Cher·e·s auteur·rice·s,
Nous souhaitons aujourdâhui attirer votre attention sur certaines pratiques observĂ©es chez des producteurs privĂ©s, et vous rappeler quelques Ă©lĂ©ments essentiels afin de protĂ©ger vos droits.
Comme vous le savez, lâAQAD a nĂ©gociĂ© des ententes collectives encadrant les conditions minimales des contrats dâĂ©criture avec les principales associations de producteurs professionnels du QuĂ©bec (ACT, APTP, TAI et TUEJ), ainsi quâavec un producteur en danse (DPDM). Ainsi, tout producteur membre ou permissionnaire de lâune de ces associations est tenu, lorsquâil engage un·e auteur·rice pour lâĂ©criture dâun projet, peu importe qui en est Ă lâorigine et mĂȘme si la personne nâest pas membre de lâAQAD, de proposer un contrat conforme Ă ces ententes collectives. Cette obligation demeure en vigueur mĂȘme si le producteur nâest plus membre de lâassociation depuis lâentrĂ©e en vigueur de lâentente.
En ce qui concerne les contrats de licence, l'AQAD est en cours de ses premiĂšres nĂ©gociations collectives qui incluront dĂ©sormais les conditions minimales de diffusion des Ćuvres dramatiques. Tant que ces nĂ©gociations collectives ne seront pas terminĂ©es, les contrats de diffusion continueront de se faire de grĂ© Ă grĂ©. Cependant, nous constatons que certains producteurs privĂ©s utilisent des contrats «maison» sâĂ©loignant des normes actuelles en matiĂšre de redevances, ou, dans certains cas, nâen proposent tout simplement pas. Lâabsence dâun contrat de licence conforme peut fragiliser vos droits et ne respecte pas les standards en vigueur. Au théùtre professionnel, lâusage veut que lâauteur·rice reçoive au minimum 10 % des recettes nettes (12 % pour une crĂ©ation), avec une redevance garantie Ă©tablie Ă la signature du contrat. Cette garantie peut ĂȘtre calculĂ©e sur un taux dâassistance (souvent 65 %), mais demeure nĂ©gociable. Il sâagit toutefois dâun usage, et non dâune rĂšgle stricte : toute entente plus avantageuse peut ĂȘtre envisagĂ©e.
Nous en profitons également pour vous rappeler quelques bonnes pratiques :
Enfin, nous vous rappelons quâen cas de doute ou de situation ambiguĂ«, lâAQAD est lĂ pour vous accompagner et rĂ©pondre Ă vos questions.
NâhĂ©sitez pas Ă nous contacter.