Bulletin spécial du cinquantième — no 1 — le 4 septembre 2026 | Bonjour ami·es et partenaires de la Fondation Vous venez de recevoir le premier numéro du bulletin spécial pour la commémoration des 50 ans de la Fondation Paul Gérin-Lajoie. Ce bulletin fera écho non seulement aux nombreuses activités qui marqueront l’année qui vient, mais aussi à mettre en valeur son histoire, ses réalisations et ses partenaires, collaboratrices et collaborateurs. Nous espérons qu’avec ce bulletin nous contribuerons à pérenniser le legs de Paul Gérin-Lajoie et l’engagement éducatif et citoyen de la Fondation. François Gérin-Lajoie, président du conseil d’administration Pour avoir une première idée des activités du 50e | La Fondation lance les festivités du 50e | | | 50 ans de solidarité et de mobilisation Différentes personnalités ont pris la parole, dans une conférence animée par le journaliste et porte-parole de la Dictée P.G.L. de la Francophonie, Pierre-Olivier Zappa. « On célèbre quelque chose d’assez important et d’assez unique : cinquante ans de solidarité, de mobilisation et d’efforts autour d’un sujet qui, 50 ans plus tard, reste brûlant d’actualité », a souligné l’animateur. | | Sous les grandes baies vitrées du Théâtre Saint-Denis, la Fondation Paul Gérin-Lajoie recevait le 14 mai dernier ses partenaires et ami·es, pour lancer les festivités autour de son 50e anniversaire. | Un voyage dans le temps Au-dessus des convives, des photos de Paul Gérin-Lajoie défilaient sur un écran géant. Tantôt ministre de l’Éducation, tantôt dans les locaux de la Fondation, tantôt sur le terrain lors d’une mission en Afrique de l’Ouest. Tout autour de la salle étaient exposées les affiches des différentes éditions de la Dictée P.G.L. Le tout proposait un voyage dans le temps, témoignant du chemin parcouru et de l’ampleur des réalisations de la Fondation depuis près de 50 ans. | | | La raison d’être de la Fondation Paul Gérin-Lajoie Plusieurs membres de l’équipe de la Fondation se sont succédé, pour remercier leurs soutiens historiques et récents, et rappeler l’importance de la mission de l’éducation dans le monde. «C’est un enfant sur six qui n’a pas accès à l’éducation dans le monde. C’est déplorable et ça rappelle la raison d’être de la Fondation Paul Gérin-Lajoie », a rapporté le directeur général Maxime Allard, ajoutant que « mon objectif est de rendre mon emploi caduc ». Divers invités sont également montés sur l’estrade pour partager leurs témoignages à propos de la Fondation, notamment Pauline Marois, ancienne première ministre et Djifa Ahado, directrice pour le programme du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Nigeria à Affaires mondiales Canada. L’équipe de la Fondation a annoncé qu’une série d’activités prendraient place d’ici 2027 pour marquer le cinquantième anniversaire, ainsi qu’une campagne de financement, pour assurer le maintien des projets actuels et en développer de nouveaux. | | | Venez découvrir l’exposition photo FIERES La Fondation et le CECI vous invite à découvrir FIERES — Filles et éducation résiliente, une exposition photo sur le parcours de filles, de femmes et de communautés maliennes engagées pour le droit à l’éducation malgré un contexte marqué par une crise sécuritaire. | | Exposition présentée gratuitement au Time Out Market Montréal du 24 août au 27 septembre 2026 Pour en savoir plus | Dans le prochain bulletin Tout sur la programmation du 50e : expositions et projection vidéo, murale et timbre commémoratifs, Gala, édition spéciale de La Dictée PGL. | | | Rétrospectives: la Fondation et la Dictée | | | Retour sur 50 ans d’engagement pour l’éducation En 1977, alors que Paul Gérin-Lajoie ferme un des grands chapitres de sa carrière, ses proches collaborateurs et collaboratrices créent une fondation à son nom, pour perpétuer son héritage en matière d’éducation et de coopération internationale. «À partir de ce moment-là, je me suis senti la responsabilité de faire marcher [la fondation] », confiait celui qui en devient le président et directeur de la nouvelle organisation. Dès ses débuts, la Fondation Paul Gérin-Lajoie vise à favoriser l’accès à une éducation équitable, de qualité et tout au long de la vie pour tous les enfants, jeunes et adultes. La mission n’est pas choisie au hasard, puisqu’elle s’inscrit dans la continuité de ce qu’a réalisé Paul Gérin-Lajoie tout au long de sa carrière. Premier ministre de l’Éducation au Québec en 1964, il est l’un des grands artisans des profondes mutations de la société québécoise. Son engagement ne se limite pas à l’éducation, il jette les bases de la politique internationale du Québec et du concept