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Covid-19

Communiqué no 15

10 juillet 2020

 

Sondage sur l’enseignement

en temps de pandémie 2e de 2

 

Cette semaine, les résultats qualitatifs

Comme nous le disons la semaine dernière, notre « Sondage sur l’enseignement en temps de pandémie » a connu un franc succès et s’est révélé être très éclairant. Nous vous présentons aujourd’hui un résumé des résultats qualitatifs, lesquels sont très riches, car plusieurs d'entre vous ont pris le temps d'expliciter leur point de vue de façon détaillée. Nous les en remercions chaleureusement.

La fin du trimestre d’hiver

C’est la question Quelle évaluation faites-vous de la fin de la session d'hiver? qui a suscité le plus de réponses (plus de 400). Un grand nombre d’entre elles soulignent la rapidité avec laquelle on attendait des enseignantes et enseignants qu’ils s’adaptent à la situation. Certaines mentionnent le caractère improvisé, voire chaotique de la situation, faite de directives nombreuses et parfois contradictoires.

Cependant, plusieurs personnes soulignent le soutien offert par la direction de leur unité, envers laquelle elles se montrent compréhensives, la jugeant également aux prises avec des messages parcellaires. Des répondants-es mentionnent une atmosphère de collaboration dans leur département, certains s’étant mis eux-mêmes à l’ouvrage pour aider des collègues moins technophiles. Certains disent aussi avoir apprécié la liberté dont elles-ils ont joui dans la conception des aménagements aux cours.

Il se peut que ces réponses divergentes reflètent des différences dans la gestion des facultés. Quoi qu’il en soit, si plus d’une centaine de répondants-es indiquent que la situation a constitué un défi, la majorité des répondants disent que, globalement, la fin du trimestre s’est assez bien ou très bien passée, voire passée sans problème. Leur réaction montre bien la résilience des chargés-es de cours qui, malgré l’importance de l’effort à fournir, ont fait preuve d’un professionnalisme sans faille. C’est à raison qu’elles-ils se montrent fiers-ères de s’en être si bien tirés-es.

Un énorme effort à fournir

Plusieurs réponses soulignent la grande quantité d’heures supplémentaires qu’il a fallu consentir à l’adaptation des activités d’enseignement au mode non présentiel, et l’importante charge émotive qui l’a accompagnée. Les répondants-es mentionnent entre autres le temps de préparation des cours adaptés et l’importance du travail de suivi et d’accompagnement des étudiants-es. Plusieurs ont été surpris-es de ne pas être dédommagés-es pour ces heures supplémentaires.

Des vécus divers et complexes

L’expérience de l’adaptation des activités d’enseignement n’a pas été la même pour tous. Ainsi quelques chargés-es de cours, qui donnaient des sessions intensives à partir du début mars, ont dû les transformer entièrement en mode non présentiel. À l’inverse, des superviseurs-es de stage indiquent que la session était presque terminée pour leurs stagiaires; et des chargés-es de clinique en médecine dentaire que leur session s’est interrompue sur le champ.

S’adonnant à un bilan de la session d’hiver, un grand nombre de répondants-es discute des enjeux pédagogiques multiples de l’adaptation au mode non présentiel, dont les inquiétudes des étudiants-es, qu’il faut rassurer, et l’impact de l’adoption d’un barème succès-échec.

Soutien technopédagogique et formation

Les répondants-es s’expriment diversement sur les questions du soutien technopédagogique et de la formation fournis par le Centre de pédagogie universitaire (CPU) ou l’équipe Studium. Plusieurs se disent très satisfaits-es du soutien reçu, alors que d’autres disent ne pas avoir reçu les conseils individuels dont ils auraient eu besoin. Quelques personnes mentionnent une possible iniquité en matière d’accès à de l’équipement technique pour enseigner à domicile.

Préoccupations au sujet du trimestre d’été

À la question Avez-vous des préoccupations en ce qui concerne le trimestre d’été ?, les commentaires font état d’une grande appréhension au sujet des enjeux académiques et de la charge de travail.

Plusieurs répondants-es mentionnent des préoccupations de nature académique, notamment au sujet de l’attention des étudiants-es. Près du quart d’entre elles et eux mentionnent des craintes quant à la possibilité d’obtenir la motivation et l’engagement des étudiants-es.

Un grand nombre de répondants-es s’inquiètent de l’énorme charge de travail à fournir pour donner des cours en mode non présentiel à l’été. On ne saurait s’en étonner : si à l’hiver, il s’agissait de « terminer la session », à l’été tout était à faire. Cela pesait d’autant plus lourd que les cours d’été sont des cours intensifs et que les chargés-es de cours devaient amorcer cette transformation de leur cours dans un délai extrêmement court tout en complétant leurs corrections de l’hiver. Si quelques-uns disent s’être désistés devant l’impossibilité de donner leur cours à distance, la plupart ont toutefois repris le collier, et ce, avec résilience et courage.

Les réponses mentionnent diverses autres inquiétudes, dont : la propriété intellectuelle, en particulier en ce qui concerne les capsules vidéo et les diffusions asynchrones de cours; la taille des groupes, dont on sait qu’elle influe considérablement sur la tâche d’enseignement; les dépenses pour le matériel informatique; la planification des séances; et la conciliation travail-famille.

Perspective sur le trimestre d’automne

Sans surprise, à la question sur d’éventuelles appréhensions au sujet d’un retour en présence, la majorité indique n’en avoir aucune. Un petit groupe attire toutefois l’attention sur de possibles enjeux de santé.

Évoquant la perspective d’un enseignement à distance à l’automne, plusieurs chargés de cours mentionnent des préoccupations semblables à celles de leurs collègues enseignant à l’été, et elles et ils les expriment en réponse à la dernière question du sondage. Les commentaires reprennent certains thèmes : les besoins en équipement informatique et audiovisuel (dont les chargés-es de cours doivent défrayer le coût), le temps consacré à l’autoformation, l’augmentation de la charge de travail et le souhait d’être dédommagés-es. Plusieurs élaborent également une réflexion sur les limites du non-présentiel quand il s’agit de la qualité de l'enseignement.

Enfin, plusieurs personnes en profitent pour nous remercier pour le sondage et, plus largement, pour l’ensemble du travail du syndicat. Cela nous fait chaud au cœur!

Remerciements

Bravo et merci à toutes les personnes qui ont participé à ce sondage, dont les résultats s’avèrent précieux.

Un coup de chapeau à Godefroy Desrosiers-Lauzon pour son travail d’analyse de la partie qualitative du sondage.

Salutations solidaires,

Votre équipe syndicale

 

 

Que de bouleversements nous avons vécus cette année! Heureusement, les vacances tant désirées sont enfin arrivées! Toutefois, pour certains et certaines d'entre nous, elles seront plus courtes qu’elles le devraient, car une rentrée exigeante nous attend. Malgré tout, nous vous souhaitons d'avoir le temps de décrocher et de profiter du soleil. 

Ce fut une année intense pour le SCCCUM aussi. Nous avons travaillé sans relâche à la défense de vos intérêts et nous continuerons à le fairel Mais, pour l'instant, nous devons également nous accorder une pause : nos bureaux seront fermés du 13 juillet au 7 août. En cas d'urgence, écrivez-nous à info@scccum.ca.

À très bientôt!

Solidairement vôtre,

Votre équipe syndicale

 
 
 

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