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AVIATEUR EXPRESS # 823 - 13 mai 2020 

DANS CE NUMÉRO :

  • Simon Contant ouvre la Porte du Nord cet été 
  • Après-confinement : quelques questions à se poser.
  • WIndy, une superbe application pour déchiffrer la météo
  • Vous avez pigé dans votre sac de chances.
  • Votre bibliothèque virtuelle (nouvelles publications en date du 26 mars 2020).
  • Concours photo 2020.

Simon Contant ouvre la Porte du Nord cet été

Suite à la fin des activités d’Air Saguenay, l’accès au Nord québécois était compromis pour les aviateurs. Nous venons d’apprendre que M. Simon Contant a passé une entente pour opérer certaines des bases autrefois opérée par Air Saguenay, offrant du même coup la possibilité d’explorer le nord québécois.

Il s’agit des bases de : Havre St-Pierre (CTE3), Natashquan-Lac de l’Avion (CSY8), Manic5-Lac Louise (CSH8) et la pourvoirie Mirage (CPM3). Deux autres bases devraient suivre dans l’été, soit celle de Caniapiscau-Lac Pau (CCP6) et de Wabush (CCX5). Il y a une possibilité que l’hydrobase de Sept-Îles se rajoute également.

M. Contant, pilote et jeune entrepreneur dynamique offrira, à travers son entreprise Air Tunilik (airtunilik.com), les accès au Nord québécois avec ses 5 Beaver et ses 2 Otter. Il se fait un point d’honneur de mentionner qu’Air Tunilik, qui est en opération depuis 2002, n’a aucun incident à son dossier et mise sur la sécurité d’abord. ‘’Si on arrive le lendemain pour la sécurité, ce sera le lendemain, mais on ne fera pas de compromis sur la sécurité.’’

Il est bien évident qu’en temps de COVID, beaucoup des pourvoiries ont eu des annulations pour la belle saison. Toutefois M. Contant nous confirme que les bases seront opérationnelles pour offrir de l’essence aux aviateurs, toujours selon les recommandations ministérielles et selon une formule PPR à un coût minime qui servira à défrayer le déplacement du personnel. Un site internet sera bientôt mis à la disposition des aviateurs, mais dans l’intervalle vous pouvez communiquer avec M. Contant à l’adresse courriel : info@airtunilik.com

C’est une excellente nouvelle pour la communauté d’aviateurs du Québec qui pourra profiter de ses grands espaces après un dur confinement!

Contribution de Sophie Dufresne et photo de Simon Contant

L'après-confinement : quelques questions à se poser

Alors voilà, j’ai fait le grand saut : j’ai joint la famille d’Aviateurs Québec. Et vous m’avez fait un accueil vraiment très chaleureux, je vous en remercie. On a besoin de relève et j’invite d’autres à suivre mes pas.

Né d’un souhait d’améliorer la sécurité aérienne après les trop nombreux événements de l’été 2019, j’ai à cœur de participer à la formation et l’échange, de créer un lieu où tous les passionnés d’aviation, quel que soit leur jouet de prédilection, puissent se réunir, échanger et grandir dans cette belle communauté francophone d’aviaphiles du Québec. Pour y arriver, j’ai besoin de contact avec vous, chers membres, c’est pourquoi on m’a mis en charge de m’occuper de vous. Je vous invite donc à me contacter avec vos idées, vos questions et vos suggestions.

Aujourd’hui, j’avais le goût de vous parler de l’après. L’après-confinement. Avec cette pandémie qui nous a cloîtrée et clouée au sol pendant des semaines va inévitablement venir le moment de déconfinement. Et comme vous avez étudié les facteurs humains, que se passe-t-il après un stress énorme? Un relâchement. Et c’est le piège qu’il faut éviter. Non seulement le début de saison cette année va coïncider avec le déconfinement, mais avec un besoin important d’évasion. Bref, il faut s’envoyer en l’air… et en revenir.

Je vous propose 5 questions à se poser :

  1. Suis-je à jour sur mes connaissances? Légalement et personnellement.
  2. Suis-je à jour sur mes ‘’checks’’ (5 posés-décollés dans les 6 derniers mois pour avoir des passagers!)
  3. Mon appareil est-il prêt, après être resté au sol si longtemps? Portez une attention spéciale à l’inspection prévol: surtout en période printanière, vous pourriez retrouver de beaux nids cachés!
  4. Est-ce qu’il y a des changements dans mes zones de vol en lien avec le COVID? Vérifiez bien les NOTAM et la règlementation provinciale, surtout si vous voyagez à l’extérieur de la province.
  5. Comme après un jeûne il faut y aller à petites doses, c’est la même chose pour le vol : les réflexes sont moins aiguisés, mélanger tout ça au premier vol après un confinement peut être une recette pour se faire de belles peurs.

Soyez prudent, et bon vol!