de Francophonie. Il sera par la suite président de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), aujourd’hui Affaires mondiales Canada, où il renforce l’engagement du Québec et du Canada à travers des projets de coopération. Une fondation pour poursuivre sa mission Son engagement en 1977 à la création d’une fondation vise à améliorer l’accès à une éducation de qualité pour toutes et tous. Les débuts sont modestes, mais rapidement l’organisation se structure. Elle fait une première intervention en 1987 dans une école de Saint-Louis au Sénégal, avant d’étendre son aide pour atteindre plus de 270 établissements en 2000. Au fil du temps, la Fondation intervient dans une quinzaine de pays de l’Afrique de l’Ouest et en Haïti. Ses programmes touchent autant la construction et la réhabilitation d’écoles que la formation professionnelle, l’éducation des filles, la santé scolaire ou encore la protection des droits des enfants. L’organisme se développe également dans l’éducation à la citoyenneté mondiale, cherchant à rapprocher les réalités vécues par les jeunes du Canada et celles de leurs homologues à l’international. Pour cela, la Fondation lance un programme de parrainage d’élèves d’Afrique en 1989, la dictée P.G.L. en 1991, et un programme de stage de solidarité en 2008. Aujourd’hui, la mission de la Fondation demeure d’actualité pour aider les communautés à surmonter les obstacles à la scolarisation de leurs enfants. Si elle intervient toujours dans l’éducation de base, la Fondation agit également pour favoriser la formation et l’insertion professionnelle, l’autonomisation et le développement socio-économique ou encore la santé et la sécurité. | | | | La dictée la plus célèbre au monde fête ses 35 ans La Dictée P.G.L. est sûrement le visage le plus connu de la Fondation Paul Gérin-Lajoie auprès du grand public. Célébrant cette année ses 35 ans, elle a marqué des générations entières d’élèves, au Canada comme à l’international. En 1991, alors que la Fondation roule depuis une dizaine d’années, Paul Gérin-Lajoie a l’idée de mettre sur pied une dictée, pour encourager l’apprentissage de la langue française et faire le lien entre les élèves de la Francophonie. D’abord lancée dans les écoles des dix provinces du Canada, elle rejoint rapidement l’Afrique, Haïti et les États-Unis. Ouverte aux jeunes du primaire et du premier cycle du secondaire, à qui elle propose des outils pédagogiques gratuits, la Dictée se déroule en plusieurs étapes régionales, nationales et internationales, et offre des bourses d’études à celles et ceux qui se rendent le plus loin. Chaque édition s’articule autour d’une thématique choisie. Pour la 35e édition, c’était par exemple les technologies de l’information et de la communication, tandis que pour la première, le thème était « Une planète à sauver ». En 35 ans, le nombre de jeunes mobilisés par la dictée s’élève à 18 millions. Et chaque année, près de 2 millions s’ajoutent au total, grâce à des participations basées au Canada, aux États-Unis, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Djibouti, au Sénégal, en Guinée, au Rwanda et au Maroc. L’idée de la Dictée P.G.L. a émergé un soir d’été lors d’une discussion dans la maison familiale, comme le rapportait François Gérin-Lajoie lors de son discours à la conférence de presse du 14 mai dernier. Cette simple idée a désormais pris une ampleur que son fondateur n’aurait pas imaginée. L’opportunité est désormais celle de pouvoir joindre des millions de jeunes à travers la planète, et de les rassembler autour de la langue française et de la solidarité internationale. La Dictée P.G.L. fait des petits Forte de son succès, La Dictée P.G.L. s’est déclinée en deux nouvelles initiatives, pour élargir ses activités aux adultes. La Dictée P.G.L. de la Francophonie, lancée en 2021, un mouvement d’entreprises engagées dans la valorisation de la langue française en milieu de travail s’adresse aux personnes employées et au grand public. La Dictée P.G.L. des municipalités, quant à elle, a été créée en 2024, et s’adresse aux adultes provenant de l’immigration de la région de Montréal, de Longueuil, de Saint-Hyacinthe et bientôt de Laval. Les diverses activités leur permettent de socialiser et d’enrichir leur connaissance en français. Pour en savoir plus sur la Dictée P.G.L. Pour en savoir plus sur la Fondation | | | | | FRANÇOIS GÉRIN-LAJOIE PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION Je suis un peu surpris, un peu ému. Vous êtes tellement nombreux ce matin à vous être déplacés pour mon 35e anniversaire (rires) […]. Distingués invités, chers amis, très heureux de vous retrouver ici. Je