La gouvernance démocratique : force de distinction
Avez-vous remarqué à quel point les grands décideurs — qu’ils dirigent des ministères ou des multinationales — semblent souvent aveuglés par le court terme ?
Dans le secteur public, on gouverne à l’horizon électoral. Dans le secteur privé, à celui du prochain trimestre. Et tout ce qui dépasse ce cycle — la cohésion sociale, l’environnement, la résilience économique des communautés — est relégué au second plan, faute d’avoir un retour immédiat sur l’investissement politique ou financier.
Face à cette logique réductrice, les entreprises d’économie sociale offrent une voie différente.
Leur gouvernance démocratique constitue une force stabilisatrice et responsable, qui les rend capables de penser et d’agir autrement.
Car il est temps de le dire sans détour : La gouvernance démocratique n’est pas un fardeau. C’est ce qui nous permet de prendre de meilleures décisions.
Dans mon rôle de directeur vie associative, je l’entends pourtant trop souvent : « les instances sont trop lourdes », « ça ralentit la prise de décision », « on n’a pas l’agilité du privé ». Ces commentaires, bien que compréhensibles à chaud, passent à côté de la valeur réelle de la gouvernance démocratique. Car ce qui peut sembler, à première vue, comme un frein procédural est en réalité un garde-fou stratégique. C’est ce qui empêche de foncer tête baissée dans des directions déconnectées du terrain. C’est ce qui ancre nos décisions dans la réalité, et non dans la précipitation.
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