Voici un exemple d’un projet qui a été accepté sans compensation en étant justifié en présentant des scénarios alternatifs basés sur le génie civil
Un projet a été soumis au MELCCFP pour stabiliser une berge naturelle sur le boulevard des Mille-Îles, à Laval, en 2023. Le projet comprenait un rang de roches de 900 à 1 200 mm, un enrochement colmaté, des tiges de saules enracinées, avec un empiètement et un remblai. Pour justifier le projet, le concepteur a bien précisé qu’il n’était pas possible d’adoucir la pente, et que le scénario alternatif, sans empiètement, serait basé sur un muret, rendant impossible le développement de la végétation. Au fil des discussions entre concepteurs et analystes, de nouveaux éléments ont été ajoutés, comme des root wads, afin d’apporter plus d’hétérogénéité et d’abri pour la faune aquatique.
Finalement, malgré l’empiètement, les analystes ont estimé qu’il n’y avait peu ou pas de perte au niveau écologique, et ont autorisé ce projet sans compensation.
Vous pouvez trouver plus de détails et de stratégies concernant cette question dans le guide complet, qui est disponible sur la page Outils en génie végétal d’Enraciner pour l’avenir.
*Tiré et adapté de : Moreau, C., Poulin, M., Normand, C., Groux, F., Charbonneau, G. (2025). Démystifier la réglementation sur l’empiétement des ouvrages de génie végétal pour la stabilisation des berges : guide technique et réglementaire. Université Laval.