Détricoter
Si le CRTC était un vêtement, il serait un bon gros chandail en laine tricoté une maille à la fois au fil des ans : une maille pour soutenir la création canadienne, une autre pour protéger notre culture, une autre encore pour obliger les géants du numérique à contribuer à la production de contenus d’ici. Un chandail imparfait mais « qui fait la job » !
Pourtant cet été, à Ottawa, au nom de la flexibilité et de l’abordabilité, on a commencé à tirer sur les fils du tricot, un à un, et à défaire ce qui fut si exigeant à fabriquer par d’autres.
Il se pourrait qu’on ait un peu plus froid cet hiver avec un lainage plein de trous.
Laurent Dubois
Directeur général de la SARTEC —