juin 2026

Prendre racine

Le génie végétal vu de la France

Nouvelles du projet

Bénéficiaires du premier appel à projets

Après une analyse rigoureuse de nos dossiers, nous sommes particulièrement fiers de dévoiler aujourd'hui les municipalités et municipalités régionales de comté (MRC) sélectionnées dans le cadre de notre tout premier appel à projets !

Les municipalités de Marieville et de Saint-Hyacinthe ainsi que la MRC de Kamouraska bénéficieront de notre service d’accompagnement spécialisé afin de propulser et de concrétiser leurs initiatives en génie végétal, de valider leurs choix techniques, de documenter leurs projets pilotes et d’assurer le succès de leurs interventions.

Nous remercions toutes les municipalités et MRC qui ont soumis leur candidature pour ce premier appel à projets. C'est le début d'une belle et grande collaboration pour faire progresser le génie végétal au Québec !


DÉCOUVRIR LES PROJETS
 

Votre municipalité souhaite aussi être accompagnée ?

Bonne nouvelle : le deuxième appel à projets pour l’accompagnement EPA est en cours !

Il est destiné aux instances municipales, municipalités locales et municipalités régionales de comté (MRC) des régions suivantes : le Bas-Saint-Laurent, la Capitale-Nationale, l'Estrie et la Montérégie. L'objectif est de vous outiller et de mettre à votre disposition notre expertise pour franchir l’étape du démarrage des projets en génie végétal, plus précisément pour la stabilisation des berges, côtes, pentes et talus.

Si vous avez des initiatives en tête pour votre milieu, il vous suffit de remplir un pré-formulaire pour déterminer si votre projet est admissible. Si votre région ne fait pas partie des quatre sélectionnées, vous pouvez néanmoins exprimer votre intérêt en remplissant le formulaire d'intérêt. 

Vous avez jusqu'au 17 juillet prochain pour nous soumettre votre projet. Faites vite, il vous reste encore du temps pour en profiter !
 

PRÉ FORMULAIRE     FORMULAIRE D'INTÉRÊT    INFORMATIONS
 

 

Vitrine génie végétal

Revitalisation lacustre du Bois Pourri : une solution low-tech face à l'érosion du lac Léman

Crédit photo : Canton de Vaud - GDE

Par : Emmanuel Renou, responsable de domaines « Nature Terrestre » et aménagement de cours d’eau et milieux naturels chez ECOTEC Environnement.

Porté par le Canton de Vaud, le projet expérimental de revitalisation lacustre du Bois Pourri, situé à Buchillon sur la rive est du delta de l’Aubonne, vise à répondre à une problématique croissante d’érosion des rives du Léman tout en renforçant la biodiversité des milieux humides associés. Ce secteur, inscrit à l’inventaire fédéral des sites de reproduction de batraciens d’importance nationale, abrite notamment la rainette verte et le triton crêté, deux espèces menacées en Suisse. L’érosion progressive du cordon littoral fragilise aujourd’hui les mares et zones humides arrière-littorales qui constituent leurs habitats de reproduction.

Face à cette situation, ECOTEC Environnement a proposé une approche fondée sur des techniques de génie végétal et de génie forestier, privilégiant des solutions low-tech et reproductibles. L’objectif est de restaurer une rive naturelle capable de dissiper l’énergie des vagues tout en recréant une mosaïque d’habitats favorables à la faune et à la flore lacustres. Le site pilote se compose de cinq tronçons expérimentaux de 40 à 50 mètres, chacun mettant en œuvre des variantes techniques différentes afin d’évaluer leur efficacité et leur résilience dans le contexte hydrodynamique du Léman.

Les aménagements reposent principalement sur l’utilisation de matériaux naturels : fascines vivantes et mortes, peignes de bois, lits de branches à rejet, épis constitués de troncs avec souches, ainsi que des plantations de saules et d’hélophytes, tels que les phragmites. Ces techniques de génie végétal habituellement utilisé en rivière ont fait l’objet d’adaptation pour le milieu lacustre afin de favoriser progressivement l’installation d’une saulaie riveraine et d’une roselière lacustre.

