Des capsules humoristiques et d’autres outils pour les jeunes durant le Mois de l’eau

Au Québec, le mois de juin est désormais dédié à l’eau. Afin de sensibiliser la population de son territoire à la protection et l’utilisation durable de l’eau, le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) a produit plusieurs outils et activités pour petits et grands que vous trouverez sur le site Web de l’organisme : www.grobec.org.

Grâce à la collaboration extraordinaire de Mandolyne et Jimmy Stratosphère, trois capsules humoristiques ont été réalisées afin d’éduquer les enfants sur la pollution des habitats naturels et les objets qui ne doivent pas se retrouver dans la toilette.

 

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Utilisation d'engrais dans la cour

Plusieurs personnes souhaitent avoir une belle pelouse verte et sans mauvaises herbes. Sachez qu’une pelouse dite « vert de golf » peut avoir un impact sur la qualité de votre sol. Avant d’entretenir son terrain, il est important d’en connaître sa composition et ses besoins en éléments nutritifs.

Si vous devez utiliser des engrais naturels ou de synthèse pour l’entretien de votre pelouse, utilisez des engrais à libération lente. Ces derniers relâchent graduellement la quantité nécessaire d’éléments nutritifs requis pour le sol. Aussi, évitez d’utiliser des engrais comportant du phosphore; le sol québécois est suffisamment chargé de cet élément.

Les engrais utilisés de façon excessive et qui ne sont pas absorbés par les graminées se retrouvent dans l’environnement. Si le phosphore se retrouve en grande quantité dans les cours d’eau, le développement de cyanobactéries s’accroîtra au détriment de la qualité du cours d’eau (eutrophisation).

Source: ROBVQ

Imperméabilisation et infiltration de l’eau des sols

Lorsque nous construisons par exemple des routes ou un stationnement, et que nous excavons le sol naturel en place, nous causons un phénomène appelé imperméabilisation des sols. Ce processus anthropique entraîne une augmentation significative du ruissellement à l’endroit de la dénaturalisation, mais également une dégradation des milieux récepteurs. L’imperméabilisation du sol peut avoir de graves conséquences, telles que des inondations plus fréquentes et plus abondantes, l’augmentation de la vitesse d’écoulement de l’eau, une baisse du débit initial des cours d’eau, etc.

Afin d’améliorer les zones imperméables, il est suggéré d’utiliser du gravier plutôt que de l’asphalte pour la zone de stationnement. L’eau pourra plus facilement s’infiltrer dans le sol. Une allée sinueuse bordée de végétaux est également un aménagement recommandé.

Sources : ROBVQ et ministère des Affaires municipales et de l'Habitation

Récupération de l’eau de pluie

Bien qu’au Québec, la récupération d’eau de l’eau est encore une démarche éco-citoyenne, il n’en reste pas moins que cette habitude de vie ne peut être que bénéfique pour tous. A l’aide d’un simple baril, il est possible de récupération de l’eau pour diverses tâches : arroser le jardin, nettoyer sa voiture, entretien extérieur de la maison, etc. Bien que méconnu, il est aussi possible d’utiliser l’eau de pluie pour la chasse d’eau et de réduire à près de 60% la consommation d’eau potable traitée.

Sources : Éco Habitation et Ville de Québec

Entretien et remplacement des installations septiques

Bien que votre installation septique soit enfouie dans le sol, il ne faut pas oublier de s’en occuper. Une installation sanitaire qui ne fonctionne pas adéquatement rejette ses eaux usées dans l’environnement.

Si vous habitez près d’un plan d’eau, il est suggéré d’utiliser des produits ménagers biodégradables afin d’éviter que le phosphore, présent dans plusieurs produits d’entretien, ne se retrouve dans l’eau et accentue le processus d’eutrophisation.

Enfin, il est important d’effectuer une vidange de sa fosse septique. Petit rappel : les résidences habitées à l’année doivent se faire vidanger aux 2 ans tandis que les résidences saisonnières ont l’obligation de se faire vidanger aux 4 ans.

Sources : Gouvernement du Québec et ministère de l'Environnement

Les déchets qui ne doivent pas se retrouver dans la toilette ou le lavabo

Chaque année, on retrouve dans les égouts une tonne de choses qui ne devraient pas s’y trouver. Ces objets se gorgent de graisse et d’eau et obstruent, entre autres, les pompes du système des eaux usées de la municipalité. En plus de causer des bris aux machines, ces objets prennent énormément de temps à se biodégrader.

  • Les lingettes à bébé ou désinfectantes prennent plus de 3 mois à se biodégrader.
  • Les cotons-tiges, comme ils sont très petits, ne sont pas interceptés par les grilles de filtration et sont donc retournés dans les cours d’eau en plus de prendre 100 ans à se biodégrader.
  • La litière à chat peut se gonfler jusqu’à 15 fois sa grandeur originale, alors imaginez ce qui se passe dans vos tuyaux de toilette !
  • La gomme à mâcher, une fois dans les tuyaux, a tendance à se fixer sur les parois et créer à long terme des bouchons. Elle prend 5 ans à se décomposer.
  • Qu’il soit mort ou vivant, le poisson rouge ne va pas dans la toilette. Il est considéré comme une espèce exotique envahissante. Il peut perturber facilement un écosystème et transmettre des maladies aux autres organismes présents.
  • Les cheveux ne peuvent pas se dissoudre. Ils forment des masses et obstruent les tuyaux.

Source : Le Centre d'information sur l'eau

Quelques statistiques sur l'eau...

  • L’eau recouvre environ 72 % de la surface de la Terre.
  • L’eau douce représente moins de 3 % de l’ensemble de l’eau disponible.
  • En moyenne, un Québécois consomme 400 litres d’eau par jour.
  • En 2015, 24 % des ménages québécois buvaient principalement de l’eau embouteillée.
  • En 2015, 51 % des ménages québécois ont dit traiter leur eau avant de la consommer.