille. Tu peux recommencer cet exercice plus d'une fois, jusqu'à ce que tu te sentes bien pour l'étape qui suivra.

 

  • Le déroulement : C'est important de savoir de quelle façon tu aimerais procéder : aimerais-tu mieux en parler avec ta famille d'un seul coup ou y aller un pas à la fois? Souhaiterais-tu leur parler de vive voix ou trouver une méthode alternative (lettre, vidéo, etc.)?

 

  • Ton moment : C'est le temps de te lancer! Aie confiance en toi et, peu importe la façon dont tu souhaites procéder, fais-le! Il est important de te permettre d'être toi-même. Allez, tu es capable!

 

  • Prends soins de toi et respire : Oui, ton coming out est fait. Il est temps de te récompenser pour tout le courage dont tu as fait preuve. Permets-toi de prendre un bon bain chaud avec autant de mousse que tu le souhaites. Donne-toi le droit de manger ton repas préféré et de faire des activités que tu aimes.

 

J'espère que ces conseils pourront t'aider et que ton coming out se passera bien. Si parfois ce moment te semble difficile ou même impossible, rappelle-toi que tu peux y arriver. N’oublie pas que si tu as besoin de plus d'informations ou d'accompagnement, tu peux nous appeler au (450) 774-1349.

 

Justine Hémond, intervenante 

 

Retour sur le Sommet SMASH 2020

 

Les 6 et 7 mars derniers se déroulait le SMASH, le Sommet Montréalais d’Action pour la Santé des Hommes ayant des relations sexuelles ou amoureuses avec d’autres hommes. Ce sommet était organisé par RÉZO, un organisme communautaire montréalais actif depuis 1991 auprès des hommes gais ou bisexuels et des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH), qu’ils soient cis ou trans.

 

Toute l'équipe d'intervention était présente et les formations et/ou ateliers auxquels nous avons assisté ont permis d'acquérir d’importantes informations sur plusieurs réalités, comme celles qui concernent les personnes non-binaires et trans dans notre système de santé actuel.

 

Le SMASH a permis à notre équipe de discuter de la situation de plusieurs organismes œuvrant au niveau de la diversité sexuelle et de genre à travers le Canada, ainsi que sur les différents défis de chaque milieu. Cette expérience, chargée de sujets divers et de pistes de réflexion, a contribué à faire grandir notre organisme.

 

Voici le lien pour l’événement SMASH : http://smash.rezosante.org/

 

Justine Hémond, intervenante

 

Suggestions de films et de séries

Crave de Bell Média présente plusieurs films et séries avec des personnages de la communauté LGBT+. Que ce soient des histoires fictives ou inspirées de faits vécus, ces séries nous interpellent car elles parlent de notre communauté à différentes époques, de nos combats, de nos difficultés, mais aussi du bonheur de vivre et d’aimer. Il faut souligner que la plateforme est gratuite présentement.

 

En période de confinement, nous vous partageons quelques suggestions. À vous de voir, de revoir ou de découvrir!

 

En cliquant sur les titres, vous aurez accès à des aperçus.

 

Bohemian Rhaspody

Colette

Giant Little on

Boy Erased

The Normal Heart

Le Projet Laramie

Angels in America

Looking

The L World

Ru Paul Drag Race

Euphoria

Sally pour toujours

Gentlement Jack