Septembre 2025

Nouvelles de la SQP

 

Communiqué de presse - Lancement officiel du projet Enraciner pour l’avenir : Ce projet structurant, échelonné sur 3 ans, vise à promouvoir l’adoption des phytotechnologies, à renforcer le recours aux pratiques de génie végétal et à accroître le nombre d’ouvrages de génie végétal au Québec par les professionnels, les municipalités et les MRC pour permettre une meilleure adaptation aux changements climatiques.

Pour plus d’informations sur le projet, vous pouvez consulter le communiqué de presse :
 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Lancement d’une communauté de pratique québécoise en génie végétal : Dans le cadre de ce projet, nous lançons une communauté de pratique qui a pour objectifs de faciliter le partage de connaissances et le retour d’expérience en génie végétal, de créer un réseau d’experts pour appuyer les défis des projets, de favoriser l’innovation et de soutenir la montée en puissance des pratiques de génie végétal au Québec.

Pour vous y inscrire gratuitement et pour rester à l'affut des développements de ce projet :
 

INSCRIPTION

 

Accompagnement de municipalités : Dans le cadre d'Enraciner pour l'avenir, nous souhaitons accompagner 8 municipalités ou MRC dans le démarrage d’un projet de génie végétal dans les régions de la Montérégie, du Bas-Saint-Laurent, de la Capitale-Nationale et de Montréal. Ce soutien, qui vise à outiller dans ce domaine les organismes municipaux, commencera à l’été 2026 et s’échelonnera sur plus d’un an. Il se veut un levier afin de faciliter le recours à ces ouvrages.

Si cette initiative vous intéresse, contactez-nous par courriel :


COURRIEL

 

Visite technique - Enraciner pour l’avenir : Stabilisation côtière en action, le cas du Bas-Saint-Laurent. Ce 25 septembre a lieu la première visite technique dans le cadre de notre nouveau projet. En collaboration avec le Comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire, cette journée se tiendra dans le Bas-St-Laurent et portera sur les techniques de génie végétal pour la restauration des milieux côtiers. Pour faciliter les déplacements vers les sites, un autobus partira de la Ville de Québec pour les intéressés.

Pour plus de détails et pour vous y inscrire :
 

DÉTAILS ET INSCRIPTION

 

Nouvelle employée : Il y a un vent de nouveau dans notre équipe avec le démarrage de notre projet Enraciner pour l‘avenir : le génie végétal au service de l‘adaptation aux changements climatiques. Cela nous a permis d'engager une nouvelle personne au sein de l'équipe : Mariana Villafan-Sierra, chargée de projets.
 

NOTRE ÉQUIPE

 

Nouvelles capsules vidéos sur les marais filtrants : Trois nouvelles capsules vidéos sont maintenant disponibles sur notre chaine YouTube. Claires, visuelles et informatives, elles sont idéales pour les écoles, les professionnels ou toute personne curieuse qui souhaitent en apprendre davantage sur les principes des marais filtrants.

Pour regarder les capsules gratuitement sur notre chaine YouTube :
 

CHAINE YOUTUBE

 

Colloque SQP : Pour l’année 2026, nous pouvons déjà vous annoncer que le colloque annuel, sur le thème des Inondations et phytotechnologies, aura lieu le 7 mai au Jardin botanique de Montréal. Réservez cette date à votre agenda! Plus de détails sont à venir dans les prochains mois.

 

 

Actualités phytotechnologiques
 

 

Qu'en pensez-vous ?

 

Les phytotechnologies : un secteur d’avenir encore fragmenté

Par Hugo Degroote, ing. M.ing. 

Les phytotechnologies offrent des solutions concrètes pour traiter et gérer les eaux, dépolluer les sols et intégrer la nature aux espaces bâtis. L’expertise existe déjà au Québec : ingénieurs, biologistes, architectes paysagistes et chercheurs maîtrisent chacun une partie essentielle du savoir. Mais ces compétences évoluent trop souvent en parallèle, sans réelle concertation.

Le problème prend racine dès le milieu universitaire, où les formations restent cloisonnées: ingénierie, biologie, architecture de paysage, horticulture… des métiers qui ne se parlent souvent qu’au moment de réaliser un projet. Or, les phytotechnologies exigent un dialogue constant entre disciplines, dès l’apprentissage, pour que la collaboration devienne un réflexe.

Mettre en place des protocoles communs, des réseaux de transfert de connaissances et des espaces de concertation interprofessionnelle est indispensable. C’est la condition pour garantir des projets performants, crédibles et capables de convaincre les donneurs d’ouvrage. La SQP œuvre déjà en ce sens, mais l’ampleur de la tâche doit mobiliser l’ensemble des acteurs du milieu jusqu’à l’opinion publique.

