Sujet:  Infolettre 25 janvier 2026 # 4

Bonjour ,

Avant de commencer, j’aimerais te partager deux annonces importantes.

ANNONCE (1)

Dans le cadre de mes recherches pour trouver le format idéal pour l'infolettre, une réponse m’a particulièrement interpellé par sa justesse :

Assez longue pour nourrir, assez courte pour ne pas fatiguer.

La longueur recommandée se situe entre 400 et 700 mots, un format qui permet d’être lu en une seule fois, de maintenir l’attention et de transmettre une réflexion en profondeur, pour un temps de lecture d’environ 2 à 4 minutes.

Je vais donc, pour mes prochaines infolettres, tenter de m’en tenir le plus possible à moins de 700 mots, tout en restant fidèle au message à transmettre.

ANNONCE (2)

Très bientôt, vous pourrez retrouver chacune des infolettres sur mon site www.MichelRacine.ca, Il vous suffira de suivre l’onglet Infolettre pour y accéder.

Aujourd’hui, le sujet porte sur le déclencheur (la suite 2 de 2)

Quel sujet approprié ce matin… car je suis présentement déclenché. À cet instant précis, je touche à la gratitude (qui est l’émotion liée au déclencheur). La gratitude de pouvoir écrire, bien sûr, mais surtout celle de savoir qu’il y a des gens qui me lisent et qui prennent le temps de me laisser des commentaires en laissant parler leur girafe.

Comme je le mentionnais dans la dernière infolettre, mon complexe dominant est celui de l’infériorité, je viens de l’infériorité et le besoin fondamental derrière ce complexe est le besoin d’être vu, d’être reconnu.

Alors chaque fois que tu m’écris un mot même un simple « hello » cela prend soin de mon besoin.

Je disais souvent, à l’époque où j’animais le cours Vivre en Relation et que j’étais devant les participants à faire ce que je faisais, je leur disais qu’à ce moment précis, j’étais à la parfaite place pour moi. Le rôle d'animateur nourrissait parfaitement mon besoin lié au complexe d’infériorité qui est celui d’être vu, d’être reconnu. Plutôt que de me battre contre ce complexe, j’ai appris à le reconnaitre, à l’accueillir, à danser avec lui pour ainsi prendre soin du besoin qui y est rattaché.

La leçon à retenir : Ce qui importe, ce n’est pas d'éliminer un complexe à tout prix, mais plutôt de l’accueillir, afin de pouvoir être nourri du besoin qui l’accompagne.

Complexes et besoins associés : Ces informations sont disponibles dans le livre de Dame Colette Portelance, Relation d’aide et amour de soi (Les Éditions du CRAM).

         Complexe                       Besoin

  1. Abandon                       Le besoin d’amour, d’amour de soi.
  2. Rivalité fraternelle         Le besoin de créer, d’être créatif.
  3. Insécurité                      Le besoin d’être sécurisé.
  4. Castration                     Le besoin de s’affirmer,  d’être entendu.
  5. Culpabilité                     Le besoin d’être libre, libre d’être soi-même.
  6. Infériorité / supériorité   Le besoin d’être vu et reconnu.

Finalement, pour conclure cette parenthèse autour des complexes et des besoins, permes-moi de remercier et de reconnaître publiquement celles et ceux qui, sans le savoir, ont pris soin de l’un de mes besoins psychiques.

Merci à : Johanne D., Sylvie L., Guylaine L., Ingrid S., Louise M., Mario A., Denise L., Carole B., Lucie G., Richard M., Mélanie L., Daniel G.

P.S. Les noms de famille ont été volontairement omis afin de préserver l’anonymat. Je suis convaincu que les personnes concernées sauront se reconnaître.

Bientôt, un prochain thème portera sur les complexes et leurs besoins, afin de t’aider à mieux les reconnaître en toi.

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La dernière infolettre se terminait ainsi :

Ce déplacement du regard change profondément la dynamique. Il m’aide à reprendre ma responsabilité émotionnelle, à m’accueillir avec plus de douceur et à offrir à mon enfant intérieur l’écoute et la sécurité dont il a peut-être manqué autrefois. C’est souvent à partir de là que mon chacal peut s’apaiser… et que ma girafe peut tranquillement reprendre sa place.

Le déclencheur n’est pas la cause réelle : Le déclencheur, c’est ce que l’autre dit ou fait. Une parole, un regard, une attitude. Quelque chose d’extérieur à moi.

La cause réelle, elle, se trouve à l’intérieur : ce sont mes émotions, mes besoins non comblés, mes blessures anciennes.

Autrement dit, ce n’est pas ce que l’autre dit qui me fait réagir, mais ce qui est à l’intérieur de moi, ce que cela vient toucher, éveille en moi.

Une clé de conscience : Prendre conscience de cela change profondément la dynamique. Plutôt que de chercher à corriger, changer l’autre, je peux m’arrêter un instant et me demander :

Qu’est-ce qui vient d’être éveillé en moi ? C’est quoi mon besoin ici et maintenant ?

Ce déplacement de l’extérieur vers l’intérieur ouvre un espace de responsabilité et de douceur.

Un espace où la girafe peut, tranquillement, reprendre la parole.

Accueillir l’émotion sans la nier : Lorsqu’un déclencheur survient, l’émotion arrive souvent avant même que j’ai le temps de réfléchir. Elle peut être intense, inconfortable, parfois même dérangeante. Mon premier réflexe est alors de vouloir la repousser, la minimiser ou la contrôler.

Accueillir une émotion ne veut pourtant pas dire l’approuver ni la laisser diriger mes actions. Cela signifie simplement reconnaître sa présence.

Une émotion accueillie commence souvent par une phrase intérieure très simple :

« Ce que je ressens est réel, même si je ne le comprends pas encore. »

Nommer plutôt que juger : Plutôt que  dire « je ne devrais pas ressentir ça », il devient aidant que je nomme ce qui est là : tristesse, colère, peur, impuissance, découragement…

Mettre un mot juste sur l’émotion me permet déjà de faire baisser la tension intérieure. L’émotion se sent reconnue, elle n’a plus besoin de crier pour exister.

Faire de la place à l’émotion : Accueillir, c’est aussi accepter de faire un peu de place à ce qui se vit en moi.

Respirer. Ralentir. Ressentir dans le corps sans chercher à analyser immédiatement.

Souvent, quelques instants de présence sincère me suffisent pour que l’émotion se transforme ou s’apaise d’elle-même.

Lorsque j’accueille mon émotion, je m’envoie un message clair :

« J’ai le droit de ressentir ce que je ressens. Je n’ai pas à banaliser. »

C’est à ce moment-là que la girafe peut se manifester avec bienveillance, écoute et clarté.

Une invitation douce : La prochaine fois qu’une émotion surgira, peut-être peux-tu simplement t’arrêter un instant et te demander :

Est-ce que je peux accueillir ce qui est là, juste pour maintenant ?

Parfois, c’est amplement suffisant.

Bonne réflexion et observation…

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