Par Carl Tremblay, Chef de section de l’ingénierie et des parcs, Ville de Montréal.
Le réaménagement du parc Montcalm repose sur une approche écologique intégrée où les arbres et les végétaux deviennent une véritable infrastructure naturelle. Structuré autour de microbiomes - microforêt, jardins de pluie et écran végétal, le parc forme une mosaïque d’habitats favorisant la biodiversité et la résilience en milieu urbain.
Les arbres procurent de nombreux bénéfices environnementaux. Leur canopée intercepte les précipitations, réduisant le ruissellement à la source, tandis que leurs racines améliorent la structure du sol et favorisent l’infiltration de l’eau. L’évapotranspiration contribue à réguler le cycle de l’eau, limitant les surcharges du réseau d’égout. Sur le plan climatique, ils offrent ombrage et fraîcheur, réduisant les îlots de chaleur et améliorant le confort des usagers. Ils participent aussi à la séquestration du carbone et à l’amélioration de la qualité de l’air.
L’écran végétal, composé de plantations denses, agit comme une barrière naturelle contre le bruit et les nuisances visuelles, tout en filtrant les particules fines et en atténuant les vents dominants. Il contribue à créer un microclimat plus stable et procure des habitats et corridors pour la faune.
Les autres végétaux (arbustes et herbacées) jouent un rôle complémentaire essentiel. Organisés en strates, ils stabilisent les sols, limitent l’érosion, filtrent les polluants et favorisent la rétention de l’eau dans les aménagements de biorétention. Ils soutiennent également les pollinisateurs, diversifient les sources de nourriture et enrichissent les habitats.
Enfin, les phytotechnologies (jardins de pluie et bassins plantés) tirent parti de ces fonctions pour capter, filtrer et infiltrer efficacement les eaux pluviales.
Ainsi, au parc Montcalm, les végétaux assurent des fonctions écologiques, climatiques et sociales essentielles, transformant le parc en un milieu de vie durable, sain et résilient.