Il est essentiel d’amorcer un travail de fond qui mette l’accent sur l’éducation et sur les bénéfices concrets des phytotechnologies, en mobilisant l’ensemble des métiers concernés.

Le secteur ne souffre pas d’un déficit d’expertise, même s’il se heurte parfois à des obstacles réglementaires et à un manque d’ouverture chez certains décideurs. En brisant les silos dès la formation et en structurant le dialogue entre professionnels, les phytotechnologies pourront enfin s’imposer comme un pilier incontournable de l’ingénierie et de l’aménagement durable.

 

Vitrine phyto

 

Biorétention: et si on pouvait faire mieux ?

Par Lucie Pedneault, étudiante à la maîtrise à l’Université Laval et récipiendaire du prix d’affiche scientifique SQP 2025

L’aménagement de systèmes de biorétention permet d’accumuler les eaux de ruissellement et de les retenir un certain temps afin de décharger les réseaux pluviaux en temps de pluie. Un des mécanismes impliqués dans ce phénomène est l’évapotranspiration, qui combine à la fois l’évaporation directement à partir du sol et la transpiration provenant des végétaux. Alors que la norme de construction actuelle (CSA W200 :18) prévoit le captage et l’infiltration en 48 h d’un événement de pluie, il serait probablement possible d’améliorer la performance hydraulique et les services écologiques produits par ces systèmes en retenant l’eau plus longtemps.

Une étude en serre est en cours à l’Université Laval avec quatre espèces de végétaux (Deschampsia cespitosa, Hemerocallis fulva, Nepeta faassenii et Iris versicolore) soumises à des cycles alternants différentes durées de rétention de l’eau (0, 24, 48 et 96h) et des périodes de sécheresse (14 jours). Lorsque quatre cycles ont été complétés, trois cycles de pluie de 25 mm (répartie sur 32 h) sont simulés et les volumes d’eau drainés sont mesurés. Des mesures de croissance des végétaux sont également colligées pendant l’expérience.

Les résultats préliminaires montrent que d’allonger la durée de rétention améliore leur capacité de transpiration, réduisant ainsi les rejets vers les égouts. Cependant, les espèces de végétaux évaluées semblent démontrer des capacités différentes à supporter la saturation en eau de même que les conditions de sécheresse. Par exemple, le Nepeta, une lamiacée connue pour sa résistance à la sécheresse, n’a pas supporté une saturation de plus de 24 h, alors que l’Hémérocalle (liliacée) a montré une excellente capacité à supporter des conditions de saturation prolongée suivies de sécheresse. Les résultats de ce projet permettront d’améliorer les recommandations pour la conception de systèmes de biorétention et d’augmenter la performance de ces systèmes.

Figure: Schéma des unités expérimentales (microcosmes)
Crédit photo : Lucie Pedneault

 

L’info-phyto

 

La phytoremédiation : utiliser les capacités des plantes pour décontaminer des sols

Par Michel Labrecque, chercheur à l'Institut de recherche en biologie végétale (IRBV)

L’utilisation par l’homme de plantes pour dépolluer les sols, l’eau ou l’air constitue une approche appelée phytoremédiation, qui est relativement récente et dont on connaît encore mal les potentialités. Dans la littérature scientifique, on retrouve de nombreuses études qui ont été conduites en milieu contrôlé, souvent avec des plantes en pots, démontrant les capacités de nombreuses espèces pour accumuler des métaux ou contribuer à la dégradation de certains polluants. En revanche, il existe beaucoup moins d'informations faisant état de travaux de phytoremédiation réalisés à plus grande échelle sur des terrains pollués. Dans ces situations, la complexité des milieux et la multitude de facteurs en jeu rendent l’interprétation des résultats particulièrement difficile.

De plus, la phytoremédiation à grande échelle sur des terrains contaminés exige plusieurs années avant de permettre l’observation de changements significatifs. À l’Institut de recherche en biologie végétale, l’équipe de Michel Labrecque a mené de nombreuses études de phytoremédiation au cours des vingt dernières années, dont plusieurs en partenariat avec des propriétaires fonciers sur de vastes superficies. Des projets à Varennes, sur la rive sud de Montréal, puis plus récemment dans l’est de Montréal, ont pu être suivis sur de longues périodes. Ils ont permis de mettre en évidence l’efficacité, mais aussi les limites des techniques de phytoremédiation. Si le temps n’est pas un enjeu, la phytoremédiation peut représenter une option à privilégier pour la décontamination de sites pollués d’autant qu’au cours du processus, de nombreux bénéfices environnementaux sont générés.

Vue par drone d'une friche industrielle dans l'est de Montréal en traitement par phytoremédiation comportant plusieurs parcelles composées de diverses espèces ou cultivars de saule.

Crédit photo : Roman Laloge

 
 

À mettre à votre agenda

 
 

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