tiens à vous remercier toutes et tous pour votre soutien, votre contribution, votre talent, mis à la disposition de la Dictée P.G.L., cette activité forte de la fondation Paul Gérin-Lajoie, qui a attiré plus de 14 millions de jeunes élèves à travers la francophonie depuis 35 ans […]. Les débuts de la Dictée P.G.L. remontent aux années 90. Pendant un beau soir d’été, sur la véranda de l’appartement de papa, on discutait de choses et d’autres, et puis tout à coup, il dit, «Pourquoi ne pas faire une dictée sur la solidarité internationale? » Puis là, il me regarde et me dit, « Oui, mais je ne peux pas vraiment l’appeler dictée Paul Gérin-Lajoie, c’est trop long, puis ça fait trop pédant. » Et je lui dis, « Papa, tu t’es fait appeler “PGL” par tes fonctionnaires toute ta vie. Ça va être la Dictée P.G.L. » Et c’est comme ça qu’est née la Dictée P.G.L. Vous connaissez PGL, il s’est mis à courir. Trois jours plus tard, on rencontrait le ministre de l’Éducation, Michel Pagé, qui nous donnait une petite contribution financière. Et finalement, trois mois plus tard, on avait presque 400 écoles inscrites à la Dictée P.G.L. | | | | PAULINE MAROIS EX PREMIÈRE MINISTRE DU QUÉBEC Cinquante ans dans la vie d’une personne, c’est très court, je peux vous l’assurer (rires). Mais dans la vie d’une organisation comme la Fondation Gérin-Lajoie, c’est énorme. Parce que durer à travers les difficultés, les embûches, les volontés de développement, ce n’est pas toujours évident au quotidien. Mais il faut dire que c’est un géant, quand même, qui avait imaginé cette organisation, Paul Gérin-Lajoie. Je pense que c’était un homme de vision, de perspective. J’ai d’ailleurs eu l’honneur et le privilège de le rencontrer à quelques reprises, et de travailler avec lui. Il est arrivé dans mon bureau fin des années 90. Il était à la tête de la Fondation, j’étais ministre de l’Éducation. Il m’avait dit, « C’est un moment crucial, on a un petit peu des ennuis. Je pense que si on n’a pas d’aide, on ne réussira pas à passer au travers. » C’étaient des années difficiles. J’avais été tellement fascinée par son engagement, sa volonté de changer les choses, de s’investir, de faire la différence. Évidemment, j’ai pressé quelques fonctionnaires de débloquer les fonds nécessaires pour continuer de soutenir la Fondation. Je m’y suis ensuite engagée dans son conseil, puis, avec mon conjoint, on a essayé d’aider la Fondation. J’ai un attachement pour la Fondation et pour son œuvre. Le plus grand outil de progrès social, de démocratie, c’est sûrement d’investir dans l’éducation. | | | | DJIFA AHADO AFFAIRES MONDIALES CANADA Depuis de nombreuses années, j’ai l’occasion de visiter quelques-uns des projets de la Fondation. Ce sont des projets à très haut impact, à la fois sur les personnes et sur les communautés. La Fondation est un partenaire de longue date du gouvernement du Canada. La Fondation a démontré au fil des ans des expertises et un professionnalisme qui ont permis de contribuer à la cause de l’éducation, au niveau mondial et local. Ces efforts ont été accomplis sous la gouverne de son président actuel, François Gérin-Lajoie, qui a repris le bâton de pèlerin que son père lui avait remis. Que ce soit en Haïti, en Afrique de l’Ouest ou dans la région des Grands Lacs, la Fondation s’est toujours engagée envers l’éducation des jeunes et l’égalité des genres, peu importe le contexte social, politique ou politique d’un pays […]. Nous désirons remercier la Fondation pour son engagement à améliorer le monde et à donner aux personnes qui en ont le plus besoin un accès à l’éducation, la première étape de la démarche qui en fait mène à vie plus juste, plus autonome, plus pacifique et plus prospère. Devant les nombreux défis, auxquels les Canadiens font face, à une époque qui se caractérise par son instabilité, nous devons resserrer les rangs et travailler de concert pour faire avancer cette cause de l’éducation en français. | | | Cultiver l'ouverture sur le monde, un mot à la fois ! | | | EDUFAM La Fondation Paul Gérin-Lajoie a achevé en 2025 le projet Éducation des filles pour un avenir meilleur dans la région des Grands Lacs (ÉDUFAM), en consortium avec le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI) et financé par Affaires mondiales Canada. Les violences basées sur le genre sont l’un des principaux obstacles à l’éducation des filles en situation de conflits. En République démocratique du Congo (RDC) et au Burundi et au Rwanda, les crises politiques ont engendré d’importants déplacements de population internes et externes durant les dernières années. Ces déplacements perturbent le parcours éducatif