« La psychose de Jules nous fait vivre toute une gamme
d’émotions : inquiétude, colère, culpabilité, honte, doute…
C’est épuisant et on se sent seul et démuni. On voudrait
tellement l’aider ! »
— Claire, mère de Jules
Comment travailler un lâcher-prise réaliste pour accompagner une personne en détresse psychotique?
Ce qu'on ne peut pas contrôler :
- Regarder la réalité qui nous entoure telle qu'elle est pour accepter ce qui est là, incluant les changements, en particulier ceux survenant dans la vie de personnes aimées ;
- Observer ce qui se passe à l'intérieur de soi (émotions, sentiments, pensées, sensations dans le corps), pour accueillir ce qui est présent.
Ce qu'on peut contrôler :
- Se prioriser et prendre soin de soi pour maintenir une santé psychologique optimale ;
- Évaluer sa capacité à offrir du soutien à autrui : voir le baromètre de la santé psychologique ;
- Évaluer sa motivation et sa disponibilité pour offrir du soutien à autrui ;
- S'entourer et partager la responsabilité avec des proches capables d'adopter une vision positive du monde ;
- Se concentrer sur le positif et choisir d'adopter une attitude optimiste.
En situation de psychose, « Le rétablissement est un processus, non pas un résultat ou une destination. Le rétablissement est une attitude, une manière d’approcher ma journée et les défis auxquels je fais face. Être en rétablissement signifie que j’ai certaines limitations et qu’il y a des choses que je ne peux pas faire. Mais plutôt que de laisser ces limitations devenir une occasion de désespérer et de renoncer, j’ai appris qu’en étant consciente de ce que je ne peux pas faire, je peux aussi m’ouvrir à toutes les possibilités des choses que je peux réaliser. »
— Patricia Deegan, psychologue, atteinte de schizophrénie
Tiré et adapté du document «comprendre un premier épisode psychotique pour mieux agir»