Association pour la protection de l'environnement du lac Cameron


INFOLETTRE du 21 août 2025

Nouvelle intervention pour protéger le lac Cameron

L’APEL Cameron a mandaté des biologistes du RAPPEL (Regroupement des associations pour la protection de l’environnement des lacs et des bassins versants) pour effectuer l’inventaire des plantes aquatiques sur l’ensemble du littoral du lac Cameron. Cette intervention s’inscrit dans la deuxième phase d’un projet amorcé il y a trois ans. Elle coûtera 10 807 $ et elle est rendue possible grâce aux contributions des membres de l’APEL Cameron, de dons volontaires et de diverses commandites.

Pendant la dernière semaine d’août, vous pourriez donc apercevoir un bateau circuler devant votre propriété, observant les parties peu profondes du lac et les plantes qui y poussent. Sous la supervision d'administrateurs de l'APEL Cameron, ces biologistes seront présents sur notre lac du 25 au 28 août, sauf en cas de météo défavorable.

Pourquoi cet inventaire est-il important?

  • Il permet de connaître la biodiversité végétale du lac, y compris les herbiers.
  • Il aide à détecter la présence d’espèces envahissantes (myriophylle à épi, phragmite, cyanobactéries, etc.)
  • Il sert à évaluer la santé de l’écosystème aquatique.
  • Il fournit des données essentielles pour la gestion de notre plan d’eau.
  • Il facilite le suivi de l’évolution des plantes au fil du temps.

Le rapport complet de cette analyse sera disponible au début de l’année 2026. En attendant, nous souhaitons la bienvenue à l’équipe du RAPPEL et la remercions pour sa précieuse collaboration dans cette démarche de protection du lac Cameron.

Une intervention cohérente avec notre mission

L’APEL Cameron a pour mission de protéger le précieux patrimoine naturel qu’est le lac Cameron en posant des gestes concrets pour que tous puissent en profiter maintenant et pour les générations à venir. Parmi ses objectifs, l’Association veille à surveiller régulièrement la santé du lac grâce à des analyses qui permettent d’établir un diagnostic et, si nécessaire, de recommander des mesures correctives.

Dans ce cadre, nous planifions diverses activités réalisées par des bénévoles ou des spécialistes, telles que :

  • la mesure de la transparence de l’eau;
  • les tests d’eau, qui mesurent le phosphore total, la chlorophylle et le carbone organique dissous;
  • l’évaluation du périphyton;
  • l’inventaire des plantes aquatiques (qui sera réalisé en août par les biologistes du RAPPEL).

Le saviez-vous?

Les hélices d’embarcations peuvent nuire à la santé de notre lac. On parle beaucoup de l’effet néfaste des vagues sur le rivage, mais on devrait aussi se préoccuper des dommages causés par les hélices d’embarcations dans les sections du lac qui ont moins de 5 mètres de profondeur (voir carte ci-dessous).

On sait tous que pour avancer, le moteur d’une embarcation pousse l’eau vers l’arrière. C’est cette poussée, opposée à l’inertie de la masse d’eau immobile, qui fait avancer l’embarcation. C’est vrai tant pour les petits moteurs électriques que pour ceux des puissants hors-bord.

Les experts s’entendent pour dire que les sédiments qui sont mélangés à l’eau lors du passage d’une embarcation à moteur contribuent à la dégradation du lac. Plus ces sédiments contiennent de polluants comme des fertilisants ou des coliformes, plus ils représentent une menace à la qualité de l’eau. En plus de brasser les sédiments, ces mouvements dégagent des plantes aquatiques qui se retrouvent, avec leurs racines, à la surface de l’eau.

Notre dernière infolettre présentait des observations récentes liées à la dégradation de l’eau de notre lac qui nous invitent à redoubler nos efforts de conservation. 

Quatre moyens simples pour limiter ces risques de dégradation :

  1. Naviguer à basse vitesse à proximité des rives et des hauts-fonds, en veillant à ce que l'embarcation ne génère pas de vagues, afin de protéger les berges et les habitats aquatiques.
  2. Accélérer loin des rives et des hauts-fonds. Près des rives, la poussée de votre moteur crée un brassage de sédiments. Il est donc suggéré de réduire sa vitesse et de s’éloigner lentement.
  3. Pour éviter les dommages causés au lac, il faut concrètement éviter de passer à grande vitesse à moins de 60 mètres de la rive. Et naviguer à 10 km/h ou moins lorsqu’on se trouve à moins de 60 mètres de la rive.
  4. Puisque les bateaux à fort tirant d’eau, comme ceux utilisés pour les wakeboard, wakesurf et tube génèrent de plus importants mouvements, il est fortement recommandé que les passages produisant les plus fortes vagues se concentrent dans la partie centrale du lac à au moins 300 mètres des rives.

Consultez la carte ci-dessous pour identifier les zones de faible et de plus grande profondeur. Merci de veiller à la protection de l’environnement de notre lac

Avec vous, l’APEL Cameron est vigilante et proactive!

N’hésitez pas à nous communiquer vos questions ou commentaires en cliquant sur ce lien.

Merci à nos commanditaires!