Québec, le 28 mai 2026 — Les Violons du Roy invitent le public à un voyage musical au cœur de la Ville éternelle avec Les Violons à Rome, de Corelli à Nino Rota, un programme qui traverse quatre siècles de création. De la majestueuse polyphonie d’Arcangelo Corelli aux partitions de Nino Rota, compositeur fétiche de Fellini et de Coppola, en passant par des airs d’opéra de Handel et le lyrisme de Respighi, ce concert célèbre Rome telle qu’elle résonne dans l’imaginaire musical occidental.
DATES :
Jeudi 4 juin 2026 à 14 h et 19 h 30, Salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm, Québec
Vendredi 5 juin 2026 à 19 h 30, Salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal
LE PROGRAMME
Le concert s’ouvre avec le Concerto grosso en fa majeur, op. 6 n° 6 d’Arcangelo Corelli (1653-1713), maître incontesté du violon qui vécut principalement à Rome sous la protection de mécènes illustres comme la reine Christine de Suède et le cardinal Pietro Ottoboni. Figure fondatrice du concerto grosso, Corelli a directement influencé Handel, Bach et Telemann. Cette œuvre en quatre mouvements illustre avec éloquence l’art du dialogue entre le petit groupe soliste — le concertino — et l’ensemble, le ripieno, dans un esprit de polyphonie religieuse hérité de la Renaissance.
Suivent des airs extraits de Giulio Cesare in Egitto, HWV 17 de George Frideric Handel (1685-1759), interprétés par Rose Naggar-Tremblay, contralto. Handel avait séjourné à Rome dans sa jeunesse, y rencontrant Corelli et s’imprégnant du style vocal d’Alessandro Scarlatti. Créé en 1724, Giulio Cesare compte parmi ses opéras les plus ambitieux. Les trois airs de César — triomphants, guerriers et amoureux — furent composés pour le célèbre castrat Il Senesino, dont la voix était décrite comme « puissante, brillante, homogène et agréable, avec une intonation parfaite. »