Au-delà de la protection contre l’érosion, cette expérimentation constitue un véritable laboratoire à ciel ouvert pour le développement de techniques de revitalisation lacustre adaptées aux enjeux climatiques et écologiques actuels. Un suivi écologique et paysager sur plusieurs années permettra d’évaluer la tenue des ouvrages, la recolonisation végétale et le retour des espèces cibles.

 

Témoignage

Quelles pratiques pour le génie végétal en altitude ?

Crédit photo : Juliette Rousset.
Légende : Fascine de saule hasté (Salix hastata L.) sur le torrent de Thorens à 2319 mètres d'altitude au début de la deuxième saison de végétation (juin 2025).

Par : Juliette Rousset, Postdoctorante - fonctionnalités écologiques et pratiques de gestion des forêts riveraines, École Nationale du Génie de l'Eau et de l'Environnement de Strasbourg - Laboratoire Image Ville Environnement, ENGEES - LIVE.

Ma thèse a porté sur le développement des techniques de génie végétal pour la stabilisation des berges de cours d’eau de montagne. Les particularités de ces cours d’eau (débits de crue estivaux, sédiments grossiers, pentes fortes et contraintes hydrauliques importantes) nécessitent des adaptations pour la réalisation des ouvrages.

Nous avons cherché à identifier les facteurs biophysiques déterminants pour la mise en œuvre durable de ces techniques. Un travail de recensement des ouvrages sur l’arc alpin a mis en évidence l’importance des savoirs locaux dans le choix des techniques, ainsi que de nouvelles valeurs de résistances mécaniques. Les ouvrages recensés étaient tous à des altitudes inférieures à 1600 mètres malgré une forte demande de la part des gestionnaires. Nous avons observé que sur ces cours d’eau, les modèles naturels de berges variaient fortement en fonction de la pente, avec de gros blocs parfois structurants pour la stabilité et des espèces de saules inféodées aux altitudes subalpines.

À travers différentes expérimentations de bouturages, nous avons testé le potentiel d’utilisation de six espèces subalpines et ubiquistes en altitude. Ces résultats nous ont menés à la mise en place d’une fascine expérimentale de saule hasté à 2300 mètres, avec un grand succès. Enfin, ce travail interroge la définition du génie végétal en montagne : repose-t-il exclusivement sur l’utilisation de matériaux vivants ou sur l’imitation des modèles naturels des berges ? Il est possible d’imaginer, sur de fortes pentes, des ouvrages intégrants, dès leur conception, une part de minéralité ?

 

Outils*

*Vous pouvez retrouver tous les outils présentés dans les infolettres sur la page Outils du projet.

 
 

Partenaires

Le projet est financé par le gouvernement du Québec dans le cadre d’Action-Climat Québec, un programme coordonné par le Fonds d'action québécois pour le développement durable, qui découle du Plan pour une économie verte 2030.

Les activités du projet sont réalisées grâce au soutien financier d'EXP, de Norda Stelo, de Fluviode Stantec,  et de l'Association des gestionnaires régionaux des cours d'eau du Québec.

Ce projet est porté par la Société québécoise de phytotechnologie, pour en apprendre davantage sur celui-ci, nous vous invitons à visiter la page web qui lui est dédiée :

  PAGE WEB DU PROJET

 

Restons connectés

Cette infolettre sera diffusée mensuellement pour vous tenir informé·e·s. De plus, la page LinkedIn reste le lieu central de nos échanges.

Pour toute question ou pour proposer une contribution, écrivez-nous à : info@phytotechno.com

Vous n’êtes pas encore abonnés à la page LinkedIn de la communauté de pratique ? Joignez-nous dès maintenant ici : 

COMMUNAUTÉ DE PRATIQUE

Soutenez la SQP et bénéficiez d’avantages exclusifs en devenant membre dès aujourd'hui : 
 

ADHÉSION

 

Société québécoise de phytotechnologie
Pour communiquer avec nous : info@phytotechno.com | 450 774-2228