Dimanche 3 mars 2024, Montréal / Tiohtià:ke (Québec) - Face au manque de transparence persistant du gouvernement Legault dans le dossier Northvolt et son refus de procéder à l’examen du BAPE, les Mères au front et leurs allié·es demeurent déterminé·es et continuent d’exercer leur droit fondamental de citoyen·ne, soit celui d’interpeller les élus sur leurs décisions opaques.
Le sit-in, ayant cours en ce moment même devant le bureau de notre premier ministre à Montréal, a su réunir un peu plus de 200 personnes. De ces personnes étaient présents l'humoriste Christian Vanasse qui a souhaité prendre part à cette mobilisation en y assurant entre autres l’animation; Laure Waridel, écosociologue, PhD et co-instigatrice de Mères au front a également pris la parole:
« Avant d’appuyer sur l’accélérateur de projets comme Northvolt les yeux fermés, le Québec a besoin d’un débat sur son avenir énergétique. Un débat éclairé par des analyses scientifiques. Pour réussir une vraie transition écologique, nous devons en faire un projet de société mobilisateur. C’est l’avenir de nos enfants qui en dépend. » indique Mme Laure Waridel, écosociologue PhD et co-instigatrice de Mères au front.
Peut-on faire confiance au gouvernement du Québec?
Le gouvernement se veut rassurant : la « biodiversité d’intérêt » sera préservée, la compagnie Northvolt, ce géant suédois, est exemplaire en matière environnementale; elle compensera les pertes dûes à la destruction et restaurera d’autres espaces; le projet permettra la création de bons emplois; il permettra au Québec de se positionner à l’international dans cette nouvelle filière verte. Malgré ces affirmations, le gouvernement ne parvient pas à nous tranquilliser : trop de documents caviardés, trop de jeux de coulisse, trop d’opacité. Le gouvernement fait preuve d’un manque de transparence flagrant et d’un empressement à mettre en œuvre ce projet inquiétant.
« Northvolt est le plus grand projet industriel au Québec, nos gouvernements y investissent près de $ 7 milliards d’argent public et pourtant, ce géant suédois est autorisé à s'installer sans passer par un BAPE. Pour nous c’est inconcevable. Nous avons des préoccupations légitimes face à cette méga-usine, notamment pour la qualité de l’air que nous et nos enfants respirons, pour la qualité de l’eau que nous buvons, et face à la destruction d’un des derniers milieux humides de la Montérégie. Nous méritons des réponses. » déclare Mme Sylvie Cantin, porte-parole de Mères au front Rive-Sud.
Que désirent Mères au front - Montréal et ses partenaires?
En 2024, on ne peut plus ignorer les impacts des changements climatiques. Pour le bien de nos enfants et des générations à venir, Mères au front - Montréal se mobilise, en collaboration avec Mères au front - Rive-Sud et le Comité Action Citoyenne - Northvolt, afin que le si bien nommé ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, autorise la tenue d’une évaluation exhaustive des impacts par le Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE).
« On ne veut pas d'une compagnie qui vampirise notre économie, nos ressources naturelles et humaines. On a besoin que le gouvernement fasse preuve de transparence, pas d'être invisible à ses yeux. » précise Mme Ariane Labonté du Comité Action Citoyenne.
À la fin de la manifestation, un panier de fruits et de poissons à trois yeux sera remis symboliquement à M. François Legault.