Aujourd’hui, le sujet porte sur la méditation et pourquoi médité.
Volet personnel: À l’occasion, je te parlerai aussi d’un phénomène qui s’est révélé à moi il y a un peu plus d’un an et que j’appelle « mes réflexions du petit matin ».
J’affectionne particulièrement ces instants du matin, lorsque je m’éveille et où le jour n’a pas encore tout à fait commencé. Souvent je m’éveille simplement et il ne se passe rien, d’autres fois, je m’éveille encore envelopper d’un rêve doux et paisible. C’est un moment où je suis suspendu entre deux mondes, à moitié éveillé et à moitié endormi, dans un état flottant, ou les mots et les images se succèdent avec une clarté étonnante.
Parfois, c’est une réponse qui se présente à une question qui m’habite depuis un moment, parfois un souvenir apparaît spontanément sur mon écran mental. D'autre fois, il arrive que ce soit simplement de la poésie qui se manifeste spontanément en moi. Un peu comme si ma "switch" créative était allumée et mon rationnel encore endormi.
Souvent, ces instants suivent un rêve où apparaît l’une des femmes que j’ai déjà aimées, ouvertement ou silencieusement. Ce que j’observe, c’est que l’amour en toujours au rendez-vous et est le fil conducteur, le facteur principal. (Dans un autre moment, je vous parlerai des femmes que j’ai aimées.)
Depuis le 1er décembre 2024, je consigne ces réflexions du petit matin dans un journal telles qu’elles me sont offertes, sans en altérer l’essence. Je n’en corrige que l’orthographe.
À l’occasion, je t’en partagerai quelques-unes de « mes réflexions du petit matin ». Sans masque, sans détour, avec mes fragments d’intimité et d’états d’âme. Parfois amusantes, et toujours avec la même vérité.
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Le thème: La méditation et pourquoi méditer.
À la suite d’une conversation avec quelqu’un qui me demandait ce qu’était pour moi la méditation et me partageait sa confusion avec toutes les sortes d’explications déjà reçues, j’ai le goût ici de vous partager ma définition personnelle et les avantages de la méditation. Bien sûr, il y a la version connue qui dit que : la méditation est une pratique visant à entraîner l'attention pour cultiver le calme, la clarté mentale et la conscience de l'instant présent. Tout cela est vrai.
Mais pour moi, la méditation, c’est plus que cela. Pour moi, la méditation, c’est une manière, un départ, une autre façon subtile de récupérer le pouvoir sur ma vie, une manière de reprendre le contrôle de ma vie avec conscience, dans l’ici et maintenant, en pratiquant à « faire silence » avec mon mental, observer et parfois couper la conversation que j’ai avec lui.
Je peux voir que, pour la première partie de ma vie, j’ai été un fidèle et docile sujet de ce que mon mental me suggérait. À 100 % du temps, j’étais à l’écoute de ce qu’il me suggérait, m’identifiant totalement à mon mental. Mon mental et moi faisions un, j’exécutais fidèlement, de façon très adéquate et satisfaisante, les choses qu’il me suggérait. C’était ma personnalité.
Puis, dans la deuxième partie de ma vie, j’ai pris conscience que mon mental n’est en fait qu’une mémoire, une accumulation de souvenirs, d’expériences, une banque de données qui influence mes prises de décision basées sur mon vécu du passé. Si l’expérience est favorable, la réponse est favorable ; si l’expérience est difficile, douloureuse, alors la réponse est souvent défensive.
J’ai pu ainsi observer comment mes émotions, ma charge émotive, influençaient de façon importante ma réaction à la situation. Ce que l’on appelle aujourd’hui un « déclencheur ». Le « déclencheur » est directement relié à mon mental, à mon historique émotionnel, et va influencer mon quotidien. Si je suis conscient de sa présence, alors je peux faire un choix plus conscient plutôt qu’un réflexe instinctif et défensif.
De là, si je ne suis pas vigilant, apparaissent les jugements, les critiques, l’acceptation favorable ou défavorable des situations selon mes valeurs et principes accumulés du passé.
Avec le temps, j’ai vu plus clairement comment mes émotions influençaient mes réactions, un peu comme si certaines situations semblaient appuyer sur des boutons invisibles en moi et éveillaient parfois une réaction disproportionnée à la situation. Aujourd’hui, je sais que ces déclencheurs sont liés à une émotion, à une blessure du passé qui se met en marche presque instantanément.
Mon mental me lance toute une série de réponses déjà toutes prêtes comme les jugements, les critiques, les interprétations, les projections, les approbations, les refus et bien d’autres.
Tout cela surgit si rapidement que j’ai l’impression que c’est tout simplement moi.(Ma première vraie prise de conscience fut à la naissance de Martin. J’aurai l’occasion de vous en parler plus clairement dans le prochain numéro de l’infolettre.)
Puis la méditation est entrée dans ma vie. Au départ, à la base, j’ai appris la méthode traditionnelle qui consiste à maintenir mon attention, mon mental, sur une chose seulement et à garder le focus sur cette chose. Généralement, au début, la pratique se fait en posant son attention, son regard sur sa respiration. Pour tenter de faire ce que l’on appelle dans le jargon « faire silence ».
Car l’un des buts sous-jacents de la méditation est de prendre conscience de comment notre mental est toujours en action, à nous suggérer des choses.
Sans violence, j'observe et je tente de garder le focus sur l’objet. Si j’observe que ma pensée vagabonde ailleurs, j’en prends conscience et je reviens à mon point de départ, en m’accueillant pour cette escapade. Car l’objectif n’est pas d’être parfait dans l’exécution, mais plutôt d’être bienveillant et accueillant avec soi-même dans l’apprentissage.
Au début, je vous propose de faire des périodes de 5 minutes, pas plus, quelques fois par jour, puis plus tard, au besoin, vous ajustez le temps et la fréquence. L’important est de ne pas arrêter de pratiquer, de ne pas se décourager.
C’est ainsi que, peu à peu, j’ai appris quelque chose de précieux : «observer».
Observer mes pensées un peu comme comme je regarde passer des nuages dans le ciel. Observer mes émotions comme des vagues qui arrivent sur la plage, qui se lèvent puis se déposent. Simplement sans plus.
Et c’est ainsi que j’ai découvert quelque chose que je ne voyais pas auparavant: Entre ce qui arrive dans la vie, le « déclencheur »… et la réaction qui surgit en moi…
Il existe un minuscule espace. Un espace discret, presque invisible.
La méditation m’a appris à ralentir suffisamment pour commencer à le percevoir. Et dans cet espace, quelque chose de nouveau devient possible.
Respirer.
Accueillir ce qui est là.
Et parfois choisir une réponse différente.
Pour moi, la méditation est devenue ça : une manière de ne plus être entièrement emporté par les automatismes de mon mental.
Puis, peu à peu, l’espace intérieur s’agrandit, et dans cet espace peuvent apparaître davantage de calme, de clarté… et parfois même une douceur inattendue envers soi-même et envers les autres.
C’est pour cela que, pour moi, la méditation n’est pas seulement une technique pour se détendre. C’est un chemin de liberté intérieure.
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Question de clôture: Pourquoi voudras-tu médité?
Pensée: Trop souvent, l’on préfère accuser l’autre plutôt qu’essayer de comprendre l’autre.
Bonne semaine, bonne réflexion et heureuse découverte sur toi-même…
Aujourd’hui : 1260 mots.