Sophie Dufresne, dufresnes@aviateurs.quebec

Photo : Québec Aéronature

Windy, une superbe application pour déchiffrer la météo

Que ce soit par pur plaisir d’explorer la météo de par le monde ou de s’enquérir des conditions locales météos pour les prochains jours il y a toute sorte d’applications qui existent sur le web. Mais il y en a une qui se démarque pour les aviateurs et c’est Windy. Cette application est disponible sur le web, Android et IOS (www.windy.com).

Je me dois de vous faire une mise en garde avant que l’on aille plus loin dans notre découverte de Windy. Aucune application météo ne peut remplacer un briefing météo de la part de votre FIC. Dans le cas du FIC Québec, le numéro est 1-866-541-4105. Donc, avant de prendre votre envol, une dernière vérification auprès de ces experts s’impose.

Windy est une société tchèque fournissant des services interactifs de prévisions météorologiques dans le monde entier. Le portail a été fondé par Ivo Lukačovič en novembre 2014. Actuellement, les prévisions météorologiques sont basées sur les données des modèles GFS (Global Forecast System de l’agence américaine de la météo National Weather Services, ECMWF (European Center for Medium-Range Weather Forecast) et NEMS de la société suisse Meteoblue [1] .

Le portail Windy présente plusieurs paramètres météorologiques tels les vents, Ia pression, direction et intensité des vents, l'humidité relative , la base des nuages ​​et des panneaux supplémentaires avec des données plus avancées.

 

Une des fonctionnalités les plus intéressantes de Windy, du moins pour le pilote, est de pouvoir obtenir les conditions météo tels la température et les vents à différentes altitudes.

Il peut aussi être intéressant de comparer les conditions rapportées par Windy à celles publiées dans les GFA de Nav Canada/Environnement Canada. L’information de Windy peut ainsi aider à mieux déchiffrer les GFA.

En plus des données physiques de l’aéroport et les NOTAM applicables, Windy fournit aussi l’information METAR et TAF lorsque disponible

Pour mieux apprécier toutes les capabilités de Windy, la meilleure approche est d’expérimenter. Donc, aller faire un tour sur windy.com mais n’oublier pas qu’un briefing météo de la part de votre sympathique spécialiste à la FIC et le dépôt de votre plan de vol sont de mise avant de prendre votre envol.

Image : site web windy.com

Vous avez pigé dans votre sac de chances ?

Voici l'expérience que Denys Cloutier a bien voulu partager avec nous:

Nous sommes le samedi 5 septembre 2015.

Il faut un temps radieux, et une chaleur digne des plus belles journées d’été.

Je décide d’aller au RVA de Casey, 184 NM de l’aéroport de Charlevoix CYML.

En préparation pour le vol, j’ajoute 50 litres de mogaz. Mon réservoir peut contenir 100 litres et affiche 45%. J’ai donc 90 @ 95 litres, pour un vol aller de 1h50.

Le vol se déroule bien. À Casey, il y a près d’une centaine d’appareils.

Belles rencontres amicales.

À 13h, je me prépare pour le retour. La gang d’aviateurs de Charlevoix faisons chaque année une rencontre à la piste privée de Clermont, blé d’inde et hot-dog au menu. Rendez-vous pour 17h.

Mon indicateur de niveau d’essence affiche 50%, ce qui correspond à une consommation à l’aller de +- 40 litres, ce qui est normal, étant donné qu’au départ, le temps de réchauffer le moteur, attente pour laisser partir un appareil et laisser atterrir un autre aura consommé du carburant.

Je décolle donc pour un retour vers La Malbaie.

Je vole au-dessus des Hautes-Gorges de rivière Malbaie, lorsque je vois l’aiguille du niveau d’essence descendre à un rythme anormal. Je commence à m’inquiéter et soupçonne peut-être une fuite d’essence pour justifier ce comportement.

Je suis à 4500 pi. Il me reste 15 NM pour atteindre la piste. À 5NM je m’annonce sur l’Unicom, qui me confirme qu’il n’y a aucun trafic annoncé. J’annonce que j’entame une lente descente pour arriver directement en finale. Je suis à 3500 pi, à 2 Nm de la piste. Je viens de passer à la verticale de la route 138, lorsque le moteur s’arrête. Immédiatement je mets la pompe électrique en marche. Le moteur redémarre, mais s’arrête de nouveau au bout de quelques secondes. Panne sèche.

Je suis trop bas pour atteindre la piste (altitude 970pi), d’autant plus qu’il y a des lignes à haute tension dHydro pas loin devant.

Tout autour, c’est la forêt. Ma seule option, c’est la route 138.

J’entreprends un virage à 180” pour rejoindre la route derrière moi.

Je surveille mon angle de descente et ma vitesse pour ne pas me mettre en situation de décrochage.

C’est le samedi de la fête du Travail. Le trafic est important.

Heureusement à cet endroit de la 138, la route de divise à 3 voies. Il y a un espacement entre 2 groupes d’automobiles. Je survole le premier groupe, un œil sur ma vitesse, passe à environ 2 pi au-dessus de la voiture de tête, met 15 degrés de volets, et touche en douceur.

