Mars 2026

En prévision du colloque annuel, nous avons fait une infolettre sur la même thématique, soit la gestion durable des eaux pluviales !

 

Nouvelles de la SQP
 

Colloque SQP 2026 :

Notre colloque annuel Les phytotechnologies, des outils de résilience aux inondationsse tiendra le 1er mai 2026 au Campus MIL à Montréal et en diffusion virtuelle. Des experts du Québec et de la Belgique y présenteront innovations et retours d’expérience pour renforcer la résilience face aux inondations grâce aux phytotechnologies et aux solutions fondées sur la nature. La journée comprendra conférences, projets concrets, remise de prix et cocktail réseautage. Tarifs lève-tôt jusqu’au 9 avril.
 

INSCRIPTION

 

Appel aux candidatures ! 

Nous invitons les étudiants, professionnels, entrepreneurs et municipalités à soumettre leurs projets en phytotechnologie !  

Distinctions étudiantes :

Deux opportunités s'offrent à la relève dans le domaine des phytotechnologies.

-Bourse étudiante : Le gagnant(e) se mérite un prix de 2000 $, en plus d’une invitation à présenter les résultats de sa recherche au colloque de la SQP à l’année suivante.
Date limite : 6 avril 2026

-Concours d’affiches scientifiques, prix de 600$
Date limite : 30 mars 2026


DISTINCTIONS ÉTUDIANTES

Prix d’excellence :

Ce prix souligne un projet réalisé au Québec ayant contribué au développement des phytotechnologies.

Le projet lauréat recevra un crédit de 1 000 $ applicable à une commandite de notre colloque annuel, l'organisation d'une activité portant sur le projet en question, le tout d'une valeur de plus de 2 000 $.

Date limite : 6 avril 2026
 

PRIX D'EXCELLENCE

 

Ouverture des candidatures CA 2026-2027

Vous souhaitez vous impliquer concrètement dans la construction d’un monde plus vert ? Nous vous en offrons l’occasion : contribuer à résoudre des enjeux environnementaux grâce à l’utilisation ingénieuse des plantes.

La SQP recrute actuellement des candidats pour pourvoir des postes d’administrateurs au sein de son conseil d’administration. Vous avez jusqu’au 20 avril pour soumettre votre candidature !

 

APPEL AUX CANDIDATURES - ADMINISTRATEURS

 


 

Le génie végétal au service de l'adaptation aux changements climatiques

Appel à projets :

Vous vous intéressez au génie végétal et à la mise en place de ce type de projets au Québec? Consultez notre fiche récapitulative pour obtenir de l’information sur l’accompagnement offert aux municipalités dans le démarrage de projets.
 

FICHE RÉCAPITULATIVE

Appel à intérêt :

Appel à intérêt pour les régions souhaitant bénéficier de l’accompagnement offert aux municipalités. Les régions situées à l’extérieur des territoires initialement sélectionnés peuvent désormais nous soumettre leur l'intérêt en remplissant le formulaire ci-dessous.
 

FORMULAIRE D'INTÉRÊT

 

Qu'en pensez-vous ?
 

La gestion des eaux pluviales : un projet collectif à cultiver

Par Raphaëlle Dufresne, Coordonnatrice de projets et développement - Adaptation aux changements climatiques et résilience, Centre d'écologie urbaine

Face à des pluies plus intenses et à des réseaux d’égouts souvent surchargés, les infrastructures vertes offrent des solutions efficaces pour mieux gérer les eaux pluviales en milieu urbain. En ralentissant l’écoulement de l’eau et en favorisant son infiltration dans le sol, elles contribuent à réduire les risques d’inondation tout en améliorant le cadre de vie.

Pourtant, leur déploiement reste limité. Les approches traditionnelles privilégient encore largement les infrastructures « grises », tandis que les infrastructures vertes sont parfois perçues comme de simples aménagements paysagers plutôt que comme de véritables outils de gestion des eaux pluviales. Cette perception freine leur intégration dès les premières étapes de la planification et complique l’accès au financement, car leurs retombées sociales et économiques sont difficiles à quantifier.

La répartition des infrastructures vertes sur le territoire n’est pas toujours équitable : les quartiers les plus défavorisés, souvent plus vulnérables aux inondations et aux îlots de chaleur, disposent généralement de moins d’espaces verts. Il est donc essentiel de mieux intégrer ces aménagements à la planification urbaine et de veiller à ce qu’ils profitent à toutes et tous. Pour être pleinement efficaces, ces infrastructures doivent être pensées avec les communautés locales.