des enfants, et notamment des filles qui sont deux fois plus susceptibles que les garçons d’être exclues de l’école dans ces zones de conflits, selon UNESCO. Le projet ÉDUFAM a ainsi ciblé des communautés affectées par ces crises, comme les personnes déplacées ou réfugiées. Après cinq ans d’intervention, le projet a permis d’améliorer la qualité et la sécurité de l’éducation de plus de 38 000 élèves, dont plus de 19 000 filles. Il a favorisé l’intégration de près de 3 000 filles déscolarisées et non scolarisées dans le système éducatif, ou encore de former près de 900 membres du personnel enseignant et administratif. Au-delà de l’éducation, le projet a permis l’autonomisation économique de plus de 1000 femmes, favorisé leur participation dans les instances scolaires et communautaires, et contribué à transformer les normes sociales vers plus d’égalité de genre. Pour en savoir plus | | | | Programme CLÉ Depuis 2020, le Programme Compétences, Leadership, Éducation (CLÉ), financé par Affaires mondiales Canada et soutenu par les partenaires du consortium, soit Éducation internationale et la Fédération des cégeps, offre des mandats à des spécialistes canadiens et locaux pour améliorer le bien-être économique et social des communautés marginalisées grâce à l’éducation. Au total, 600 mandats auront été délivrés entre 2020 et 2027, d’une durée du trois à six mois, dans six pays : le Bénin, le Cameroun, la Guinée, le Rwanda, le Sénégal et le Togo. Sur place, les volontaires répondent aux besoins exprimés par les organisations partenaires, qui œuvrent dans l’éducation de base et la formation technique et professionnelle. Le Programme vise à accroître leur performance, considérant le pouvoir transformateur de l’éducation sur les populations. Pour cela, le projet veut renforcer les capacités de ses partenaires à offrir des services éducatifs de qualité, notamment aux filles et aux femmes. Il rend l’environnement scolaire plus sensible au genre et à l’inclusion des personnes marginalisées, et soutient l’autonomisation des filles et des femmes dans une perspective de développement durable. En Guinée par exemple, le ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation a conduit une tournée de sensibilisation sur l’éducation inclusive positive. Au Bénin, l’organisation FAWE Bénin a porté un projet d’amélioration de la santé et des droits sexuels et reproductifs des jeunes en milieu scolaire. Plus de 268 000 personnes ont été touchées par les activités et plus d’un demi-million d’actions ont été réalisées par les volontaires du Canada. Pour en savoir plus | | | | Projet IMAJE Lancé en 2025, le projet Initiative multisectorielle pour l’avenir de la jeunesse dans l’économie verte (IMAJE) prend place au Sénégal et vise à favoriser l’autonomisation socio-économique des jeunes, et notamment de jeunes femmes, à travers l’économie verte. Il est mis en œuvre par un consortium canadien composé de la Fondation Paul Gérin-Lajoie, Carrefour international, et Développement international Desjardins (DID), et financé par Affaires mondiales Canada. IMAJE vise ainsi à renforcer l’accès des jeunes à des parcours d’insertion professionnelle et économique durables, dans des secteurs porteurs de l’économie verte. La mission est donc double : contribuer à l’autonomisation des jeunes en situation de vulnérabilité, tout en soutenant la transition vers une économie durable. Le projet intervient en trois axes : renforcer l’agentivité des jeunes par des formations techniques et professionnelles axées sur l’économie verte, appuyer les initiatives des jeunes dans les chaînes de valeur verte prioritaire, et mobiliser des communautés, institutions et acteurs économiques pour renforcer la participation des jeunes. Le projet vise à accompagner 43 800 bénéficiaires, dont 24 500 femmes, vers une insertion professionnelle, économique et sociale porteuse d’avenir d’ici 2030. | | | Soutenez la mission de la Fondation Paul Gérin-Lajoie | Grâce à la générosité de ses donateurs, la Fondation Paul Gérin-Lajoie soutient l’autonomie et l’éducation des jeunes les plus vulnérables, garantissant à chacun ou à chacune les moyens de façonner son avenir et celui de nos sociétés, en Afrique de l’Ouest, dans la région des Grands Lacs et en Haïti. Chaque don contribue directement à la réussite de la mission, et toute l’équipe remercie chaleureusement ses donateurs pour leur soutien. Faire un don | | ABONNEZ-VOUS À NOS RÉSEAUX SOCIAUX | Le bulletin du 50e anniversaire de la Fondation Paul Gérin-Lajoie a été réalisé avec la collaboration du Journal d'Alter du Réseau international d'innovation sociale et écologique | | | | |