Mais là, je suis sur la partie en descente de la route, et il y a un pickup dans la voie de gauche. Il est arrêté, mais je suis incapable de freiner suffisamment, et je crains de le frapper avec mon aile gauche. Je donne un coup de palonnier gauche, et frappe la chaîne de rue. Le train droit cède sous l’impact, l’avion pivote et l’aile gauche frappe un petit sapin en bordure de route. L’avion s’immobilise. Je ne suis pas blessé, je n’ai blessé personne et pas crée de dommages à autrui.

Trafic immobilisé, polices, ambulances, voitures de pompiers, des dizaines de spectateurs avec leurs cellulaires en mode vidéo. Je suis un peu honteux.

Mon cellulaire sonne: c’est Trenton qui appelle suite au déclenchement de mon ELT 406. Puis c’est au tour du BST de s’enquérir de ma version, demandent à un policier sa version, demandent une photo des dommages avant d’autoriser le déplacement de l’avion.

J’ai des dommages importants, mais l’avion est récupérable. La cellule en fibre de carbone est cassée à trois endroits. L’aile gauche a une entaille au bord d’attaque. Le train principal en fibre de carbone aussi est scrap.

Aviation R. Goulet de Bromont se charge des réparations.

L’avion est remis en vol en juillet 2017.

Le réservoir toujours vide, je décide de vérifier l’exactitude de mon indicateur d’essence. Je fais une marque à chaque 20 litres, pour réaliser qu’à 50%, il n’y a que 37 litres d’essence, et non pas 50.

Voilà pourquoi je suis tombé en panne sèche.

La sonde a depuis été retirée et recalibrée, mais la méfiance est toujours là, et j’ajoute de l’essence après chaque vol, et remplit au bouchon pour un vol voyage. Mon réservoir d’essence est derrière les sièges, et il est impossible de vérifier avec une baguette.

Je réalise aujourd’hui que j’ai pigé pas mal dans mon sac à chance, et que sans doute mon heure n’était pas venue. Cet incident a fait de moi un pilote ultra prudent.

J’espère que je n’ai pas vidé mon sac, car personne n’est à l’abri d’un pépin inattendu.

Denys Cloutier, Sky Cruiser C-IHVW

Nous vous invitons à faire comme Florent Gagné et partager avec nous cet instant que vous avez vécu où vous avez pigé dans votre sac de chances ? Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette situation ? Comment vous en êtes-vous sorti ? Quelles sont les leçons que vous avez retenues ?

Écrivez-nous votre expérience via courriel securite@aviateurs.quebec.

Photo : page Facebook Denys Cloutier

Votre bibliothèque virtuelle

Mise à jour le 26 mars 2020 - Nouvelles publications du manuel d'information aéronautique (AIM) ainsi que la publication d'information aéronautique de Nav Canada (AIP)

Voici des liens qui vous amèneront vers les dernières éditions de certaines publications.

Cliquer sur le titre de la publication pour pouvoir la consulter et la télécharger :

Concours photo 2020

Félicitations à Jacques Dorion pour la photo gagnante du mois de mars!

Jacques se mérite un des prix suivants : casquette ou un polo.

Le concours 2020 se poursuit!

C’est maintenant le moment de voter pour la ronde d’avril, la troisième ronde du concours 2020!

Vous avez jusqu’à 22 heures lundi 18 mai 2020 pour voter en cliquant sur la photo (ou les photos) de votre choix. Pour voter, cliquez sur la photo (ou les photos) de votre choix en allant ICI

C’est le moment de soumettre une ou deux photos pour mai. Envoyez vos photos à photos@aviateurs.quebec avant le 31 mai à 22 heures

Nous acceptons actuellement les photos (reliées à l'aviation, lire les règlements) pour la ronde d’avril.

Les règlements complets du concours peuvent être consultés ICI

Connaissez-vous notre page FACEBOOK ?

Notre page Facebook se veut informative sur des sujets d'aviation générale et en particulier sur ce qui pourrait être d'intérêt à nos membres et ceux et celles qui sont en attente de le devenir.

C'est aussi l'endroit où Jean-Pierre Bonin, notre fidèle collaborateur, y dépose les photos soumises dans le cadre du Concours de photo.

Nous vous invitons à venir la visiter et pourquoi ne pas s'y inscrire.

AVIATEURS.QUÉBEC

AVIATEURS.QUÉBEC EST UNE ORGANISATION SANS BUT LUCRATIF QUI A POUR MISSION DE :

" Regrouper et représenter les aviateurs du Québec afin de promouvoir l’aviation générale et la sécurité en vol, d'en favoriser l'accessibilité et d'en protéger le droit, de faciliter l’échange entre les membres et donner accès à des ressources d’aide, de formation et d’information."

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PO Box 89022, CSP Malec, Montréal, QcH9C 2Z3

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