La première ruelle bleue-verte du Québec, inaugurée en 2023 dans l’arrondissement du Sud-Ouest à Montréal, en est un exemple inspirant. Conçue avec les résidentes et résidents du quartier, elle comprend plusieurs zones de biorétention qui captent et infiltrent les eaux de pluie, notamment provenant de gouttières déconnectées du réseau d’égouts. Des activités de plantation et d’entretien communautaires contribuent aujourd’hui à faire vivre cet espace.

Peut-être est-ce là une des clés pour les villes plus résilientes : des infrastructures construites non seulement pour les communautés, mais aussi avec elles.

Crédit : Centre d'écologie urbaine La ruelle bleue-verte du Sud-Ouest

 

Vitrine phyto

Une première rue éponge à Montréal

Par Tania Dumouchel, architecte paysagiste, division de l'aménagement des parcs et actifs immobiliers, arrondissement de Ville-Marie

Dans une démarche visant à renforcer la résilience hydrologique du secteur Centre‑Sud face aux épisodes de pluies extrêmes, l’arrondissement de Ville‑Marie reconfigure la rue Larivière afin d’en faire la première « rue éponge » de Montréal. Ce projet s’inscrit dans une stratégie d’adaptation climatique intégrée combinant gestion durable des eaux pluviales, infrastructures vertes favorisant la biodiversité et aménagements multifonctionnels répondant aux besoins de la population.

Le réaménagement adopte une approche systémique où l’espace public est transformé en dispositif de captation, de rétention et d’infiltration. Il s’agit du premier projet montréalais où une voie de circulation est entièrement repensée pour optimiser la performance hydrique tout en intégrant du verdissement, des habitats favorables à la biodiversité, des usages récréatifs de proximité et des espaces d’appropriation sociale. Cette intervention s’ajoute aux mesures déjà déployées par l’Arrondissement pour améliorer la résilience climatique du secteur.

Les travaux comprennent l’installation de bassins de rétention et de noues végétalisées susceptibles d’intercepter et d’entreposer jusqu’à 900 m³ d’eaux pluviales. Ces infrastructures, combinées à un nouveau réseau de drainage de surface, permettront de gérer le ruissellement provenant des rues situées en contrehaut. La topographie en cuvette du quartier de Sainte‑Marie exige en effet une capacité accrue de gestion des volumes d’eau déversés depuis les secteurs plus au nord lors des pluies intenses.

Ce projet contribuera à l’atteinte des objectifs municipaux visant la création d’au moins 8 500 m² d’infrastructures vertes drainantes intégrées au domaine public, en cohérence avec les orientations montréalaises en matière d’adaptation aux changements climatiques..

Crédit : Arrondissement de Ville-Marie, Provencher Roy, architectes

 

L’info-phyto

Les solutions axées sur la nature pour réduire les risques d’inondations et leurs conséquences : les approches du RIISQ

Par Steffen Lajoie, conseiller scientifique, RIISQ

Les milieux naturels, notamment humides, jouent un rôle essentiel dans l’atténuation des crues : ils facilitent le drainage, réduisent l’érosion et contribuent à modérer l’intensité des inondations, autant dans les milieux ruraux que périurbains. Plusieurs projets financés par le Réseau Inondations intersectoriel du Québec (RIISQ) explorent ces interactions entre nature, infrastructures humaines et innovations phytotechnologiques, tout en examinant les conditions sociopolitiques nécessaires à la mise en œuvre de solutions axées sur la nature.

Parmi ceux-ci, celui dirigé par Andrea Bertolo (Université du Québec à Trois-Rivières) analyse la phénologie de la glace et les herbiers aquatiques du lac Saint-Pierre afin de mieux comprendre leur influence sur les crues (fiche du projet). Au Nunavik, David Didier (Université du Québec à Rimouski) collabore avec quatre communautés pour documenter les risques de submersion côtière et soutenir des actions de stabilisation des zones vulnérables (fiche du projet). À la Forêt Montmorency, Yalynka Strach (Université Laval), sous la direction de Marc André Bourgeault et François Anctil, étudie la capacité d’un milieu humide riverain à réduire l’intensité des crues (fiche du projet). Aussi, l’ouvrage collectif du RIISQ (Buffin-Bélanger et al., 2022) souligne l’importance de reconnaître le rôle des milieux naturels dans la gestion des inondations.

Le RIISQ, financé par le Fonds de recherche du Québec, œuvre à réduire les risques d’inondation dans un contexte de changements climatiques. En réunissant chercheurs, autorités publiques et société civile, il favorise l’émergence de solutions durables et adaptées aux réalités des territoires. Grâce à son approche intersectorielle, le RIISQ contribue à renforcer la résilience du Québec et la préparation face aux événements hydrologiques extrêmes.

Crédit : Cephas Lac Piché, Forêt Montmorency

 

 

Actualités phytotechnologiques
 

 

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