Lors des premiers visionnements de la guerre en Ukraine, le visage d'une jeune femme est apparu, coiffée d'une tuque grise.
Je vis ce visage, comme paralysé, impassible.
Je devine pourtout toute l'émotion qui s'y cache. J'ai revu et extrait aux nouvelles et je ne peux oublier ce visage.
Bonjour Iréna,
Je te donne un prénom fictif dont j'aime la sonorité. J'ai regardé aux nouvelles les premiÚres images de l'attaque de ton pays par la Russie. J'ai vu et gardé en mémoire ton visage que la caméra captait en gros plan.
Quand je pense à cette guerre folle qui se poursuit et détruit, je pense à toi.
OĂč es-tu maintenant, encore dans ton pays ? SĂ»rement dans une autre rĂ©gion ou peut-ĂȘtre exilĂ©e ailleurs. Je devine un peu tous les sentiments que tu vis et as vĂ©cus mais jamais je ne serai en mesure de saisir toute ta dĂ©tresse. J'ai pensĂ© que tu Ă©tais proche de la vingtaine, alors combien de rĂȘves brisĂ©s, de projets non rĂ©alisĂ©s.
Une guerre meurtriÚre qui a divisé ta famille, tes amis. Une guerre qui a détruit ton milieu de vie avec une violence inouïe. Une guerre, qui, pour flatter l'égo d'un président, tue des innoncents et ruine les richesses architecturales, naturelles et humaines de ton pays.
Comment vas-tu maintenant? Que fais-tu? J'ose Ă peine te demander si tu es toujours vivante.âââââââ
Ma foi me permet de penser que je suis en lien avec toi et ton peuple par la priĂšre de compassion que je prononce en toute confiance.